UNE VOIX
— « Pourquoi pleurer encore ? Est-ce là ta promesse De résignation, de force et de douceur ? Qu'attends-tu?... Poursuis donc ton œuvre — sans faiblesse Le travail, ô meurtri, c'est le grand guérisseur. »
— Oui, j'essaye, et voudrais mon cœur toujours de glace. Je ne peux pas ! je ne peux pas ! C'est mon bonheur De pleurer, et voici que j'aime ma douleur Presque autant que Tamour dont elle a pris la place ! Bon pour le fossoyeur de sceller l'inconnu Dans le triple cercueil qu'à la terre il confie ! Un beau petit garçon a traversé ma vie : Puis-je faire à présent qu'il ne soit point venu ?