LE COMPLOT
— C'est une épreuve, avait répondu Borglièse, elle ne veut pas croire aux entraînements d'un jour, et elle ne prendra confiance que dans une amitié durable.
— Eh bien, reprit M. Wolff, elle se croit bien prudente, la pauvre enfant, et cependant elle a fait tout juste ce qu'il fallait pour le rendre fou, celui qu elle veut guérir de son impatience. Mais il est temps de mettre fin à cette épreuve, et, pour punir mademoiselle Jeanne de sa rigueur, je saurai l'obliger à venir ici même relever Georges de ses vœux. Qui de vous, mesdames, veut s'associer à cette bonne pensée?
Cette proposition fut acceptée avec vivacité.
— Voici quel serait mon projet, dit M. Wolff. Georges nous a rendu assez de services pour que nous tâchions d'être un peu ingénieux en nous occupant de son avenir. Il n'aime pas le luxe, la représentation ; toute affectation en ce genre lui déplairait, il faut chercher autre chose. Borghèse, vous m'avez raconté en artiste cette pittoresque petite maison blanche qui vous a tant charmée, et vers laquelle se portent toutes les pensées de notre cher et bien-aimé Georges , il