COROLLAIRES
Manquer sa vocation. — On dit souvent d’une personne qu’elle a manqué sa vocation. Cette expression ne doit pas être entendue dans le sens d’une désobéissance formelle à la volonté de Dieu, à moins d’une révélation particulière, ni dans le sens que
« autem de antecedente voluntate beneplaciti ? Frustra hic «rursus et qine valido argumento postulaveris specialem «illam seu extraordinariam vocationem qua Deus interna « locutione sua manifestarit consilia... Sed cum status «iste proponatur ab Ecclesia ineundus iis qui sponte petant « et admittantur, fas est cuilibet idoneo hunc statum appe- “tere cum sincera intentione exequendi ejusdem status « obligationes. Placent itaque Deo quotquot idonei recta «intentione ad sacerdotium aspirant, idemque a legitima « auctoritate obtineant, Immo, cum sublimis ista dignitas « simul copiam faciat excellentis caritatis et vitæ aposto- «licæ quam Christus primus est professus, per se magis « placent Deo quam si laici permanserint.»s (De voc. rel. et sacerd., p. 42).
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l'ordre des décrets éternels ou le plan providentiel a été brisé, mais pour signifier que cette personne à négligé de faire ce que la raison humaine aidée des lumières de la foi, lui conseillait sagement de faire, Le plan providentiel est loin d'être brisé par ce choix de l’homme, car, dit saint Thomas (Prima p. q. XIX, a VI) : « Ce qui parait se soustraire à la volonté divine dans un certain cadre, y retombe dans un autre cadre voulu par Dieu ». Aussi, pour déterminer le dégré de culpabilité de celui qui, mettant de côté des signes bien constatés, manque sciemment sa vocation, selon une expression assez répandue, il ne faut pas le considérer comme désobéissant formelle.
ment à la volonté de Dieu, mais plutôt comme manquant à la charité envers luimême ou envers le Prochain, car étant donné son tempérament, ses goûts, ses aptitudes, son salut est plus exposé et il fera moins de bien dans un état que dans un autre.
Cependant, strictement, il peut, sans péché, choisir l’état qui lui plaira, pourvu qu'il soit décidé d’en remplir toutes les obligations. Décider se vocation semble être une expression moins heureuse que cette autre :
faire le choix d’un état de vie.
La culture des vocations. — Ici surtout, la doctrine que nous venons d’exposer devient intéressante et pratique. Cultiver les vocations,ce n’est Pas précisément chercher ceux qui seraient déjà certainement atteints par le décret éternel, mais découvrir
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Ceux qui semblent déjà être l'objet d'une préparation providentielle et provoquer chez le plus grand nombre poss.ble les efforts, les aspirations qui, un jour, leur donneront la force de mépriser le monde et de suivre Jésus dans la voie des conseils,
Certes nous ne pouvons pas changer le plan providentiel et faire que ce qui n'y est pas contenu arrive un jour, mais rappelons-nous que l'efficatité des causes secondes, la valeur de nos œuvres, les fruits de notre zèle, la force impétratoire de notre prières, tout est prévu et voulu dans l’ordination de la Providence, comme faisant Partie de cet enseinble de choses que l’on appelle la préparation au sacerdoce et qui finalement amène un jeune homme à se donner au Seigneur.
Ils sont nombreux dans les paroisses les enfants qui donneraient des espérances fondées de devenir prêtres plus tard ; mais la dissipation, l'irréflexion, les fautes peutêtre, les empêchent de prêter l'oreille aux voix intérieures et de suivre l'attrait qui se ferait sentir s’il en était autrement. Il faut que quelqu'un s'occupe de ces enfants et cette charge incombe aux parents et surtout au curé de la paroisse, Nous reviendrons sur ce sujet.
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Chap. II.— La vocation religieuse