‹ Pourquoi les Germains seront vaincusChapitre 11 sur 29 · VI. — CE OUE LES GERMAINS NE COMPRENNENT PAS · texte numérisé non relu

VI. — CE OUE LES GERMAINS NE COMPRENNENT PAS

Guillaume II et ses sujets ignorent, il est vrai, ce que c'est que l'indépendance et se moquent du droit comme de l'honneur. Mais les Français ont déjà versé leur sang dans maintes révolutions pour conserver leur indépendance, livré d'innombrables batailles pour défendre leur honneur, et leur esprit est imprégné, par une éducation multiséculaire, de l'idée que le droit est supérieur à la force et cette conviction le rend plus fort que la force. Un offlcier qui prit part au combat très violent livré, en Belgique, près du village de Ramscapelle, où notre infanterie prit aux Allemands 7 mitrailleuses et 300 prisonniers, racontait une anecdote très caractéristique de la mentalité française ^ : « Au plus vif du combat, trois lièvres apeurés étaient sortis de leur gîte et couraient à travers champs. Sans souci des balles qui sifllaient à leurs oreilles, vingt soldats s'élancèrent à leur poursuite et, après une chasse fort mouvementée, les capturèrent. » L'officier ajoutait: « Ce mépris du péril, c'est là tout le secret de la vaillance de nos soldats. L'Allemand va au combat sans enthousiasme, parce qu'il y est obligé. Quelle différence avec nos petits pioupious français et belges et les joyeux Tommy anglais, qui volent au feu plutôt qu'ils n'y courent, parce qu'ils savent qu'ils défendent le droit et la civilisation contre la barbarie. )>

Le Germain qui, se piquant de philosophie, disait, en haussant les épaules « les héros de Corneille ont sans cesse à la bouche des mots tels que <( mon honneur, ma « gloire, ma vertu )> ; vous ne trouverez rien de pareil dans

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