Voir La Roumanie, 29 novembre
quel qui leur fut offert le 10 janvier Ultérieurement, M. Istrati, député et ancien ministre roumain, à la suite d'un séjour en Italie, déclarait, à Paris, à un rédacteur du Petit Journal"- : « Notre intervention, et je vous autorise bien volontiers à le répéter, se produira dans bien peu de semaines.... On dit que devant la catastrophe imminente, l'Autriche-Hongrie serait résignée à nous laisser occuper la Transylvanie, à condition que nous nous engagions à ne pas marcher contre elle. Vraiment la malice est cousue de fil blanc. Il ne nous suffit pas d'occuper, il nous faut conserver. Et comment pourrions-nous nous flatter de conserver nos provinces reconquises et nos frères délivrés, si l'Allemagne et l'Autriche étaient finalement victorieuses ? La défaite des deux empires complices voilà quel doit être notre objectif, le but unique vers lequel doivent tendre tous nos efforts. Combinés à ceux de l'Italie, ils constitueront un appoint qui peut être décisif. Aidant au triomphe de la civilisation sur la barbarie destructive et sauvage, nous justifierons en même temps la conquête des territoires que nous revendiquons et qui sera d'autant plus assurée que nous les aurons mérités davantage. Enfin, l'union étroite de la France, de l'Italie et de la Roumanie, attestera la communauté des aspirations, la solidarité des intérêts des trois nations latines. »
L'avertissement donné aux Bulgares par M. Take Jonesko se produisit à un moment où certains hommes politiques de Bulgarie, habilement travaillés par l'Autriche et l'Allemagne, poussaient le gouvernement de Sofia à sortir de la neutralité et à envahir la Macédoine qui fut attribuée, en 1913, à la Serbie par le traité de Bucarest. Or, un pareil acte eût entraîné fatalement une reprise de la guerre dans les Balkans, et c'est encore la Bulgarie qui en aurait subi les conséquences. Le gou-