‹ Pourquoi les Germains seront vaincusChapitre 24 sur 29 · Voir Le Temps, 24 décembre · texte numérisé non relu

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sans cesse en s'aecentnant jusque vers le milieu de décembre, les bruits d'une paix séparée de la France et des États germaniques, tandis que l'Autriche faisait des tentatives pour traiter séparément avec la Serbie,

Relativement à ce dernier fait, M. Clemenceau écrivait le 15 décembre i : « Il est à ma connaissance personnelle que le gouvernement de Vienne, si arrogant au mois de juillet, si méprisant envers son faible voisin, et si ouvertement décidé à rayer la Serbie de la carte des nations, a essayé à deux reprises, de l'amener à des conversations en vue de la paix. La source de mes renseignements est telle que je suis en mesure de défier toute contradiction,... Il est vrai, fit-on dire à M. Pachitch, que nous avons été vite en affaire, mais au fond nous sommes gens raisonnables et nous ne demandons pas mieux que de nous arranger. Causons. Cela ne vous engage pas, et vous apercevrez bientôt qu'il y a des chances d'accommodement. Qu'a répondu M. Pachitch? Il s'est refusé avec indignation à to^t essai de négociations séparées. Son pays, d-t-i] dit, faisait cause commune avec ses alliés. Il ne pourrait penser à la paix que le jour où sera atteint le résultat définitif d'une guerre imposée par la volonté austro-allemande, c'est-à-dire quand l'Allemagne se verra contrainte de renoncer à ses velléités de domination universelle par la dictature de la Prusse sur l'ensemble du monde. » Quelques jours plus tard -, M. Clemenceau disait encore : « En ce qui concerne la Serbie, il est avéré maintenant que le cabinet de Vienne s'est tourné du côté d'Athènes pour essayer de désarmer ceux dont il a fait délibérément ses irréconciliables ennemis.... C'est donc à M. Venizelos, directement, que s'est adj'essé M. le ministre d'Autriche-Hongrie à Athènes, sans même attendre la grande déroute de

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