Encycl, Libertas
il n'est pas besoin de le dire, n'est pas un droit, car le droit est une faculté morale, et. il serait absurde de croire qu'elle appartient, naturellement et sans distinction, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l'État avec une liberté prudente, afin qu'un plus grand nombre en profite; mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour les esprits, mais les vices qui corrompent le cœur et les mœurs, il est juste que l'autorité publique emploie à les réprimer sa sollicitude, afin d'empêcher le mal de s'étendre pour la ruine de la société... Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d'écrire, rien ne demeure sacré et inviolable, rien ne sera épargné, pas même ces vérités Premières, ces grands Principes naturels que l'on doit considérer comme un patrimoine commun à toute l'humanité. » !
La liberté d'enseignement est, d'après la formule du radicalisme et de l'école libérale rationaliste le droit de tout enseigner. » Une telle liberté est en contradiction flagrante avec la raison, et elle est née pour produire un renversement complet dans les esprit. Le pouvoir public ne peut accorder une pareille licence dans la société qu'au mépris de son devoir. Cela est d'autant plus vrai que l'on sait de quel poids est pour les auditeurs l'autorité du professeur, et com-