Encyclique, Libertas
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bien il est rare qu'un disciple puisse juger par lui-même de l'enseignement du maître. » !
Après avoir démontré que l'enseignement doit être religieux et embrasser les vérités révélées elle-mêmes, que l'Église a le droit et le devoir de contrôler cet enseignement dans les écoles, les académies et les universités fréquentées par les catholiques, Léon XIII conclut: « De ces considérations, il ressort comment les partisans du libéralisme entendent sur ce point et ‘représentent cette liberté qu'ils réclament et proclament avec une égale ardeur. D'une part, ils s'arrogent à eux-mêmes, ainsi qu'à l'État, une licence telle qu'il n'y a pas d'opinion si perverse à laquelle ils n'ouvrent la porte et ne livrent passage: de l'autre, ils suscitent à l'Église obstacles sur obstacles, confinant sa liberté dans les limites les plus étroites qu'ils peuvent, alors Cependant que de cet. enseignement de l'Église aucun inconvénient n'est . à redouter, et qu'au contraire on en doit attendre les plus grands avantages. » ? ù Les catholiques libéraux, sans pousser aussi loin la liberté d'enseignement, prétendent qu'il est permis d'approuver et de sanctionner par des lois « un système d'éducation conçu en dehors de la foi catholique et de l'autorité de l'Église, et qui n'ait pour but, ou du moins pour but principal, que la science des choses purement