‹ Pourquoi les retraites fermées sont-elles nécessaires au Canada? [microforme]Chapitre 16 sur 25 · Encyclique, Libertas. 2. Encyclique Libertas · texte numérisé non relu

Encyclique, Libertas. 2. Encyclique Libertas

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naturelles et les avantages terrestres de la vie sociale. » !

Les catholiques libéraux refusent encore pratiquement à l'Église le dfoit de se prononcer sur le caractère religieux que doit avoir une école et sur les garanties qu'elle doit offrir, au point de vue de la foi et des mœurs, pour que les parents chrétiens puissent en sûreté de conscience y envoyer leurs enfants. (Cependant le bon sens catholique le plus élémentaire nous dit que « toute école qui ne côntinue pas, en les élevant davantage, les nobles, purs et saints enseignements du foyer domestique, est un lieu malsain auquel des parents chrétiens ne peuvent confier le plus cher bien qu'ils aient au monde. » ?

D'autres catholiques libéraux vont jusqu'à prétendre que « la bonne constitution de la société demande que les écoles populaires ouvertes aux enfants de toutes les classes du peuple, et géné-: ralement les établissements publics destinés à l'enseignement des lettres et des sciences, et à une éducation plus relevée de la jeunesse, soient entièrement affranchis de l'autorité de l'Église, de toute influence modératrice et de toute ingérence de sa part, et qu'ils soient pleinement soumis aux volontés du pouvoir civil et politique, suivant les désirs des gouvernements et le courant des opinions générales de l'époque. » :

1. Syllabus, prop. XLVIII. 3. Syllabus. prop. XLVII. 2. Le Père Monsabré, Carême de 1872.

ET ee

Le Père Monsabré, parlant un jour, du haut de la chaire de Notre-Dame de Paris, de ces écoles neutres imposées à la France par un gouvernement athée et sectaire, eut le courage de prononcer les paroles suivantes pleines d'opportunité: « Le chrétien ne se résignera pas à l'écrasement, mais il saura faire connaître à qui d2 droit les légitimes émotions de sa foi alarmée, et demander à être enseigné comme il doit et il veut être enseigné. S'il sait parler, il parlera: s’il sait écrire, il écrira: s'il ne sait que pétitionner, il pétitionnera. 11 parlera, il écrira, il pétitionnera, jusqu'à ce que la justice, si elle existe encore, fasse droit à ses réclamations, ou jusqu'à ce que la force les étouffe. Alors il n'a plus rien à faire, l'heure est à Dieu, c'est à Lui de se montrer par ces coups qui vengent et relèvent les opprimés. » !

On dira sans doute que la doctrine catholique ainsi exposée ne peut pas recevoir à l'époque actuelle son application. Si les chefs des gouvernements voulaient en faire la règle de leur législation, ils créeraient, dans les pays qu'ils dirigent, de véritables perturbations sociales, et ne pourraient probablement pas se maintenir au pouvoir. Léon XIII donne à cette grave objection une réponse pleine de force, de lumière et de prudence.

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