‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 103 sur 341 · Cf. ch. IV · texte numérisé non relu

Cf. ch. IV

6. C'est l'opinion de Gildemeister {Zeilschr. der deulsch. morgenlànd. Gesellsch., 1869, p. 153), qui ramène la forme Geremellenses à une forme Ger-

LES ORIENTAUX A POUZZOLES

qu'on lit dans une inscription de Pouzzoles : Garmalla. M. Laelius Garmalla, nommé dans ce texte, était peut-être un Oriental tirant son surnom de son pays d'orig-ine D'après Renan, Germellenses serait un nom sémitique signifiant : les adorateurs de Dieu'-. Quelle que soit l'explication que l'on préfère, on est ramené vers les pays sémitiques ; on ne sait d'ailleurs, si Germellenses est un ethnique, où situer cette population (peut-être dans la région du Liban ou de l' Anti- Liban où le culte du Jupiter d'Héliopolis était fort répandu^). Bien qu'une grande obscurité enveloppe leur nom, il semble, en tout cas, qu'il convienne d'ajouter les Germellenses aux Syriens que nous connaissons déjà, et aux Nabatéens dont nous allons faire la connaissance.

Ils avaient leur temple, ce qui prouve qu'ils constituaient une corporation. Ce sanctuaire était celui du dieu protecteur de leur collège. Templum est peut-être même ici simplement synonyme de schola ; les deux mots étaient employés indifféremment pour désigner les locaux des corporations ayant un double caractère, à la fois profane et religieux.

Les Nabatéens. — C'étaient surtout les Nabatéens qui fournissaient à l'Italie les produits de l'Extrême-Orient. Ils possédaient sur la côte arabique de la mer Rouge le port de Leukè-Komè, d'où, par la route des caravanes, les marchands s'acheminaient vers Pétra et vers Gaza ^. Une autre voie com-

mellenses, tout en déclarant ne pouvoir expliquer la présence de la voyelle e après IV. Cette présence de la voyelle e pourrait s'expliquer de même que l'introduction de Vu dans tempulum ; tempulum est pour templum, comme Geremellenses est probablement pour Germellenses. Germellenses étant, si toutefois je comprends bien l'explication de Gildcmeister, pour une forme Gemmellenses, pourrait être rapproché des noms de lieu sémitiques Gamala (la ville phénicienne), Gemala ou Gemela, localité placée par saint Jérôme dans le pays des'Iduméens {Liber de situ, dans Mi^^ne, Pa trologie, t. XXllI, p. 226, 247). Une autre explication, proposée par Mancini {Giorn.'degli scavi di Pompei, N. S., III, pp. 208-209), n'est pas soutenable : Mancini croit que les Ger, mellenses étaient des habitants de la ville de Germé en Galatie. Or on lit sur des monnaies de cette ville : col{onia) Germenorum (Eckhel, III, p. 1578V La forme Germensis paraît dans la Notiiia, DignUatum, Or., XLI 39 (éd. O Seck p. 94).

1. CIL., X, 2638. Comparer : Garmalla = Germellenses avec Gemala = Gemela (dans le texte cité de saint Jérôme). Il y a substitution analogue de l'a à l'c. Le cognomen que M. Laelius Garmalla eût tiré de son pays d'origine rappellerait assez celui des Gamala d Ostie (cf. plus haut, p. 79).

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