‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 11 sur 341 · Id · texte numérisé non relu

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ÉPOQUE GRECQUE

Samos et Ghalcis. Cette amitié, que l'elève à ce propos M. Pais ^, s'était manifestée lors de la lutte qui mit aux prises les villes eubéennes d'Erétrie et de Chalcis dans la seconde moitié du vii'^ siècle, lutte provoquée par la rivalité des deux cités relativement à leurs rapports commerciaux en Orient et en Occident. Dans cette guerre, qui eut une sorte de caractère international ou interhellénique, les Samiens se rangèrent du côté de Chalcis. L'amitié des Samiens, des Chalcidiens et des colonies eubéennes de l'Italie et delà Sicile, où l'élément chalcidien était prédominant, eut sans doute quelque action sur la fusion qui s'opéra entre les gens de Cumes et les fugitifs samiens.

Les Cumains avaient-ils attendu l'arrivée des Samiens pour utiliser la rade de Pouzzoles ? M. Beloch l'admet. « Après comme avant l'émigration samienne, écrit-il, la ville dépendit de Cumes ~. » 11 se peut que des habitations se soient, avant l'arrivée des Samiens, élevées sur le rocher de Pouzzoles, et que la rade ait déjà servi aux gens de Cumes. Toutefois le plus ancien et le véritable port de Cumes fut non Pouzzoles, mais Misène. Parlant de la puissance de Cumes avant l'invasion des Etrusques, c'est-à-dire vers la fin du VI'' siècle, Denys d'Halicarnasse écrit que la ville « possédait la partie la plus fertile de la plaine campanienne, et les ports excellents de Misène : >.t[xévo3v xpatouo-a twv izepl MtaYjvov ètciy.a-.poTaxwv ^. Rien, dans le récit que cet historien fait de l'attaque de Cumes par les Étrusques ^, ne laisse supposer que la rade de Pouzzoles ait eu de l'importance pour Cumes. Les Etrusques occupant toute la plaine de l'Averne, les vaisseaux des cumains n'y auraient pas été en sûreté ; ceux-ci ne pouvaient garder la flotte (xàç vaOç dyov èv <puXay,^) que dans un port séparé des attaques de l'ennemi par un rempart naturel, comme l'étaient les collines qui séparaient Baia de Misène, Dans un autre passage, Denys unit encore Cumes et Misène ; des vaisseaux, dit-il, rapportaient à Rome du blé de Cumes et des ports de Misène : èV. xe Ku[ji.r^(; 7,x\ twv 7:epl MiaYjvbv >.i[j.sva)v ^. Comme il emploie le pluriel Xi;x£va)v, on pour-

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