CIL., III
RELIGION
les Grecs dans des liens de parenté unissant Apollon et Esculape; il faudrait admettre qu'une divinité osque eût contracté un caractère hellénique, puisque les liens unissant Asklèpios à Apollon et au Soleil n'existaient que dans la conception des Grecs. Tout cela est hasardeux, et ne prouve pas que le Jupiter Flagiusfût un dieu solaire. Le fait qu'on lui olfre des statuettes d'Esculape et d'Hyg-ie s'explique plus naturellement. Ce dieu et les déesses qui lui étaient associées guérissaient les maladies, comme l'attestent les nombreux ex-voto qui leur étaient consacrés^ et dont on a retrouvé des fragments (dilférentes parties du corps humakk» pieds, jambes, ventres, etc...)' Dans ces conditions, l'offrande d'une statuette d'Esculape est toute simple.
Diana Lociieja. — Une inscription de Pouzzoles nous fait connaître la Diana Locheia : Graeceia P. f. Rufa Pompon. Dianae Lochïciae] s. p. s. c. p. s ~. Locheia, surnom d'Artémis conçue comme divinité de la naissance, est connu en Grèce par des textes et quelques inscriptions Dans le monde romain on ne le lit, croyons-nous, que sur l'inscription de Pouzzoles, gravée sur les rebords d'un vase, où est sculptée la scène de Paris et d'Hélène à laquelle Vénus conseille de céder k l'amour. Une femme, Graeceia Rufa, offre k la déesse cette sculpture ^.
Vénus d'Eryx. — On lit sur deux inscriptions le nom de Vénus Une inscription sur brique porte : Veneriis Heruc Le fait est curieux, les inscriptions sur briques portant habituellement, au g'énitif, le nom du propriétaire de la briqueterie ou du fabricant; or ce n'est pas le cas ici : Veneriis Ileruc. désigne l'Aphrodite d'Eryx. Comme l'orthographe et