‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 158 sur 341 · CIL., IIL Supplem., III, 11186. — Kan, op. cit., p · texte numérisé non relu

CIL., IIL Supplem., III, 11186. — Kan, op. cit., p

4. Kan, p. 36, n° 4. « Basis ex lapide calcario ex qua surgit arboris truncus infractus, cuius pars inferior superiore latior est. luxta anguis sculptus est capite elevato. »

5. CIL., III, 1614; VIII, 2624. Bull. Com., 1886, p. 134 (Dédicace à Jupiter Dolichenus par un médecin, « medicus castrorum »). Kan, op. cit., p. 25.

RELIGION

elle exprimée par le symbole du serpent dans les inscriptions de Karaorman et de Pouzzoles? Il ne serait pas surprenant qu'un contact entre Esculape et le Jupiter de Dolichè se fût produit dans cette dernière ville et que les deux divinités y eussent été associées ^ Le Baal de Dolichè pouvait d'autant mieux être adoré à Pouzzoles et dans les régions voisines comme un dieu médecin qu'on le considérait souvent comme une divinité des eaux salutaires

Baals Syriens. — Le Baal d'Héliopolis était adoré par les commerçants d'Héliopolis et de Béryte, et par les énigmatiques Germellenses. Les inscriptions nous ont transmis le nom de deux de ses prêtres, Aurelius Theodorus et Hermianus 3 ; à une date indéterminable, une réparation fut faite à son temple par M. Ulpius Sabinus, magister des aeditui qui en avaient la garde ^.

Dans l'inscription des Germellenses, outre le curator templi et les prêtres, sont nommés des lucophori ; que signifie ce mot ? Serait-il synonyme de dadouque, de dadophore (porteur de torche)? Assurément non. Le mot, de composition grecque, ne peut venir que de Xûxoç, loup, et de cpépsiv, porter. Au/,y;, lumière, qui se trouve dans Macrobe ^ et qui entre dans le composé à^<Dikùv.ri, ne saurait donner Xuxocpopoç. On lit une fois, dans Strabon, Xuy.oçopoç ^ ; bien que le mot ait, dans ce passage, une signification qui ne puisse nous éclairer, il est évident qu'il vient de Àûxoç. Le loup aurait-il joué un rôle dans le culte du Baal d'Héliopolis? Les lucophores seraient-ils les porteurs, dans quelque cérémonie, de statuettes de ces animaux ? Je ne sache pas que jusqu'à présent, on ait noté que le loup eût un rapport quelconque avec le Jupiter d'Héliopolis ;

1. Kan écrit, en parlant d'Esculape et du serpent : « Cujus dei (= Aesculapii) insigne Dolichenum accepisse propter basim n» 4 probabile fit. » Cf. sur le serpent donné comme attribut à Sérapis, assimilé de même avec Asklèpios, l'art. Asklepios de Thraemer dans Roscher, Lexic, p. 629).

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