‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 159 sur 341 · Americ. Journ. of Arch., 1898, II, p · texte numérisé non relu

Americ. Journ. of Arch., 1898, II, p

5. Macrobe, Sat., I, 17, 37 : Prisci Graecorum primam lucem, quae praecedit solis exortus, Xuxt)v appellaverunt.

6. Slrab., 215. (Dans ce passage, le mot signifie : qui porte les traces d'une morsure de loup, marqué du loup.)

CULTES d'orient

pourtant Xuxo(pôpoç, linguistiquement, ne me paraît pas avoir une autre origine que celle que je lui attribue K

Le Jupiter Damascenus est connu par des inscriptions, dont une est de l'époque d'Antonin le Pieux ^. Un de ses prêtres, M. Nemonius Eutyctiianus, chevalier et décurion, exerça l'édilité ; un autre, M. Nemonius Callistus, appartenait à la même famille.

Le nom de la Dea Syria paraît sous la forme populaire Dasyria ^.

Baals de Tyr et de Sarepta. — Le dieu des Ty riens était Baal-Melquart. C'est sans doute à lui qu'est adressée la dédicace suivante :

Tyros m[e(ropolis ] foede[rata? ] .Tùpoç îspà xal aauXoç

^[ataÙTÔvofAOç |AV]xp6]7ïO>viç <î>oiv£iy.Y]ç [xai xûv xatà KoiÀyjv Suptav] xôXswv [Ojsw à-^i(ù ^[sêaaTÔj .... ^

Il y a quelques années, a été trouvée aussi à Pouzzoles une très curieuse inscription, relative aux divinités phéniciennes :

'Exi ùxaTwv Aouxi'ou Katas y.al Tupi'oiç I'touç aS' [j.Y)vbç

' Ap[ie\K]i(siou ta' xaT£Tï>.£t>a£V «[tuo] Tupou £Îç noTi[ô]Xoiç Qeoq ["HX]ioç [2]ap£7ur/]vb[(;] Y^YaY£V [oè] 'HX£1[a v.(xx' èxiToXYjv

1. Il a semblé à certains mythologues que le loup jouait un rôle, dont la signification demeure d'ailleurs incertaine, dans le culte de quelques dieux solaires. Cf. Roscher, Lexic, art. Apollon, p. 443. L'auteur signale le sacrifice des loups à l'Apollon d'Ai'gos, l'exposition des loups dans le sanctuaire de l'Apollon de Delphes, et fait remarquer que le loup apparaît comme attribut de quelques dieux solaires, par exemple du Mars italique et de l'ApoUo Soranus. Cf. aussi Roscher, Lexic, art. Mars, p. 2430, où on signale que le loup est l'animal symbolique des mêmes divinités solaires. Cela n'est pas exact, tout au moins pour l'Apollo Soranus, dont le caractère solaire, très discutable, est nié par certains historiens (Wissowa, Relig. iind Kiilt. derRômer, p. 233). D'ailleurs, même si le loup (comme le croient les rédacteurs des articles cités) avait un rapport avec des dieux solaires, grecs ou italiens, il serait impossible, en l'absence de tout document, d'en rien conclure pour le cas du Jupiter d'Héliopolis.

2. CIL., V, 1575 (?), 1576 : Iiissu lovis Optimi Maximi Damasceni sacerdotes M. Nemonio M. f. Pal. Eutychiano sacerdoti honoralo eqiio piiblico ab imp. Antonino Aiiff. Piop. p. adlecto in ordinem decurion. Puteolanor. aedili M. Nemonius Callistus p. sacerdos remissa collatione. Voir ce qui est dit sur les Nemonii, ch. II, p. 49.

3. Ibid., X, 1554 et leonloxasma deae d{ominae? Cf. CIL., VI, 1115)

Dasyr{iae) posuer{unt). Le X£OVTd-/^aap.a est une gueule de lion, ornant une fontaine, d'où jaillit l'eau.

4. Kaibel, 831 (= CIL., X, 1601). Je reproduis la ligne 4 d'après la restitution de M. R. Haussoullier {Inscript, graecae ad res romanas pertinentes, n" 419). Les mots gravés sur la corniche delà pierre : Sacerdos Siliginias ont (ait croire à Minervini (Bull, nap., 1857, p. 92) que, le dieu des Tyriens étant Hercule- Melquart, siliginius pourrait venir de siligo (la siligo était la farine avec

RELIGION

Pro sainte Imp. Domitiarii [Aug{usti)....\ l[ocus) c[oncessus) d[ecreto)

Je reproduis celte inscription d'après la restitution du recueil de l'Académie des Inscriptions : Inscriptiones graecae ad res romanas pertinentes. A la ligne 4, il y a un point très net entre les dernières lettres du mot ["H>.]tcç et apsTCTr^vbç ; aussi M. Gagnât, dans un commentaire antérieur à la publication du recueil de l'Académie, proposait-t-il la traduction suivante : (( Le Soleil d'Arepta est venu de Tjr à Pouzzoles, et Elim l'a amené sur son ordre (xat' èTïiToXrjv [xou ©eou]). Le Soleil d'Arepta serait la divinité locale d'une ville tyrienne, apportée à Povizzoles sous Domitien, en l'an 79 de l'ère chrétienne ~.

M. Gagnât identifiait Arepta avec la ville phénicienne d'Arefa, connue par la Notitia Dignitatum^. Gette identification a paru à M. Berger être confirmée par une inscription sémitique retrouvée à Tharros : « Au Seigneur, au Dieu Saint, Melquart [Baal de Tjr et d'Araphat] . Gette ville d'Araphat serait, selon M. Berger, l'Arepta de l'inscription grecque de Pouzzoles, Elle était située dans le Liban, près des sources du Jourdain ; on lit son nom dans un passage de Josèphe Mais si l'identification d'Arepta- Araphat-Arfa semble à M. Berger devoir être acceptée, en revanche l'inscription de Tharros lui suggère des doutes sur le nom du dieu, tel que M. Gagnât l'a restitué. En effet les mots : Baal de Tyr et d'Arfa sont précédés de la dénomination de Dieu Saint, Elim, « pluriel qui se trouve appliqué à une divinité unique, de la même façon qu'Elohim en hébreu » Or, dans l'inscription de Pouzzoles, on lit 'HX£i'[j,.

laquelle on faisait des pains oflerts à des divinités comme Hercule ou Cérès (Macrobe, Sa<., III, 11, écrit : <> A. d. XII. Kal. lan. Ilerculi et Cereri faciunt sue praegnante, panibus, mulso >>). Mais le texte de Macrobe fait allusion à une coutume romaine très précise ; on ne peut rien en conclure en ce qui concerne le dieu tyrien de Pouzzoles. Ne s'agirait-il pas simplement d'un homme s'appelant Sacerdos Siliginius ? (Mommsen fait remarquer que ces mots ont été ajoutés postérieurement).

1. Inscript, graecae ad res romanas pertinentes, vol. I, n" 420. L'inscription fut d'abord publiée dans les Not. degli scavi (1891), p. 167.

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