‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 194 sur 341 · Virg., Aen., VI, 237 et suiv · texte numérisé non relu

Virg., Aen., VI, 237 et suiv

LE DESSIN DÈ ÈELLOftl

est vrai, la fit détruire quand il construisit le Portus Julius ^ ; mais elle ne fut sans doute pas abattue tout entière, et le nom survécut.

Cette explication est étrang-e et compliquée. Pourquoi le graveur aurait-il fait défiler les monuments et les localités dans le sens contraire au sens réel, puisque, à coup sûr, il en est tout autrement sur les vases de Piombino et d'Odemira, lesquels prouvent que les graveurs avaient l'habitude de représenter le rivag-e vu de la mer ? L'interprétation de De Rossi ne se justifierait que par l'hypothèse que le spectateur, étant à terre, aurait regardé du côté de la mer ; l'analogie avec les autres vases nous dissuade de l'accepter. Aussi M. Beloch at-il justement pensé qu'il n'était pas nécessaire de renverser l'ordre des édifices ~. Rien n'empêche de considérer la vue comme prise de gauche à droite. Le phare serait alors non pas celui du Port Jules, mais celui du Portus Baiarum^; les stagna se seraient trouvés entre le Gastello di Baia et la Punta del Fortino Vecchio ; c'est le seul endroit, croit M. Beloch, où pouvaient être aménagés des bassins artificiels, le rivage au delà de la Punta del Fortino étant occupé par de nombreuses ruines. En face, dans la mer, il place les ostriaria '\ Quant à la silva, ce n'est pas l'ancienne forêt de l'Averne, qui depuis longtemps n'était plus qu'un souvenir, mais un célèbre bois de myrtes, dans lequel il y avait des eaux thermales, et qui se trouvait au-dessus de Baia, sur la colline ^.

Le principe de la théorie de M. Beloch doit être accepté ; en revanche les localisations qu'il propose sont assez douteuses, et ses objections à l'opinion de De Rossi insuffisantes.

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