‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 22 sur 341 · Nissen, op. cit., p · texte numérisé non relu

Nissen, op. cit., p

3. M. A. Sambon dans son recueil : Monnaies antiques de VItalie. Bibliothèque du Musée (1904), t. I, p. 321-334 (n"" 818-825, monnaies des Allibani; 826- 843, monnaies de Fistelia) se range à l'opinion de Dressel. Il fait surtoutressortir le fait que les monnaies de Fistelia ont été retrouvées en nombre considérable près d'AUife, dans les environs de Telese, et que c'est de cette région (limites de la Campanie et du Samnium) que proviennent « des séries presque complètes des différents types, et toutes les variétés les plus rares. C'est de la nécropole d'AUife que provient le quart d'obole à la légende VR^II^, jusqu'ici unique » (p. 329). M. Sambon îplace le monnayage de Fistelia vers les années 380-350 av. J.-C, celui d'AUife vers 360-330.

4. Mommsen, Hist, de la monn. rom., I, p. 168. — Dressel, Ann. delV Istil., 1. c, p. 263.

ÉPOQUE GrÈCO-SAMNITE

Basso, il est certain que Fistelia n'était pas située dans cette région ; celles trouvées dans la Conca d'Oro entraînent-elles davantage la localisation de Fistelia? Seule l'existence d'Allife peut nous faire penser que ce sont des monnaies locales. Mais c'est peut-être là une coïncidence fortuite, et qui fait illusion.

Tandis que les villes de la Campanie maritime et de la plaine campanienne ont frappé des monnaies bien avant les dernières années du iv'' siècle, celles de la Campanie du nord et du Samnium n'en ont frappé, semble-t-il, qu'à partir de cette époque. G'estle cas de Teanum Sidicinum qui frappe des monnaies d'argent et aussi des monnaies de cuivre (fin du iv^ et première moitié du ni*' siècle ^) ; de Gompulteria, de Telesia, de Galatia, qui, à titre de civitates sine suffragio, frappent des monnaies de cuivre ~ ; de Galès et de Suessa qui, comme colonies latines, frappent de l'argent et du cuivre (mêmes dates) 3. Dans cette série les oboles de Fistlus et des AUibani sont isolées. Remarquons que Gompulteria, Telesia, Galatia n'ont que des monnaies de cuivre, dont la frappe seule était permise par Rome aux civitates sine suffragio ; de ces trois villes, voisines d'Allife, aucune monnaie d'argent, ayant pu être frappée à l'époque de l'indépendance, ne nous est parvenue. Ce premier indice nous invite à penser que les villes de la région d'Allife et des confins de la Gampanie et du Samnium n'ont pas monnayé avant l'établissement de la domination romaine : toutes dépendent de Rome à un titre quelconque : colonies

1. Mommsen, op. cit., I, p. 162, 165-6, 327; III, p. 197-8, 201, 207, 373. — — Unterit. DiaL, p. 107. — llead {Historia niimoriim, y». 36), place entre les années 340-268 environ le monnayage d'argent et de cuivre de Teanum, avec inscriptions osques.

2. Mommsen, Unterit. Dial., p. 107. — Hist de la monn. rom., I, p. 165, 167; III, p. 373 (Gompulteria) ; — I, p. 166, 168; III, p. 207 (Telesia); — II, p. 5; III, p. 373, 215, 380-1 (Galatia). — Monnayage de Gompulteria (cuivre; inscriptions osques) entre 300-268 environ, Head {op. cit., p. 30); de Galatia entre 250-211 (cuivre, inscriptions osques), Head, p. 27 ; de Telesia (cuivre, inscriptions osques) après 268, Head, p. 25.

3. Unterit. DtaL, p. 107. Fondation de Suessa : 313 av. J.-G. ; de Galès : 334. — Gomme le fait remarquer Pais,Sfor. di Roma, 1, 2, p. 242, la valeur de ces dates n'est qu'approximative ; mais on peut l'accepter en gros (dernières années du iV' siècle). — Head date le monnayage de Suessa et de Galès de la fin du iv" et du siècle, et fait remarquer la parenté des types avec ceux des monnaies de Suessa, de Teanum, de Nuceria, ce qui invite à dater les monnaies de toutes ces villes des dernières années du iV et du ni= siècle. M. Pais rapproche de même les monnaies de Galès, de Suessa, de Telesia, de Teanum, et les rapporte toutes au m» siècle [Stor. di Roma, I, 2, p. 248).

Ch. Dubois. — Pouzzoles. 2

POtrZiiÔLES AVANT l'éPOQUË ROMAiNË

latines, ou villes sans suffrage. Seules les villes libres, puis fédérées, de Teanuni dans la Campanie du nord, et de Nuceria dans la Campanie du sud, ont pu, encore indépendantes, frapper des monnaies d'argent ; ces monnayages (fin du iv*^ siècle) pourraient être contemporains de celui d'AUife, demeurée libre jusqu'en 320-300. Mais remarquons d'abord que, outre les monnaies d'argent, Teanum et Nuceria ont fabriqué beaucoup de monnaies de cuivre ; d'Allife, aucune monnaie de cuivre, qui aurait pu être frappée soit concurremment avec la monnaie d'argent, soit après l'époque où la ville devint civitas sine suffragio. D'autre part, presque toutes les monnaies des Allibani et de Fistelia sont des oboles d'argent. Or, de pareilles oboles ne se retrouvent que dans les ateliers monétaires les plus anciens (Velia, Posidonia, Naples, Cumes) : telle est la série dans laquelle, géographiquement et chronologiquement, rentrent celles d'AUiba et de Fistelia ^. Pour les didrachmes, il faut tenir compte du poids des pièces. Ceux de Cumes et de Naples, c'est-à-dire les plus antiques, sont les plus pesants : jusqu'à 7 gr. 70 à Cumes, jusqu'à 7 gr. 60 à Naples ; le poids moyen est de 7 gr. î)0 à 7 gr. 40 ; il descend rarement au-dessous de 7 gr. 20. Les didrachmes de Fistelia pèsent jusqu'à 7 gr. 68 ; leur poids moyen, un peu plus faible, varie entre 7 gr. 30 et 7 gr, 40. Ceux d'Hyria (v*^ et première moitié du iv® siècle) ont un poids moyen de 7 gr. 20 à 7 gr. 30 ~. La même observation s'applique aux pièces portant le nom des Campani, Cappani, frappées à Naples vers le même temps ^. Au contraire les didrachmes des villes de l'intérieur, qui ne commencèrent que plus tard à fabriquer de la monnaie, comme les colonies latines de Suessa et de Calés (fin du iv^-iii'^ siècle) ne dépassent que de très peu le poids de 7 grammes ; il en est

1. Mommsen, Hist. de la monn. rom., I, p. 162-163. « Toutes ces petites monnaies sont d'ancien style, et appartiennent aux six ateliers monétaires les plus anciens, Velia, Posidonia, Cumes, Naples, Fistelia, AUifa ; plus tard, elles furent remplacées par la monnaie de cuivre. » Mommsen fait des différences dans ce groupe même, les pièces les plus anciennes (Posidonia, Cumes) sont plus légères, celles de Naples, de Fistelia, d'AUiba, qui sont plus récentes, sont aussi plus lourdes.

2. Mommsen, Hist. de la. monn. rom., I, p. 161-2. — Cf. Beschr. du musée de Berlin. — Head place le monnayage d'Hyria entre 420-340 (p. 32) ; Imhoof- Blumer entre 450-350 environ ( Wiereer Vumism. Zetïsc/ir., 1886, XVIII, p. 206).

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