‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 23 sur 341 · Imhoof Blumer, art. cit., p · texte numérisé non relu

Imhoof Blumer, art. cit., p

ÉPOQUE GÈÉCO-SAMKITE

de même de ceux des villes restées indépendantes, Nuceria et Teanum ^.

Ainsi AUiba et Fistelia ont ceci de commun avec l'ancien atelier monétaire de Gumes qu'elles n'ont fabriqué que de la monnaie d'argent. A Hjria-Nola, dont la frappe commence vers la fin du v^ siècle, les pièces de cuivre sont beaucoup plus rares que celles d'argent Nous ne sortons pas du centre de la Gampanie. Au contraire dans le Samnium et dans les régions adjacentes de la Gampanie du nord, aucun monnayage qui puisse remonter à une pareille époque.

Les légendes grecques ou gréco-osques des monnaies nous ramènent aux mêmes régions et au même temps. Elles forment, avec celles des pièces des Gampaniens et d'Hjria- Nola, un groupe à part, nettement séparé tant par le poids des monnaies que par le caractère double des inscriptions. La conclusion à tirer, c'est qu'elles ont été frappées soit par des villes osques fondées sur l'emplacement de villes grecques plus anciennes, soit par des villes osques, mais assez voisines des cités grecques et connues pour leur philhellénisme (comme Nola qui avait adopté les mœurs et la langue grecques) K Voyons la répartition géographique de ces villes.

Les monnaies des Gampaniens, portant les légendes : KAnPANOZ, KAMPANO ou HAMPANO (alphabet grec, formes osques), ont été longtemps attribuées à Gapoue. Elles auraient été frappées peu après la prise de Gapoue par les Osques, dans la seconde moitié du v'' siècle (Mommsen). D'autres numismates les attribuent plus vraisemblablement k Naples 4. Naples, en effet, ne resta pas complètement

1. Il suffit de lire le catalogue de Dressel pour constater cette diminution très réelle du poids des monnaies. Il est également caractéristique que la même remarque puisse très justement s'appliquer aux pièces d'argent avec la légende Roma qui furent frappées à Capoue après l'établissement de la domination romaine, c'est-à-dire après 338 (date traditionnelle). Mommsen, Hist delamonn. rom., III, p. 222 ; Head, p. 28 et suiv. ; Babelon, Monn. de la Rep. Rom., p. XXIX ; Dressel, Beschr., p. 167 et suiv.

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