Bartoli, Thermologia Aragonensis, Balneorum ager, p. lll
3. Beloch, Camp., Atlas, n" II (parcours de l'aqueduc à Naples). L'aqueduc de Serino passait au nord de l'enceinte de Naples ; une seule ramification pénétrait dans la ville, et n'en alimentait qu'un quartier (celui situé au noi'd des églises S. Gaudioso et S. Patrizio). Gapasso {Napoli e Palepoli, p. 23) écrit justement : « Il est certainement singulier que cet aqueduc, qui arrive à Naples du côté de l'est, au lieu d'amener l'eau dans cette partie de la ville, ait continué à suivre une direction parallèle à la cité, et ne lui ait fourni de l'eau
AQUEDUCS
près de la grotta di Pozzuoli, est traversée par des conduits d'aqueduc ^ ; l'un d'eux, selon Lettieri, se serait dirigé directement vers Bagnoli et vers Pouzzoles ; Bartoli donne un autre itinéraire, puisque l'aqueduc, suivant sa description, serait d'Antig-nano dans la direction d'Agnano et de Les deux renseig'nements se complètent, Lettieri parlant sans doute d'embranchements différents.
descendu Pouzzoles et Bartoli
L'existence de ruines d'im conduit d'aqueduc, signalé à
Fus. 21.
Vue du golfe de Pouzzoles, avec le mont Oliban à gauche. L'aqueduc antique de Serino passait là où est maintenant creusée la carrière.
Agnano par Loffredo et Bartoli, est confirmée par des témoignages postérieurs 2.
que précisément à l'endroit où elle se terminait à l'époque antique. Cette considération suggère tout naturellement l'idée que l'aqueduc n'avait pas été construit pour les Napolitains, mais qu'ajant originairement un autre but il fut par la suite approprié aussi à leur usage ».
1. A gauche de l'entrée de l'antique grotta di Pozzuoli, à Piedigrotta, on voit à plus des trois quarts de la hauteur un canal d'aqueduc qui pénètre dans la masse de la colline (cf. le volume de la Società Veneta cité plus haut, fig. 21). C'est sans doute là le conduit dont parle Lettieri et qui, selon lui, après avoir franchi toute la colline, serait ressorti à Fuorigrotta. Un second conduit d'aqueduc, ramification de l'aqueduc de Serino, était également creusé dans la colline de Pausilippe ; il alimentait une villa située sur la pente de la colline, du côté de la mer (Notizie degli scavi, 1883, p. 21. Beloch, op. cit., Ergânz., p. 466).
2. Scherillo, Venata di San Pietroin Napoli, p. 225, note : « Un large conduit
AQUEDUC DE SERINO
Le canal d'aqueduc creusé dans le mont Oliban est chaque jour détruit davantage ; depuis plusieurs siècles, le mont OUban sert de carrière ; on en extrait maintenant des pierres pour la construction de la jetée de Pouzzoles et pour l'entretien du port de Naples, et ce qui subsiste de l'aqueduc disparaît au fur et à mesure qu'on creuse la montagne. J'ai encore vu, dans la Regia Gava, un conduit souterrain, bouché par des éboulements après une dizaine de mètres. Il était pratiqué à coups de pioche dans la roche vive ; sa voûte était arrondie ; les parois étaient revêtues de deux couches superposées : l'une de ciment (chaux et pouzzolane), l'autre d'un ciment analogue, mélangé à de la brique pilée. La mine a maintenant fait sauter ce tronçon d'aqueduc. Dans la Regia Gava, on observait aussi, il y a une vingtaine d'années, une autre partie du canal qui a disparu depuis, et qui était percé de la même façon dans la roche volcanique. Ce conduit mesurait l'"8o de haut sur 0'" 80 de large ' .
Des soupiraux étaient percés depuis le sommet de la montagne jusqu'à l'aqueduc. Di lorio signale leur existence ; des soupiraux, de forme carrée, le long du mont Oliban, figurent dans le recueil publié chez G. G. Rossi, avec la mention : Aquae ductus 3.
Au-delà du mont OUban, il ne subsiste aucune ruine permettant de suivre le parcours de l'aqueduc vers Pouzzoles.
M. Mau croit que l'aqueduc de Serino apporta l'eau à Pompéi au deuxième siècle avant J. -G., et qu'il fut construit entre les guerres puniques et la guerre sociale, aux frais communs des villes campaniennes Mais ce n'est que plus tard qu'il fut, à ce qu'il semble, prolongé vers Naples et Pouzzoles. On admet généralement qu'il allait jusqu'à Misène alimenter la Piscina Mirabile Or la Piscina Mirabile, construction en appareil
d'aqueduc, qui fut coupé en deux, lorsqu'on abaissa la roule, près du lac d'A^nano, là où elle vient de la Taverna délie Rose et tourne à droite vers le lac ».
1. Volume cité de la Società Veneta, p. 13, fig. 14 (sezione alla petriera Dini presso Pozzuoli) ; p. 18, fig-. 20 (veduta dcl cunicolo nel masso basaltico del monte Olibano).
2. bi lorio, Guid. di Pozz., p. 22 : « On voit ces tronçons du canal que l'on a découverts en taillant la roche ; ils sont visibles là où on travaille aujourd'hui : on voit aussi, en traversant la route, les soupiraux de l'aqueduc antique ».
3. Antichitàdi Pozzuolo (Roma, chez G. G. Rossi. Ann. 1650) ; fig. 8.