‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 248 sur 341 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

PRINCIPAUX MONUMENTS ET RUINES

LE MACELLUM (TEMPIO DI SERAPIDE).

Le monument, appelé communément Tempio di Serapide, était le macellum.

Les fouilles. — Il resta enseveli jusqu'au milieu du xviii" siècle. La partie supérieure des trois colonnes rongées par les lithophages émergeait seule K Aucune fouille méthodique ne fut faite avant 1730. Le gouvernement des Bourbons de Naples entreprit alors le déblaiement de l'édifice. On en tira une statue de Sérapis, un groupe d'Oreste et d'Electre 2, et des fragments sculpturaux et architecturaux qui furent dispersés un peu partout 3.

Quelques lettres de Gori 4, et des relations faites par les surveillants des fouilles nous renseignent sur l'aspect du monument à cette époque. Ces documents, publiés par Ruggiero dans un recueil intitulé : Scavi nelle provincie napoletane,

1. Villani dans Graevius, TfiPs., IX, i, p. 22, les si^'nale (xV siècle). Le bain de Cantarcllo est« situm ad liLtiis maris, ubi stant columnac ». Cf. ci-dessous, parag. III.

2. Gori, dans les Symbulae letlerariae decadis secundae, vol. II. Rome, CIDIDCCLI (Lettre 30. Naples, novembre 1750).

3. Remarquer, entre autres : un « joven con el caballo (un Dioscure avec son cheval ?), Ruggiero, Scavi, p. 114; un stuc représentant un homme à genoux, ibid., p. 115 ; une tête de satyre ; une tête de femme couronnée d'une guirlande de fleurs ; un bas relief représentant un lion; outre cela, des lampes, des monnaies, des fragments de chapiteaux. Mais rien n'est décrit nettement.

i. Gori, op. cil., lettre 33 (Naples, 8 septembre 1750). Dans cette lettre, il est question d'une « apsis, tutla incrostata di preziosi e fini niarnii » jjrobabtement une des niches des grandes salles d'angle ; par apsis, Gori ne peut entendre la cella, qui ne fut déblayée qu'un demi-siècle plus tard), et de conduits de plomb portant le nom de l'empereur Septime Sévère (CIL X, 1899).

LE MACELLUM

sont malheureusement très vagues K On continua sans interruption les fouilles jusqu'en 1753. — Pour la fin du xvm^ siècle, nous n'avons que de rares documents, sans intérêt. L'un d'eux contient des observations sur l'envahissement de l'édifice par les eaux de la mer (1803).

On déblaya, dans les années suivantes, le pourtour du macellum, la cella, et les chambres du côté septentrional (à droite de la cella) ~ ; dans une des chambres du côté méridional, on trouva un groupe de Bacchus et d'un Faune 3. Grâce à ces fouilles, Tarchéologue napolitain di lorio et l'architecte Caristie, alors pensionnaire de l'Académie de France à Rome, étudièrent soigneusement l'édifice, l'un dans ses /?icerc//e sul tempiodi Serapide^, l'autre dans un Mémoire inédit et dans une Restauration qui sont conservés, à Paris, à la bibliothèque de l'Ecole des Beaux-Arts '\ Ces deux ouvrages, le second principalement, sont la base nécessaire de toute étude sur le macellum de Pouzzoles. Ils peuvent être, sur certains points, utilement complétés par les renseignements de quelques auteurs

1. Cf. la Belacion de lasalhajas encontradas desde el 20 de iulio en adelanle del ano 1750 ; p. 112-119.

2. Pour la fin du xyiii" siècle, Rug-giero, op. cit., p. 118-119. Pour le commencement du xix» siècle, ibid., p. 121-123. Caristie, Mémoire, p. 5. De 1809 à 1816, on fouilla la cella, les grandes salles d'angle, un réservoir à droite, et les restes d'un réservoir à gauche, sous le terre-plein.

Page 1