‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 249 sur 341 · Ruggiero, op. cit., p · texte numérisé non relu

Ruggiero, op. cit., p

4. Di lorio, Ricerche .sul tempio di Serapide in Pozzuoli (Naples, 1820). — Caristie a fait suivre son Mémoire d'une traduction de l'opuscule de Di lorio.

5. Ce travail, très important, constitue l'envoi de Rome de Caristie. Selon Caristie, l'édifice aurait été un établissement thermal; sur certains points, sa restauration ne doit être admise que sous réserves (l'édifice, nous le verrons, semble avoir été plutôt un marché). Mais, dans l'ensemble, son travail est précieux, non seulement pour la restauration architecturale, mais pour les nombreux plans, dessins et croquis de « l'état actuel ». Caristie a pu étudier le monument à une époque où il était encore bien conservé, immédiatement après les importantes fouilles de 1809-1816, et il l'a fait avec une conscience et un soin remarquables. Il a recueilli tous les fragments architecturaux, les a rapprochés les uns des autres, et en a tiré des inductions précieuses pour la reconstitution. Ses dessins seront la base de notre étude. — Le Mémoire, qui n'a pas la valeur de la Restauration (dessins), renferme cependant quantité d'indications utiles (Mémoire sur l'édifice antic[ue connu à Pouzzoles sous le nom de temple de Sérapis. 102 pages. G'' -i" (1820). Cote : m. 192. Bibliothèque de l'Ecole des Beaux-Arts). — Tous les papiers de Caristie, constituant son travail préliminaire de documentation, notes, brouillons, ébauches, sont conservés à la Bibliothèque Nationale (Fr. Nouv. acq., 5186-5187. Collection Barbier 7. Papiers Caristie ; Extraits relatifs à Pouzzoles et au temple de Jupiter Sérapis ; 2 vol. de 232 et 206 f. f.).

PilINCIPÀUX MONUMENTS ET RUINES

de la seconde moitié du xviii" siècle, qui, comme l'abbé Guasco et Paoli ^ virent l'édifice après les fouilles de 1730.

En 1816, on organisa des salles de bains dans les salles qui s'ouvrent à l'extérieur, afin d'utiliser les sources d'eaux thermales qui jaillissent dans le voisinage ~. Les murs modernes qui surmontent dans ces salles la maçonnerie antique datent de cette époque. Dans les années suivantes, on déblaya des ruines qui, selon Garistie, auraient appartenu à un péribole entourant l'édifice ^ ; ensuite on ne fouilla plus, et on ne fît que des découvertes rares et fortuites, comme celle des canaux trouvés par Niccolini. Le curieux phénomène géologique, auquel nous consacrons plus loin quelques pa-^es, à savoir l'envahissement du monument par les eaux de la mer, était de plus en plus sensible ; comme l'eau stagnante produisait des exhalaisons malsaines, on combla le macellum. Aujourd'hui, le sol est élevé de 1"' 50 au-dessus du pavé antique; on a seulement ménagé autour des trois grandes colonnes encore debout des espaces libres, que l'eau a envahis jusqu'à une hauteur de 1'" 30 à 1"» 50. Aussi ne peut-on étudier l'édifice tel qu'on le voit maintenant ; on doit le plus souvent avoir recours à d'anciennes descriptions ^.

Le macellum se compose d'un certain nombre de pièces entourant une cour intérieure carrée ; sa largeur totale (sans

1. Guasco, Dell edificio di Pozziioli volffarmenie delto il iempio diSerapide (1773). Cet ouvrag'e renferme un plan que Garistie a reproduit dans sa Restauration (Dessin XXVI); Garistie a reproduit aussi les plans donnes par Paoli, par Marquez, dans son Ordine dorico, par l'abbé de Saint-Non dans son Voyage pittoresque (même dessin). On consultera encore pour la fin du xviii» siècle : Nixon, Account of the temple of Serapides in Pozziioli l Philos. 3Va7isac<., 1757, VII, p. 166; Barthélémy, Voyage en Italie, lettres à M. le Comte de Caylus (Naples, l" janvier 1756). Abbé de Saint-Non, Voyage pittoresque, tome II, p. 180 et suiv.

2. Rufjgiero, op. cit., p. 123. Les canaux qu'on creusa pour l'écoulement des eaux sta^mantes (t'Aid., p. 123-124) endommagèrent beaucoup aussi le monument.

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