Vclleius
ÉPOQUE GRÉCO-SAMINITE
n'en ont pas frappé du tout jusque vers la fin du iv'' siècle av. J.-G. K
Ces considérations me semblent de nature à donner une certaine force à l'identification Fistlus-Puteoli. Contre l'argument tiré de la linguistique je ne vois rien de sérieux à objecter. Puteoli est une bonne traduction pour Fistlus ; c'est, comme Fistlus, un nominatif pluriel Le nom du Monte Olibano est certainement d'origine antique; on le lit dans des documents du haut moyen âge ^, et dans un texte d'Athénée relatif au vin d'Oulba, OuXêavoç qu'on récoltait près de Cumes : TTspl T^ç Ka[jL7caviy.Y5ç Kù[j,Y)ç Olliba, Alliba, Allifa serait-il en ce cas un mot osque importé par les envahisseurs et donné à une localité? 11 ne faudrait pas être surpris de trouver deux villes du même nom (AUife), l'une dans le Samnium, l'autre en Campanie ^. La difficulté consiste plutôt à situer la ville prétendue d'AUiba. Mommsen croit que c'est le nom donné par les Osques à Cumes ; mais alors comment se fait-il qu'il ne demeura pas à la ville, comme celui de Fistlus à Pouzzoles? Friedlander se demande si Alliba n'aurait pas existé sur le Monte Olibano; mais aucune ruine, aucun indice ne peut le faire supposer ^. Je crois plutôt que Cumes conserva son nom, et que les monnaies avec la légende grecque Alliba portent non pas le nom de la ville, mais celui de la peuplade osque qui occupa la région, à savoir des Allibani. De même les Campaniens de Naples mirent leur nom sur des monnaies : Cappani, Campani, Les Allibani, c'est-à-dire les Osques vainqueurs, qui envahirent Pouzzoles et Cumes, frappèrent des
1. De toute manière, les monnaies de Fistelia et des Allibani sont inséparables. Je ne crois pas qu'on puisse, comme Nissen, adopter un moyen terme, et rapporter celles de Fistelia à Pouzzoles, celles des Allibani à l'Allifae du Samnium [Ital. Landesk., II, 2, p. 738,798).
2. La forme Fistluis, sur certaines monnaies, est un ablatif pluriel ( = Puteolis). Von Planta, Grammatik der oskisch-iimhrischen Dialekte, I, p. 226.
3. Capasso, Moniimenla neapolitani Diicatus. Reçf. II, 1, EiJ, et II, 2 p. 183 (année 1087).