‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 262 sur 341 · L'AMPHITHÉÂTRE · texte numérisé non relu

L'AMPHITHÉÂTRE

L'amphithéâtre, le monument le mieux conservé de Pouzzoles, offre un intérêt particulier à cause de ses souterrains qui sont intacts, et dont l'étude complète heureusement celle que l'on peut faire des souterrains de l'amphithéâtre de Capoue et du Golysée. Des fouilles n'eurent lieu qu'au siècle dernier. Au xvdi'^ siècle, comme on peut s'en rendre compte d'après une gravure du recueil du P. Paoli, l'arène était encore entièrement couverte de terre, et les troupeaux y paissaient. Mais déjà on pouvait parcourir en partie le promenoir circulaire, qui figure sur des gravures de Paoli. Les premières fouilles, commencées en 1841 sous la direction de l'architecte Bonnucci i, furent poursuivies dans les années suivantes; on déblaya presque tout le souterrain et une partie des portiques ; mais aucun objet important, aucune œuvre d'art intéressante ne revint à la lumière. Les fouilles, interenfoncé sous les eaux de la mer). L'opuscule de M. Brauns ne m'a pas semblé, autant que j'en puis jug:er, apporter des faits ou des idées qui nous autorisent à rejeter l'explication adoptée par les naturalistes, à savoir celle de changements successifs du niveau depuis l'antiquité, explication qui s'appuie sur un ensemble de documents solides et d'inductions géologiques très sérieuses (c'est celle de Siiss, de M. de Lapparent, de Lyell, de Roth et, récemment, de M. Giinther, qui l'a corroborée d'observations nouvelles faites sur toute l'étendue du golfe de Naples. Append. III). Au point de vue archéologique, il est inadmissible que le monument de Pouzzoles ait pu être un réservoir à poissons. M. Brauns ne paraît pas avoir la moindre notion d'archéologie monumentale, quand il croit que les diflérents châteaux d'eau de Pouz/oles (Piscina di Cardito, di Lusciano, etc.) étaient également des réservoirs à poissons, et qu'il compare le Tempio di Serapide aux ostriaria ou parcs d'huîtres du lac Lucrin.

L'hypothèse de Garistie et de Di lorio (Bains d'eaux minérales) est la seule qui pourrait avoir quelque vraisemblance, si la comparaison avec d'autres monuments ne nous permettait pas de croire que le monument de Pouzzoles fut un marché. La place où on a retrouvé les inscriptions relatives à la Ripa (digue élevée dans le voisinage du macellum, dextra lebaqiie imtcelli, cf. cidessus, ch. III, 1' part.) achèverait d'ailleurs de lever tous les doutes. Selon Scherillo (lettre adressée à Gervasio le 27 septembre 1847, et reproduite par Gcrvasio dans son article intitulé : Iscrizioni rigiiardanli il macello delV antica Pozzuoli, p. 4 (Memorie delV Accademia Ercolanese, IS52), ces inscriptions ont été « rinvenutia' lati del Serapeo, dalla parte di seltentrioue ».

|. BullettinQ deir Istiti^tQ 183,

PRINCIPAUX MONUMENTS ET RUINES

rompues ensuite pendant longtemps, ne furent reprises qu'en 1880'. L édifice est aujourd'hui presque entièrement déblayé ; il faut faire exception pour une portion du souterrain et pour une moitié du portique extérieur sur le côté sud. Mais il est probable que le dég-ag-ement de ces parties ne nous apprendrait rien de nouveau; l'essentiel est fait, et on peut, dans l'état actuel, parfaitement bien étudier l'amphithéâtre.

La long^ueur totale du monument est de 149 mètres, sa

mètres

ECUEllE

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Amphithéâtre. Plan du souterrain.

largeur de 116 mètres. Sa surface est donc moindre que celle de l'amphithéâtre de Gapoue qui mesure 1 67 mètres de longsur 137 de large.

1. Not. decfli scavi (1880), p. 64, 96. — En 1882, on fouilla encore un peu. Ibid., 1882, p. 375-6.

l'amphithéâtre

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