LE SOUTERRAIN
Le souterrain est constitué par deux couloirs se coupant à angles droits par le milieu de 1 édifice : celui du grand axe, long de 90 mètres et large de 4"\75, celui de Taxe transversal, long de 55 mètres et large de 4 mètres. La profondeur, en y comprenant le mur qui sert de voûte au souterrain et qui le sépare de l'arène, est de 6"', 70, calculée au point d'intersection des deux axes ; elle est un peu moindre sur le pourtour de
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Amphithéâtre. Vue de l'entrée dans le souterrain (rampe du côté ouest).
l'ellipse, l'arène s'inclinant en pente légère vers sa périphérie (6'»25).
Deux grandes rampes (largeur 3™, 75), aux deux extrémités de l'édifice, donnent accès au couloir longitudinal. Elles constituent un plan incliné assez raide, s'abaissant de 8™, 40 sur une longueur de 22 mètres. Partant du premier portique extérieur, elles aboutissent, en bas, dans une sorte de petit vestibule ayant, sur chaque côté, une abside semi-circulaire. Ce
PRINCIPAUX MONUMENTS ET RUINES
vestibule, précédant le couloir central, pouvait être clos par une porte ; à la distance de 3 mètres du point où se termine la rampe, on voit dans les murs latéraux deux rainures (larg-es de 0'" 14), qui servaient à élever et à descendre à volonté une barrière en bois fermant l'entrée du couloir souterrain. Cette disposition de l'entrée dans le souterrain diffère de celle de l'amphithéâtre de Capoue, et est plus incommode. A Capoue, les souterrains communiquent avec le dehors par quatre larges ramifications qui, passant sous les deux grandes portes et sous les deux portes latérales de l'édifice, débouchent hors de l'amphithéâtre ; à Pouzzoles, au contraire, le souterrain communique, non pas avec le dehors à proprement parler, niais seulement avec le premier portique ; c'est pourquoi la pente du plan incliné, étant très courte, est aussi très rapide, ce qui rendait moins aisée l'introduction des objets nécessaires aux représentations, cages, machines, etc.. Lorsque les jeux étaient commencés, pour faciliter le va-et-vient des spectateurs et pour leur permettre de passer commodément, en ce point, du portique extérieur au promenoir intérieur, on recouvrait avec des planches le vide laissé par la rampe à l'endroit où elle s'ouvre; sur la large dent (0'" 20]^, formée par les grosses pierres de basalte servant de rebord, il était facile, en effet, d'adapter un plancher provisoire.
Les rampes servaient principalement pour l'introduction des bêtes, des cages, des machines, des objets de toute sorte un peu volumineux employés dans les représentations. Pour le personnel, il existait d'autres entrées. Dans le mur sud du souterrain et à l'étage inférieur s'ouvre un escalier très étroit (largeur 0"'45), qui, après avoir décrit plusieurs détours et passé par deux paliers, débouche à la hauteur du premier étage du souterrain dans un petit couloir large de 2 mètres et parallèle à l'ellipse du monument ; si l'on tourne à gauche dans ce couloir, au bout de 5 mètres, on en atteint le fond, et on rencontre alors sur sa droite un second escalier dont quelques marches subsistent, mais qui n'est pas déblayé complètement. Etant donné sa direction et son emplacement, il devait, en haut, déboucher dans le grand vestibule du côté sud.
Si, au lieu de tourner à gauche dans le petit couloir, nous tournons à droite, nous ne tardons pas à rencontrer, au bout de 3 mètres et sur notre gauche, un grand couloir (long. 23 mètres, larg. 2'» 40; haut, près de 3 mètres), qui coupe le
l'amphithéâtre
précédent à angle droit, et qui est exactement situé sous la grande entrée de l'amphithéâtre du côté sud. Dans le mur du fond était ménagée une étroite ouverture, au delà de laquelle le terrain n'est pas encore déblayé. Il est probable qu'il y avait encore là un escalier qui, étant donné son emplacement, aboutissait en dehors du monument.
Les souterrains communiquaient directement soit avec l'arène, soit avec le couloir situé sous le podium. A droite et
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Amphithéâtre. Coupe prise sur le grand axe (à l'ouest).
à gauche de l'entrée ouest de l'arène (à la distance de 4'" 50) s'ouvrent sur l'arène, tout près du mur du podium, deux escaliers (longueur de l'ouverture, 3 mètres; largeur 1 mètre) fort étroits, qui aboutissent d'abord à l'étage supérieur du souterrain dans le petit portique des cages, puis, après avoir décrit un détour, descendent jusqu'au niveau inférieur. A l'est, outre les deux escaliers ayant leurs ouvertures symétriques à droite et à gauche de la porte d'entrée sur l'arène, en existent deux autres s'ouvrant de l'autre côté du mur du podium, dans le sol du petit couloir qui contourne entièrement l'arène. Ces deux sortes d'escaliers se rejoignent à l'étage supérieur du souterrain, pour aboutir ensemble au fond.
PRINCIPAUX MÔNUBIENTS ET RUINES
Une dernière catégorie d'escaliers est constituée par ceux qui se trouvent à droite et à gauche des deux grandes entrées ouest et est. Quand on pénètre dans le monument par la porte de l'ouest, après qu'on a franchi le promenoir intérieur, on aperçoit, sur sa droite et sur sa gauche, une étroite porte (larg. l'"31 ; haut. l'"50) avec un seuil de trois marches, conduisant chacune à un petit palier, duquel part un escalier descendant directement jusqu'au fond du souterrain dans le sens du grand axe; à l'est, existent deux escaliers symétriques (long. 14 mètres; larg. 1"M0).
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Amphithéâtre. Souterrain. Couloir central.
L'arène recouvre entièrement le souterrain, sauf au-dessus du grand couloir central (longueur de l'ouverture sur l'arène : 45 mètres) dont l'ouverture pouvait être fermée par un plancher. Au moment des fouilles, on retrouva, toutes pourries, de larges planches en bois de châtaignier, qui reposaient sur
l'amphithéâtre
des dents formant rebord i . On étendait ces planchers lors des combats de g-Iadiateurs ou d'animaux. On les retirait quand on donnait des spectacles où l'on employait le pegma, c'està-dire la machine ou l'ensemble de machines permettant de dresser en l'air différents échafaudages qui simulaient des palais, des montagnes, ainsi qu'on peut le conjecturer d'après des descriptions d'auteurs anciens 2.
Le couloir central [média via, comme l'appelle Martial'^), est commun aux souterrains de tous les amphithéâtres (amphithéâtre de Capoue, Golysée). Dans les autres parties du souterrain, la disposition variait. Le souterrain de l'amphithéâtre de Capoue se divise en dix couloirs, dont neuf se dirigent en lig-ne droite, parallèlement à Taxe majeur de l'édifice, et dont un, celui du pourtour, est elliptique. A Pouzzoles, il n'y a pas d'autres couloirs parallèles au couloir central, mais un ensemble de compartiments, dont la forme et les dimensions diffèrent et qui, communiquant les uns avec les autres, se correspondent symétriquement dans les deux moitiés du monument, comme on peut s'en rendre compte d'après le plan. La voûte de chaque compartiment est percée d'une ouverture rectangulaire donnant sur l'arène. Ces ouvertures, de dimensions variables xl™ 30; l^'DOx l'"25- 2™ 70 X 2'»), ont sur l'arène des rebords en basalte; elles se fermaient au moyen de trappes. On voit encore sur les rebords les échancrures où étaient fixées les charnières servant à lever ou à abaisser les planches. Par ces ouvertures, comme par le couloir central, 'on pouvait élever des machines ; dans les combats d'animaux, c'est par là qu'on faisait sortir les bêtes féroces.
Un couloir circulaire, (larg. 2'" 50) contourne tout le souterram. Le mur intérieur de ce couloir repose sur des piliers larges d'un peu plus de 1 mètre, séparés par des arcades larges de 2 mètres et hautes de 2^30. A la hauteur de 2™ 45 du s'ol, est encastrée dans la muraille, au-dessus de chaque pilier,' une grosse pierre de basalte, large de 0'"34, haute de 0'"26' et è'avançant hors du mur sur une longueur de 0"^ 28. Juste en face, sont fixées sur le mur opposé des pierres semblables.