Martial, Epicjr., De spect
Ch. Dubois. — Pouzzoles. 01
PRINCIPAUX MONUMENTS ET RUINES
Elles sont au nombre total de 96, et distantes les unes des autres de 3 mètres. Dans la voûte, à la distance de 4 mètres du sol, sont pratiquées des ouvertures, au nombre de 46, larges de 1"'15, longues de 1"'80, distantes entre elles de 2 mètres, et de 3"\o0 du mur du podium sur l'arène. Elles ont
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Amphithéâtre. SouteiTain. Couloir circulaire du pourtour.
conservé presque toutes sur Tarène leurs rebords de basalte, avec remplacement des charnières et la dent intérieure pour recevoir le couvercle de bois mobile.
De l'autre côté, s'ouvrent sur le couloir des compartiments qui renfermaient les cages des bêtes. Ce sont, à l'étage inférieur, quarante petites pièces (prof. 4 mètres; largeur progres- .sive de 2'" 15 à 2™ 30; hauteur. 2"' 30), pratiquées sous un
l'amphithéâtre
second étage qui se compose lui-même d'un étroit corridor prenant jour par des arcades au-dessus du grand couloir elliptique décrit plus haut. Ce corridor voûté (haut de l'^OO, large de 1 mètre) contourne entièrement l'amphithéâtre, en traversant par le milieu un certain nombre de petits compartiments, profonds de 2"- 93, larges de 2'MO. Dans les différents compartiments des étages inférieur et supérieur du souterrain, on logeait les cages des animaux. Que les bêtes féroces fussent gardées là, prêtes à être exhibées sous les veux des spectateurs, c'est ce que prouve la présence au-dessus du couloir
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Amphithéâtre. Souterrain. Couloir circulaire de Vêlage supérieur.
circulaire des ouvertures pratiquées dans le sol de l'arène et correspondant avec régularité aux compartiments servant de cages; c'est par ces ouvertures, en effet, que les bêtes étaient transportées sur l'arène. Voici vraisemblablement comment on procédait-
PRINCIPAUX SIONuMËNtS ET RtlllNËS
Les grosses pierres de basalte fixées dans les murs supportaient un plancher mobile. On jetait de lune k l'autre une poutre, sur chacun des côtés du couloir, et les poutres soutenaient des planches qui arrivaient exactement au niveau du petit corridor et des compartiments de l'étage supérieur. Dans
FiG. 39 Amphithéâtre. Souterrain.
Coupe destinée à faire voir la manœuvre des cages.
la partie supérieure du mur du grand couloir circulaire sont creusées de longues fentes n'ayant que quelques centimètres de largeur et de profondeur, et disposées deux par deux, symétriquement, à une faible distance des ouvertures de l'arène et sous ces ouvertures. Ces trous servaient peut-être à tenir, au moyen de crochets, le plancher mobile relevé contre le mur. Au moyen de machines on hissait sur ce plancher des cages roulantes que l'on amenait devant les compartiments où étaient
l'amphithéâtre
enfermées les bêtes et on y faisait passer celles-ci; puis, par des machines disposées à cet effet, on élevait les cages jusqu'aux ouvertures de l'arène dont on faisait basculer les trappes. Les cages de l'étage supérieur, une fois vides, on pouvait enlever le plancher et hisser les cages du bas.
Comment soulevait-on les cages jusqu'aux ouvertures de l'arène? C'est là une question à laquelle il est malaisé de répondre ; on ne peut que difficilement se faire une idée du machinisme de l'amphithéâtre. Il existe dans l'arène, à la distance de 2"^ 50 du mur du podium, toute une série de petites ouvertures carrées (0"' 25 x; 0"" 25); lesquelles traversent entièrement la voûte de l'arène, de façon à s'ouvrir en dessous, sur chacun des côtés des arcades par lesquelles le petit corridor de l'étage supérieur du souterrain prend jour sur le grand couloir circulaire. Des trous correspondants aux précédents et situés sur la même ligne perpendiculaire sont de même percés entre l'étage supérieur et l'étage inférieur du souterrain et viennent s'ouvrir latéralement dans la voûte des compartiments du bas. Dans ces trous étaient solidement lixés des poteaux, depuis l'arène jusqu'au sol inférieur du souterrain (fig. 39, lettre H). Les poteaux s'élevaient eux-mêmes à une certaine hauteur au-dessus du niveau de l'arène, de façon à servir de point d'appui à une poutre (F) faisant bascule, à l'extrémité de laquelle pouvait être attachée une corde destinée à hisser les cages (E) jusque sur l'arène.
A ces mêmes poteaux était fixée aussi une palissade ou barrière circulaire, constituant tout autour de l'arène comme une grande cage, et mettant à l'abri non seulement les spectateurs, mais aussi les esclaves chargés de la manœuvre des cages et des trappes. Entre cette barrière et le mur du podium était, de la sorte, ménagée une zone de 2"' 50 où le personnel pouvait circuler. Lorsqu'on fît les premières fouilles, les traces d'un sillon qui limitait cet espace étaient encore visibles et faisaient le tour entier de l'arène parallèlement au mur du podium ^.
Si les poteaux servaient sur l'arène à adapter une barrière, dans le souterrain ils maintenaient fixes les cages des animaux. A l'étage supérieur du souterrain, ils n'étaient qu'au nombre de deux sur le devant de chaque compartiment ; dans
i. Scherillo, DelV areiia negli anfiteatri, p. 8. '
les compartiments du bas, il y en avait deux autres placés plus en arrière. A 1™ 50 du mur du fond, on voit encore à la naissance de la voûte, sur les murs latéraux des compartiments, les trous maçonnés en briques dans lesquels cette armature des cages était enfoncée.
La manœuvre des cages, telle que nous avons essayé de nous la représenter, avait lieu sous les yeux des spectateurs. Des textes d'auteurs nous apprennent, d'autre part, que les bêtes débouchaient parfois des souterrains des amphithéâtres, comme si elles sortaient naturellement de leur repaire K En ce cas, le machinisme devait rester invisible, mais nous n'avons pas d'éléments qui nous permettent de nous figurer comment la chose se passait.
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