‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 269 sur 341 · Cf. ch. II, p. 55. Beloch, Camp,, p · texte numérisé non relu

Cf. ch. II, p. 55. Beloch, Camp,, p

4. Palladini, Descrizione di vn sepolcreto scoperto in Pozzuoli (1817), pp. 11-15. — La description de Palladini, comme toutes celles de cet antiquaire, est d'une extraordinaire confusion. J'en ai extrait ce qui m'a paru le plus certain. Palladini signale dans ces mêmes ruines des fragments de corniches, de colonnes, de chapiteaux.

PRINCIPAUX MONUMENTS ET RUINES

l'extrémité opposée de la ville, dans le quartier de l'est, un peu au sud de la Piscina di Gardito (plan g-énéral, n° 8). Ils sont considérables, mais à peu près entièrement enfouis ou détruits. Un grand espace rectang-ulaire (aujourd'hui un jardin d'orangers), entouré de murs antiques en appareil réticulé, marque l'emplacement d'une cour intérieure autour de laquelle étaient disposés des portiques, et d'où l'on entrait dans des salles de bains, ainsi que dans les thermes de Pompéi. Cette cour intérieure mesurait environ 40 X 45 A droite et au sud existent, enfouies sous des jardins (propriété Maglione), plusieurs salles que l'on voyait jadis. D'après la description qui m'en a été faite, c'étaient des caldaria ou des sudatoria, avec leurs foyers et leurs cheminées dans l'épaisseur des murs. On m'a parlé aussi de lucarnes percées dans les voûtes, conformément au système d'éclairage des salles de bains antiques. On a extrait du sol un certain nombre de plaques de marbre et de fragments de colonnes

Qu'il y eût là des thermes, c'est ce qu'achèvent de démontrer les ruines d'un escalier qui conduit à une source d'eau chaude, et le fait que, depuis le moyen âge, cet endroit a porté et porte encore le nom de Bagno Ortodonico Ces thermes paraissent donc avoir compris à la fois des bains ordinaires et des bains d'eaux chaudes. A quelques mètres à l'est de la grande cour carrée sont trois petites salles voûtées, dont la longueur totale est de 10 mètres, et la largeur de 2™ 20 ; elles sont construites en briques et en appareil réticulé, et donnent dans un vestibule (2"',20x3'",75) où s'ouvre un escalier. Celui-

1. Renseignements fournis par M. Maglione, propriétaire du terrain, ancien maire de Pouzzoles.

2. Que le Bagno Ortodonico du moyen âge doive être identifié avec cette source, cela est prouvé parles textes cités dans la note suivante (allusions faites à l'escalier), par le rang qu'il occupe dans le poëme de P. d Eboli (entre le bain de Subveni Homini [cf. plus bas] et celui de Cantarello (derrière le macellum), et qui oblige à le situer dans le quartier est de Pouzzoles, enfin par les mots de Loffredo [op. cit., ch. 1) : la ville de Pouzzoles s'étend, « incipiendoa monte Orthodonico, sito super litoris illam plagam, Jésus Maria vocatam. » Or l'église Jésus Maria figure sur les plans de G. G. Rossi (pl. n° 8) et de Mazzella(n° 90), au bord du rivage qui s'étend juste au-dessous de la colline où sontprécisément nos ruines. — Enfin dans les inscriptions des bains rédigées auxvii' siècle, sur l'ordre du vice-roi deNaples, par Bartoli, le Bagno Ortodonico est situé à 36 pas derrière l'église « divi Jacobi ». Or cette église occupait alors l'emplacement qui est aujourd'hui celui de la Madonna del Carminé (cf. le plan de Mazzella, n° 64), ce qui nous ramène exactement à l'emplacement de nos ruines antiques.

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