Spart., Hadr
A La correspondance de Symmaque nous fait connaître les noms de quelques-uns de ses amis, propriétaires à Baia et à Pouzzoles : Censormus, Gabinius Barbarus, Pompcianus, personnages importants de 1 époque, Praetextalus, Decius {Ep., VII, 33; I, 47; i8). Sur la famille et la carrière de Praetextatus, cf. O. Sceck., Symmachi vila (éd. des œuvres de Symmaque dans les Moniunenia Germaniae), p. lxxxvi-lxxxviii.
LES VILLAS DE POUZZOLES ET DES ENVIRONS
avait une à Cunies une à Bauli -, une troisième à Baia 3, une autre sur les bords du Lucrin, une enfin à Pouzzoles ''.
La villa de Bauli était la propriété de son beau-père Orfîtus, qui avait été deux fois praefectus Urbi, et dont il avait épousé la seconde fille, Rusticiana ■'. Le mariage avait été célébré en 375, et c'est là que Symmaque passa les premiers temps de son union. Il écrivait à son père, au début de Tautomne, que la villa de Bauli lui plaisait extrêmement. « J'ai quitté Bauli pour le séjour du Lucrin , non que j'aie assez de cette demeure ; plus on y est, plus on l'aime ; mais je craignais, en laissant croître en moi l'amour de Bauli, que tout ce que je devais voir ensuite ne me déplût. » Cette villa de Bauli avait été bâtie par Acyndinus, préfet du prétoire d'Oi^ient, de 338 à 340, et consul en 340 " ; aussi, pour le célébrer, lui et son œuvre, Symmaque, selon son habitude, compose des petits vers qu'il envoie à son père. Ces distiques, élégants et précieux, retracent brièvement toute l'histoire de Bauli, à commencer par l'histoire mythologique d'Hercule. « La fortune de ce lieu a été rapide ; d'un dieu il a passé à des maîtres éminents ; sa gloire n'a pas souffert de héros obscurs. L'opulent Hortensius fréquenta ce séjour, lui dont l'éloquence a combattu l'orateur d'Arpinum; ici Acyndinus consul a passé une vie illustre, et aussi Orfîtus, qui a donné des lois aux descendants d'Enée. »
Symmaque tenait de son père la villa du Lucrin et celle de Baia. Il en parle dans des lettres de la même époque, mais d'une manière qui prouve qu'elles n'étaient pas chose nouvelle pour lui. Pour celle de Bauli, au contraire, on sent la joie d'une possession récente. Il semble aussi que la villa de Pouzzoles était une propriété de son père. Symmaque allait de l'une à l'autre en grand seigneur un peu blasé. Elles offraient des agréments divers, et, suivant la saison, Symmaque pi'éférait l'une ou l'autre. Ce qui lui plaisait surtout à Baia, c'était le calme dont on y jouissait, la vie retirée qu'on y pouvait mener; lorsque venait la saison des bains, il partait pour ses domaines du Samnium. « A Baia, je jouissais du repos, loin de tout témoin ; mais lorsqu'on m'y apporta la nouvelle que les gens du commun arrivaient, je pris mes précautions pour que ma solitude ne fût pas troublée par le coudoiement des plébéiens.