‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 323 sur 341 · Saint Grégoire, DtaL, VI, 40. — Cf. Infra, p · texte numérisé non relu

Saint Grégoire, DtaL, VI, 40. — Cf. Infra, p

3. Actes de la translation de saint Sosius, par J. Diacre, dans Capasso, Mon. Neap. duc, I, p. 305, parag. 29 : Affluebant enim plurimi non tantum exadiacentibus castellis, sed etiam ex illis qui pro fovendis corporibus ad ipsas vénérant thermas.

4. Benjamin de Tudèle (mort en 1173). Itiner. Beniamini Tudelensis, etc.. Antverpiae, MDLXXV, p. 22. << Sunt illic thermae nativae aquis medicatissimis, quae a variis aegrotantibus salubriter petuntur ; maxime vero a Longobardis, qui aestivo tempore remedii quaerendi causa eo veniunt. » — Conrad de Qu0rfurth (lettre écrite en 1194), dans Pertz, Mon. Germ., XXI, p. \94-195. — Cf. aussi Gervais de Tilbury, Script. Brunsvic. illustr. cura G. G. Leihnitii, Hanover, MDCCX. Vol. I, p. 963 (ch. XV des Acta Imperialia, écrits en 1212. G. de Tilbury avait été à Naples en 1190). Cités par Percopo, cf. ci-dessous note 5.

5. Le poème de P. d'Eboli intitulé De Balneis Terrae Laboris, fut écrit entre les années 1212 et 1221, et dédié à l'empereur Frédéric II. De ce poème dérive le Libellus de Mirabilibus civitatis Putlieolorum, duquel sont tirés à leur tour les Tratiati dei bagni di Pozsuoli, qui suivent la Cronica di Partenope. Du poème de P. d'Eboli sont imités directement un poème napolitain du xiv siècle, publié par M. Percopo, et un poème français de la Biblioth. Nation. (Ane. fonds fr. 7471). — On consultera sur toute cette littérature du moyen âge Huillard-BréhoUes {Mém. de la Soc. des Antiq. de France, XXl" vol., Séance du 19 décembre 1851), et Percopo, / Bafjni diPozzuoU, poemetto napoletano det secolo XIV, dans VArcfiiv. storico per le provincie napoletane, XI, p. 598-750 (étude surtout philologique, mais où sont rassemblés de nombreux textes intéressant l'histoire des bains de Pouzzoles au moyen âge).

6. Percopo, art. cit., p. 610, note 1. — Dans presque tous les manuscrits du poème latin, il est question de ces emprunt? faits à Oribase,

Ce renseignement est sujet à caution. Pierre d'Eboli se réclame d'Oribase, semble-t-il, pour inspirer plus de confiance au lecteur; mais il est douteux qu'il lui ait emprunté ses notices. Son poème est en effet divisé en autant de petites pièces qu'il y avait de sources, et chaque pièce porte le nom qui était, au moyen âge, celui de la soui^ce. Il faudrait donc qu'il eût d'abord fait le travail de critique, consistant à retrouver dans les sources, désignées au moyen âge par un nom spécial, celles dont Oribase aurait décrit les vertus, et à les identifier. Son poème paraît simplement la rédaction versifiée du résultat des expériences médicales de l'École de Salerne. D'autres médecins de l'École avaient écrit, comme Pierre d'Eboli, sur les eaux de Pouzzoles, par exemple le médecin Giovanni, dont le manuscrit a été récemment publié par M. Giacosa '. En outre il y avait, au moyen âge, près de chaque source, une inscription faisant connaître les maladies qu'elle guérissait 2. La légende attribuait ces inscriptions, comme la construction des thermes, à Virgile. C'étaient soit des inscriptions antiques, soit des inscriptions plus récentes, mais rédigées d'après d'autres plus anciennes. Elles me semblent être les véritables inspiratrices du poème de Pierre d'Eboli et des opuscules des médecins de Salerne.

Ces réserves étant faites, il faut considérer le poème de Pierre d'Eboli comme un document topographique utile. Gomme depuis l'époque romaine les bains servirent sans interruption, il y a de grandes probabilités pour que les 32 sources énumérées par Pierre d'Eboh aient été, sinon toutes, du moins presque toutes connues des Romains (quelques-unes pouvaient avoir été découvertes depYiis),

1. Giacosa, J/a^is/rt Salernitani nondum edili. Catalogo ragionato délia esposizione di storia délia medicina aperla in Torino nel 1898 (Torino. Bona edit. 1901, p. xviii-733 con âtlfintc). — - Cf. p. 335 et suiv.

2. Gervais de Tilbury, l. c. « Est etiam in civitate Neapolitana civitas Puleolana, in qua Virgilius, ad utilitatem popularem et admirationem perpetuam, balnea construxit miro ai-tificio aedificata, ad cuiusvis interioris ac exterioris morbi curationem profutura, singulisque cochleis singulos titulos superscripsit, in quibus notitia erat, oui morbo quod balneum deberetur. » D'autres traditions (Percopo, art. cit., p. 601, 606, 609 ; Pétrarque, Epist., V 4), attestent encore l'existence de ces inscriptions, au sujet desquelles les éditeurs vénitiens du recueil : De halneis omnia quae exsiant apiid Graecos, Latinos et Arabas (Venise, MDLIII), me semblent avoir fait une très vraisemblable conjecture : « Ex his omnibus probabilem conjecturam facere poteris antiquitus in singulis quibusque balneis scriptum fuisse, quo quisque morbo fuisset liberatus, et quae ibi scripta erant a medicis postea observata et ab Alcadino (= P. d'Eboli) in versus fuisse conjecta » (cité d'après Bartoli, Therm. Arag., Prodr., p. 33). — Tout ce qu'on peut dire d'Oribase, comme inspirateur de P. d'Eboli, c'est que le X° livre de cet auteur, que les médecins de Salerne connaissaient certainement, était consacré à l'étude des eaux minérales, et que celles de Pouzzoles et de Baia pouvaient y être citées comme exeniples (Cf. Oribase : ed. Bussemaker, X, 3 : Tispi roiv aÙTOçuûv Xoutowv. 5 : Ttipi «Ûtoçuôv 58atTwv. 40 ; Tzzpi àçp iSpcoTrjpiwv).

LES EAUX MINÉRALES DE POUZZOLES ET DE BAIA

Après Pierre d'Eboli, les eaux de Pouzzoles continuèrent d'être en usage ^ La connaissance des noms et de remplacement des sources se transmit, de génération en génération, dans les poèmes ou descriptions en prose des Bagni di Pozzuoli, depuis P. d'Eboli jusqu'aux temps modernes. En s'aidant de ces poèmes, des traditions, et en procédant à des recherches topographiques et à quelques fouilles, le médecin espagnol Bartoli composa au xvn" siècle un ouvrage précieux sur les bains de Pouzzoles ; il y indiqua l'emplacement des soui'ces et des ruines subsistantes (ces dernières décrites, d'ailleurs, très insuffisamment). C'est également d'après ces recherches que Bartoli rédigea des inscriptions (au nombre de trois), qui indiquaient la situation et les noms de toutes les sources entre Naples et Misène ^. Au commencement du xix» siècle. De Sariis écrivit une Thermologia PiiteoUna, ouvrage médiocre, mais contenant des renseignements utiles ^.

Quelques manuscrits des imitateurs de Pierre d'Eboli sont illustrés de miniatures ou de dessins représentant des baigneurs qui désignent d'un geste la partie malade du corps, pour laquelle est bonne l'eau minérale dont ils font usage Ces miniatures ne semblent pas une pure invention des dessinateurs du moyen âge; elles étaient grossièrement inspirées de figures sculptées antiques, qui décoraient certaines salles des bains romains de Tritoli, ainsi que le donnent à penser des documents du moyen âge

\. On trouvera dans Bartoli un exposé des diverses restaurations faites du xiii^ au xvii" siècle.

2. Brève ragffuaglio de' Bagni diPozzuolo dispersi, investigati per ordine delV Eccmo Signore D. Pietro Antonio d'Aragona vicerè, e ritrovati da S. Bartoli (Naples, 1667). — Du même : Thermologia Aragonia, sive hisloria naturalis Thermariim in Occidentalis Campania". ora, inter Pausilippum et Misenum scatentiam, etc.. (Naples, 1679, 2 vol. Le 1" vol. est intitulé Prodromus, le second Balneorum ager). On trouvera dans cet ouvrage les 3 inscriptions rédigées par Bartoli et dites de Pierre d'Aragon.

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