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STATUES ET BUSTES

Statue sans tête, manquant des deux avant-bras (qui n'étaient pas taillés dans le même bloc, car on y voit encore les trous qui servaient à les ajuster). Le pied droit et une partie du pied gauche manquent aussi. Le personnage est représenté debout, vêtu d'une ample toge qui dessine de nombreux plis. C'est Mavortius Lollianus, personnage considérable du iv* siècle et patron de la ville de Pouzzoles, comme le prouve l'inscription retrouvée avec la statue.

Notizie degli scavi, 1885, p. 393.

N° 23. Autre statue de Mavortius Lollianus. — Haut : 30. Retrouvée en 1704 dans les jardins de Don Pedro di Toledo, à la Malva, c'est-à-dire non loin de l'endroit oiî a été retrouvée la statue précédente (cf. les Avvisi di Napoli (19 février 1704), cités par Gervasio dans son article : Iscrizione di Mavorzio [Accad. Ercolanese, tome VIII, p. 15), avec l'inscription CIL., X, 1696.

Mavortius Lollianus est représenté debout, vêtu de la toge, dans l'attitude de la marche, la jambe gauche avançant légèrement. Dans la main droite tendue il tient un volumen(qui est une restauration); le bras gauche légèrement plié retombe le long du corps.

Cette statue se dresse aujourd'hui sur la place publique de Pouzzoles (Corso Vittorio Emanuele).

N° 24. Statue d'un HOMME VÊTU de la toge. — Haut : 1™69. Retrouvée à une trentaine de mètres au sud de l'amphithéâtre. La tête, le bras droit, la main gauche manquaient.

Ruggiero, Scavi, p. 144, (ann. 1869).

N° 25. Statue d'homme nu (Antinous?). — Cette statue, retrouvée près des ruines appelées Tempio di Diana, est un peu plus grande que nature. La main et le pied gauches manquaient. C'était, selon ceux qui la virent, une copie du type d'Antinous.

Ruggiero, Scavi, p. 144. Bull. delV Instit.^ 1838, p. 162.

N° 26. Statue d'une femme portant une couronne de laurier (Muse ?) — Retrouvée à Pouzzoles en 1743. « Statua a mezzo busto... d'alabastro fînissimo di tutta la più pulita struttura, avendo i capellicon trionfo di lauro intrecciati che la rendono assai vaga e bella, avendo anche il volto ridente. La quai intrecciatura di capélli parte si estende sulle spalle, e parte per l'omero sinistro fîno al petto... » (Ruggiero, Scavi, p. 236). — Statue d'une impératrice, à cause de la couronne de laurier ? (Livie porte la couronne de laurier sur des camées (Bernouilli, Ikonogr., II, 1, p. 105, 281). Mais la description qui nous est faite de la coiffure retombant Sur les épaules et sur la poitrine, et du visage souriant, rappelle plutôt le type des Muses (cf. S. Reinach, Rép., I, pl. 506 B, n" 1054A ; pl. 508, n" 1024, etc.).

N° 27 \ ^, •', ^. — Statues de] femmes retrouvées dans le VOISINAGE de l'amphithéâtre. — Daus le Bulletiino delV Istituto, 1841, p. 186, est signalée la découverte de plusieurs statues de

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femmes, dans le voisinage de Tamphithéâtre : deux statues colossales de femmes voilées, « le quali sono passate allo studio del SgT. Solari, ristauratore del R. Museo Borbonico... » ; — et 4 autres statues « muliebri... stanno ora esposte in casa del Sig. Gio. Batt. Casanova. Tre non hanno teste, délia quarta è staccata. L'una che alza il pallio colla destra verso la spalla sinistra, e Faltro braccio nel pallio tiene involto e pendente, atteggianiento comunissimo di simili figure, distinguesi per lavoro élégante e ben inteso. Délie altre trel'unaèdi dimensioni colossali, mostraunbel insieme, ma un' esecuzione convenzionale ed ordinaria ; le altre sono d'epoca tarda. » —

N° 28. Buste d'une jeune femme (musée de Naples). — Un bandeau étroit entoure la tête et retient les cheveux, lesquels font sur le front trois rangées de boucles. Sur le cou tombent deux boucles, séparées en deux à l'extrémité. La partie postérieure du buste est plate, et a un trou qui devait servir à fixer le buste contre une surface plane.

Nolizie degli scavi^ 1891, p. 59.

N°29. Buste de femme. — Haut. : Om28. « Testa in marmo indicante forse il ritratto di Livia.., ornata di leggiadra acconciatura di capelli ».

Ruggiero, Scavi, p. 243 (ann. 1852).

N° 30. Buste de femme. — Donné comme celui d'Annia Faustina, fille d'Antonin le Pieux et femme de Marc-Aurèle.

Acheté à Pouzzoles en 1777. Millin, Les Beaux-Arts en Angleterre, II, p. 66. Collection Townley, n" 63.

N" 31. Tête de femme. — Tête de femme jeune, aux traits fins et réguliers, brisée à la naissance du cou. La tête et le regard sont légèrement dirigés vers la gauche, les lèvres tombent un peu vers les coins. — Epoque romaine.

A Pouzzoles, chez l'abbé de Griscio.

2° BAS-RELIEFS ET SARCOPHAGES

N° 32, Base de la statue de Tibère, représentant les villes d'Asie-Mineure (Musée de Naples).

A. Côté principal. A droite de l'inscription latine (dédicace des Augustales à l'empereur Tibère), on voit une femme vêtue d'un long chitôn et d'un manteau jeté par dessus, couronnée d'une couronne murale, et tenant dans la main droite levée un objet qu'il est difficile d'identifier. L'inscription a disparu; les noms conservés des autres villes prouvent qu'il faut restituer ici Magnesia (dont les deux dernières lettres l.\ sont conservées),

BAS-RELIEFS ET SARCOPHAGES

A gauche de l'inscription est une femme vêtue jusqu'aux pieds d'un long chitôn, portant sur la tête une couronne murale, couverte d'un voile qui retombe sur les épaules. Dans la main gauche, cette femme tient un objet dont on ne saurait exactement déterminer la nature, mais qui paraît être soit une corne d'abondance, soit, plus probablement, un enfant plus petit que celui qui est à côté de la femme. Le bras gauche, baissé, est posé sur la tête d'un enfant nu, qui se tient debout, à côté, et qui lève la main droite. Dessous, on lit l'inscription : HENIA SArdeS VLLORON. C'est la ville de Sardes, représentée comme une déesse vtouporpocpoç.

B. Côté latéral de droite. — Philadelphea. Femme revêtue d'un long chitôn, tombant jusqu'aux pieds, et d'un manteau passé pardessus et noué à la taille. Les traces d'une couronne, et celles d'un voile qui retombait derrière la nuque, sont encore visibles. La main gauche, baissée, tient un objet qui a la forme d'un long bcâton.

Tmolus. Jeune homme nu. Sur la poitrine est passée la nébride, allant de l'épaule droite au côté gauche. Les pieds sont chaussés de bottes courtes. La main droite levée tient un cep de vigne ; le bas du bras gauche est brisé. Figure rappelant, par certains détails, le type du dieu Dionysos.

Cyme. Femme portant une couronne de tours, vêtue d'un long chitôn laissant à découvert le bras droit et le haut de la poitrine, et noué autour de la taille. Le bras droit baissé tient un objet de forme ronde, qu'il est impossible d'identifier.

G. Face postérieure. — Temnos. Jeune homme portant sur la tète une couronne murale: Tout le haut du corps (ventre et poitrine) et le bras droit sont nus. Un manteau couvre le bras gauche et la partie inférieure du corps. Les pieds sont chaussés de bottes courtes. La main gauche baissée tient un thyrse retourné. La main droite est brisée.

Cibyra. Figure en partie cachée par les deux voisines. Amazone vêtue d'un court chitôn n'allant qu'aux genoux, chaussée de petites bottes, portant dans la main gauche une lance avec un bouclier rond. Sur la tête, un casque surmonté d'une aigrette.

Myrina. Femme vêtue d'un long chitôn tombant jusqu'aux pieds, et d'un manteau dessinant de nombreux pHs et recouvrant aussi la nuque et le derrière delà tête, couronnée d'une couronne murale, appuyant le bras gauche sur un trépied, qui est ceint d'une guirlande de vigne et décoré d'une tête de bon, et tenant dans la main gauche une branche de laurier. La main droite levée est brisée.

Ephèse. Amazone. Sur le court chitôn, qui est noué à la taille et qui laisse la poitrine nue, est jeté un petit manteau, noué sur les reins de manière que l'extrémité en retombe derrière les jambes. Aux pieds, de petites bottes. Sur la tête, une couronne de tours, d'oii sen^blent sortir des flammes. La main droite levée tient un

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bouquet d'épis et de graines. La main gauche est brisée. Le pied gauche est appuyé sur un masque barbu (symbolisant le Gaystre, selon 0. Jahn). A gauche, une colonne cannelée, surmontée d'une effigie de l'Artémis d'Ephèse.

Apollonidea. Vêtue en Amazonne, chaussée de courtes bottes, et portant sur la tête une couronne murale. Elle tient dans la main droite un objet qui ressemble à un oiseau (?)

Hyrcania. Femme vêtue d'un court chitôn qui ne descend qu'aux genoux, et sur lequel est passé un manteau. La tête est coiffée d'une calotte ronde, d'où s'échappent les cheveux bouclés.

D. Côté latéral de gauche. — Moslene. Femme vêtue d'un chitôn qui laisse nus les bras, la jambe et la cuisse gauches. Pas de couronne murale. Dans les plis que le chitôn dessine sur la poitrine, des fruits. La main droite baissée semble porter un bouquet de fle urs ou de fruits.

Aegae. Femme portant sur la tête une couronne murale, vêtue d'un chitôn qui laisse nus le sein droit et la jambe droite, ainsi que les bras. La main gauche tient un dauphin, la main droite le manche d'un objet, qui est probablement un trident dont la fourche est brisée.

Hierocaesarea. Amazone portant une couronne murale, vêtue d'un court chitôn, chaussée de petites bottes. Tous les attributs ont disparu.

On consultera, pour l'interprétation de ce monument, l'article d'O. Jahn, dans les Berichte der Kônigl. s'àchs. Gesellsch. der Wissensch., 1851, p. 123 et suiv. — Michaelis, dans le Bull. delV ht., 1858, p. 135-136. —C/L., X, 1624. — Cf. ci-dessus, p 104 et suiv.

N° 33. Bas-rei.ief avec des caryatides (Musée de Naples), — Larg. ]«>,04 ; haut. 0, 95.

Plaque de marbre supportant une corniche où on lit l'inscription: Tfi EXXà8i To Tpoiraiov àtJTxO-ri. chaque côté sont deux pilastres avec deux caryatides supportant d'une main la corniche et tenant dans l'autre main, qui tombe le long du corps, un pli de leur vêtement. La tête de chaque caryatide est surmontée d'un modius ; elles ont aux pieds de hautes sandales, et sont vêtues d'une longue robe par dessus laquelle est passée une tunique sans manches. Au milieu de la plaque on voit une plante avec des branches en arabesques et des fleurs stylisées. Devant cette plante une femme est assise, dans une attitude mélancolique, appuyant son menton sur sa main droite. — C'est probablement une copie d'une œuvre plus importante. — Cf. ci-dessus, p. 108, fig. 4.

Gerhardt et Panofka, op. cil., n° 497.

N° 34 Bas-relief représentant un aurige et un cavalier. — En 1886, à Pouzzoles, dans la via Rosini, « furono recuperati 2 cunei di un medesimo arco marmoreo, dello stesso monumento, uno dei

BAS-RELIEFS ET SARCOPHAGES

quali tra due quadrati, il primo col lato intero, e Taltro a metà, perché in esso corrispondeva la giuntura del cuneo seguente ». Le carré entier porte au milieu, en un relief très saillant, un quadrige avec Taurig-e nu, portant sur la tête une couronne radiée, le fouet dans la main droite, les rênes dans la gauche ; au fond, une branche d'arbre. — Dans le cadre voisin on voit un bras tendu vers le bas avec une main tenant une couronne, ainsi que deux ailes et un manteau volant appartenant à la même figure.

Dans le deuxième carré est une figure d'homme nu, qui tient avec la main droite une torche allumée et qui enfourche un cheval.

Notizie clegli scavi, 1886, p. 129. —

N^Sôet 35 bis. Deux bas-reliefs représentant des navires (Musée de Naples). — Le premier est haut de 0,95, large de 0,81 ; le second haut de 0, 85, large de 0, 79. — Trirèmes avec 7 rameurs et le pilote à son gouvernail. Il n'y a rien de particulier à remarquer sur la forme des navires ni sur leur ornementation, sinon que la trirème du second bas-relief porte à l'arrière un mât avec une banderole flottante, et à Tavant une tête de Méduse ainsi que Timage d'une divinité très grossièrement représentée, qu'il est impossible d'identifier. La première trirème a les rames tournées vers la droite, l'autre vers la gauche.

Miiseo Borbonico, tome III, pl. XLIV. —

N° 36. Bas-relief représentant une scène rustique (Petit disque en pierre). — Un paysan, tourné vers la gauche, vêtu d'une longue tunique, est assis sur une pierre et trait une vache dont le lait tombe dans une jarre. La bête est tournée vers la droite.

A Pouzzoles, chez l'abbé Criscio.

37. Bas-relief représentant un soldat. — « Bassorilievo dénotante una figura militare armata di spada, asta e piccolo scudo, dell' altezza una testa meno del vero, poco corrosa e frammentata solamente nell' estremità délie mani e del naso... E scolpita in una specie di nicchia, e dalle riprese ove ancora esistono dei frammenti di métallo non devo ingannarmi sunponendola appartenente a qualche nobile edifizio. ». — Marbre grec. Travail, paraît-il, d'une bonne époque.

Ruggiero, Scavi, p. 240.

N° 38. Vase de marbre avec les figures de Paris, Hélène, Aphrodite et Eros. — Paris debout, vêtu d'un manteau agrafé sur l'épaule et retombant sur le dos, coilfé du bonnet phrygien, regarde Hélène, tandis qu'Eros, les ailes déployées, lui saisit la main droite et fait mine de vouloir l'entraîner vers Hélène. Celle-ci est assise, occupant le milieu du vase; elle appuie pensivement la tête sur sa main droite, et laisse pendre son bras gauche, dans une attitude de confusion, de pudeur et aussi de coquetterie. Aphrodite, assise à côté d'elle, passe son bras droit autour de sa nuque, et lui montre Paris de la

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main gauche. — Trois Muses occupent le reste du bas-relief. Immédiatement derrière Hélène, une Muse, enveloppée dans un manteau aux plis nombreux, hors duquel on voit sortir sa main gauche tenant un volumen, appuie ses deux coudes sur une sorte de pilier ou stèle, et soutient sa tête avec sa main droite. Les deux autres Muses font de la musique : l'une souffle dans une double flûte, l'autre joue de la lyre.

Ce bas-relief réunit des éléments empruntés à différents modèles : d'une part le groupe d'Hélène, de Paris et d'Aprodite connu par d'autres monuments (un bas-relief du musée de Naples, un autre du musée du Vatican, un cratère du musée du Gapitole...) ; d'autre part celui des trois Muses, inspiré des peintures de vases, comme celles où l'on voit Apollon avec trois Muses, dont l'une chante en tenant un volumen, dont la seconde joue de la flûte, et la troisième de la lyre.

On consultera sur le sujet ici représenté : 0. Orlandi, Le nozze di Paride e £'/ena (Rome, 1775) ; 0. Jahn, dans les Z?encA/e (/er Kôn. sâchs. Gesellsch. der. Wiss. (1850), p. 184-185; dans le Bullettino comunale (1880) : Le nozze di Èlena e Paride rappresentate di basso rilievo in un cralere deW Esquilino, par la comtesse Lovatelli ; article Paris, p. 1632, dans le Lexicon de Roscher.

— De tous les monuments analogues au vase de Pouzzoles, celui qui s'en rapproche le plus est le cratère du musée du Gapitole (cf. notamment la présence des trois Muses derrière Aphrodite et Eros {BulL comun., l. c, tav. VH, VHI). — Ce vase, dit Vase Jenkin, fut retrouvé à Pouzzoles au xviii^ siècle, et vendu par le marchand d'antiquités Jenkin à J. Smith Barry.

Spécimens of Ane. Sculpt , II, 16. — MûUer-'Wieseler, Denkm'àler der ant. Kunst, II, 27, 295.

N° 39-39 Àis. Deux CAISSONS en marbre sculpté (Musée de Naples).

— Fragments de deux caissons en marbre sculpté, séparés par des dessins ornementaux et pqrtant l'un une rosace, l'autre une tête de Méduse.

Mus. Borbonico, VI, pl. XXVII, fig. 3.

N" 40. Petit bas-relief en forme de fronton (Musée de Naples).

— Retrouvé dans l'amphithéâtre. Haut. 0'"40; largeur 73 (Gâtai, du musée : 11° 6703).

On voit dans un cercle, au milieu, le buste de Jupiter, à côté duquel sont des aigles et la foudre.

Ru ggiero, Scavi, p. 139.

N" 41. Base de statue, portant en relief une tête de Méduse. — « In un lato è scolpita a bassorilievo la testa di una Medusa d'un lavoro grandiose e squisito. La massa dei capelli è distribuita in ciocche lavorate con istile greco ; il tutto d'una scuola che ricorda la più bella epoca dell' arte. »

Ruggiero, Scavi, p. 147,

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N° 42. Trapézophore de marbre (Musée de Naples). — Trapézophore d'un beau travail, constitué par une table que soutiennent deux Chimères à tête de lion avec des cornes. Au milieu est une arabesque avec un petit bas-relief représentant un visage humain. De l'autre côté, une corne d'abondance avec des grappes de raisin.

Mus. Borb., VII, tav. XXVIII, fig. 2.

N°43. Fragment d'un trapézophore en marbre (Musée de Naples). — Ce trapézophore était soutenu par des Chimères à tête de tigre. Le milieu d'une des faces latérales était orné d'élégantes arabesques, auxquelles étaient suspendues des grappes de raisins. De l'autre côté étaient représentées deux chèvres affrontées, en train de lutter.

Mus. Borb., VII, tav. XXVIII, fig. 4 et 5.

N" 44. Bas-relief de l'époque chrétienne, avec les figures du Christ et de saint Pierre. — Pierre portant originairement une inscription, laquelle fut effacée quand on sculpta le bas-relief. Celui-ci représente une croix. Sur le côté droit, l'image grossière de saint Pierre nimbé, tenant dans la main droite un volumen et dans la gauche un trousseau de deux clefs. Sur le côté gauche, l'image, également grossière, du Christ tenant dans la main gauche un volumen, et faisant avec la droite le geste de bénédiction.

A^o^iz. i/egr/iscaui (1886), p. 129.

N° 45. Petit piédestal, portant en bas-relief les images de saint Paul et de saint Pierre. — Piédestal de I'"l5 de haut, portant, en bas-relief, une croix sur le côté principal, sur un des côtés latéraux saint Pierre, et sur l'autre saint Paul.

Ruggiero, Scavi (ann. 1851), p. 191.

N** 46. Urne en marbre (Musée de Caserte). — Petite urne de marbre, portant aux angles deux têtes d'Ammon, d'où pend un feston avec des oiseaux.

Mostra in Caserta^ p. 51.

N° 47. Sarcophage avec un bas-relief représentant Prométhée et des divinités (Musée de Naples). — Prométhée est assis devant un cadavre sur lequel il étend la main. Eros pose un pied sur le corps de l'homme mort , en renversant une torche ; en même temps , il tend le bras gauche dans la direction d'une femme. Psyché, qui symbolise l'âme se séparant du corps, comme s'il voulait encore la retenir. Mais elle est elle-même saisie déjà par Hermès Psychopompe, qui essaie de l'entraîner dans le monde souterrain, malgré sa résistance et son geste de refus. — A droite de Prométhée, une Parque debout tient son fuseau et penche légèrement la tête. Tous ces personnages, Prométhée, la Parque, Psyché, Éros, Hermès ont un rapport direct avec la création et avec la mort de l'homme. Les autres personnages, représentés sur le sarcophage, poiU dçstinés à exprimer la pensée que l'homme, comme toute chose

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sur terre, est soumis au maître du monde souterrain. Le sculpteur a groupé les dieux du monde supérieur et ceux du monde inférieur, en plaçant au milieu d'eux la divinité qui sert d'intermédiaire. Nous voyons à droite Jupiter, portant le sceptre dans la main gauche et une patère dans la main droite; à côté de lui est Hèra, qui porte un sceptre dans la main gauche. De l'autre côté de la figure centrale de Prométhée, c'est-à-dire dans la partie gauche du sarcophage est Poséidon, reconnaissable au trident qu'il tient dans la main droite et à un dauphin qu'il porte dans la main gauche; un peu plus bas et s'appuyantà lui se trouve, à sa gauche, Hadès, caractérisé par son chitôn à longues manches et par le voisinage des êtres infernaux. Au milieu du sarcophage, juste au-dessus de Prométhée, est Hermès, tenant son caducée dans la main gauche et donnant à Hèra, qui tend la main droite pour la recevoir, une bourse (sur une peinture de Pompéi, on voit de même Hermès en train de donner une bourse à Déméter, et celle-ci la reçoit dans son manteau ouvert. Helbig, Wandgemlilde, n" 362). — Entre Héra et Zeus, on voit le haut du corps et la tête d'une déesse, peut-être Cybèle, peut-être plutôt Aphrodite portant la (jTscpàvYi. Aux pieds de Poséidon est étendue Thalassa, symbolisant le domaine sur lequel il veille ; elle a sur le front deux cornes recourbées, et tient dans ses mains une rame et un monstre marin ; à côté d'elle est un oiseau aquatique. Derrière Hadès sont les êtres du monde souterrain ; un petit garçon dort, les deux mains posées sur son genou gauche contre lequel il appuie la tête : c'est Hypnos ; enfin vient Artémis-Hécate, gardienne de l'Enfer et déesse des tombeaux ; elle tient dans la main gauche la chaîne du chien Cerbère, qui tend vers elle une de ses gueules qu'elle prend dans sa main droite ; elle est assise sur des têtes de mort et sur un cadavre.

Aux deux coins du sarcophage, dans le haut, sont représentés Hèlios et Sélènè avec des Génies qui les escortent. Sélènè, du côté où sont les divinités infernales, est montée sur un char attelé de deux chevaux; en face Hèlios, avec sa couronne de rayons, est également monté sur son char. Il est possible que la figure d'homme qui apparaît devant lui, à mi-corps, tenant des deux mains un vêtement qui dessine au-dessus de sa tête un arc de cercle, représente l'Aether ou le Ciel. Sélènè est précédée d'Hespéros, qui porte une torche. Entre Héra et Hermès est un génie du vent, la tète tournée vers la gauche, souillant dans une trompe qu'il soutient au bout de son bras droit tendu. Un génie de l'air est aussi représenté entre Hermès et Poseidôn. — Deux figures de femmes, symétriquement représentées sous le char de Sélènè et sous celui d'Hèlios, portent au-dessus de leur tête une draperie flottante qui se recourbe en arc de cercle.

A droite du sarcophage, s'opposant symétriquement aux divinités

ËAS-tlËLtEP'S ET SARCOf HAGES

infernales de gauche, on voit Héphaistos en train de forger et de donner des coups de marteau sur une enclume tenue par Gaia que Ton voit, dans le coin, à demi-couchée, avec ses attributs habituels. Au-dessus d'Héphaistos, un être semble descendre du ciel en agitant une torche sur sa tête. A côté de ce Génie, à droite, on en voit un autre qui porte dans sa main gauche un objet qu'il n'est pas facile de déterminer (peut-être un serpent?).

Pour l'explication religieuse et mythologique de ce sarcophage, on consultera : Gerhardt et Panofka : Neapels antike Bilciiverke, p. 52 et suiv. ; — 0. Jahn, Berichte der kôn. sâchs. Gesellsch. cler Wiss. (1849), p. 158 et suiv. ; — Welcker, Antike Denkmâler, t. II, p. 286 et suiv. ; — Conze, De Psychés imaginihus quihusdam (Berlin, 1855), p. 18 et suiv. ; — MûUer-Wieseler, Denkmâler der anl. Kiinst, II, p. 27.

Le sarcophage a été découvert en 1817 dans une tombe dont la description est donnée p. 349 (Palladini, Descrizione d'un sepolcreto scoperto in Pozzuoli, Naples, 1817). Sculpture assez grossière, de la tin de l'Empire.

Des reproductions (très imparfaites) sont données par Mûller- Wieseler, taf. LXVI, n^SAl, et par 0. Jahn, art. cit., pl. VIII.

N° 48. Sarcophage AVEC la figure de l'Océan. — Longueur : l™ 47. Marbre blanc. — Au milieu de la face principale du sarcophage, on voit la figure de l'Océan, de face, avec sa chevelure et sa barbe ondoyantes. De chaque côté des tempes sort des cheveux une patte de crustacé. A droite et à gauche, deux petits Amours ailés se tiennent chacun sur le dos d'un monstre marin : le monstre de gauche a une tête de taureau avec trois cornes, et les pattes de devant terminées par des sabots de taureau. L'extrémité du corps finit en queue de poisson. Le monstre de droite a une queue de poisson, une tête et une crinière de lion et des pattes d'oiseau. Sous ces animaux sont représentées les vagues de la mer. Les côtés étroits du sarcophage portent chacun un griffon accroupi sur ses pattes de derrière. Ces scènes symbolisent le passage des âmes à travers l'Océan pour arriver aux Iles Fortunées. Les griffons habitaient les confins du monde, où on plaçait le séjour des Bienheureux.

Bull. arch. Nap., N. S., VI, p. 59-61 (tav. VI, n°^ 1, 2, 3).

N" 49. Sarcophage avec des Centaures et des Amours. — Dimensions : 1" 88 y^Q^ ibyc 0'" 49. — Sur la plaque de front est sculpté à gauche un char monté par deux petits Amours que traînent deux Centaures, dont l'un joue de la lyre, et l'autre de la trompette. Suivent : un Amour jouant de la cymbale ; deux autres qui dansent; un quatrième tenant une torche; un cinquième jouant de la trompette; une sixième tenant une panthère par la queue ; le septième

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danse. Deux chiens courants accompagnent le char et les Amours. — Sur les côtés, festons et feuillages. Bull. arch. Map., l. c.

N° 50. Sarcophage avec des Tritons et des Néréides (Musée de Naples). — Au milieu, deux Tritons barbus, ayant sur le front la double corne recourbée en forme de demi-lune, portent un médaillon soutenu par un petit Génie. Sur leur croupe sont assises des Néréides, à moitié nues, avec une ceinture sous les seins ; elles passent le bras droit autour du cou des Tritons, et de leur main gauche tiennent leur vêtement qui flotte en demi-cercle au-dessus d'elles. Au coin du sarcophage, deux Tritons imberbes tiennent embrassées par la nuque deux femmes semblables aux précédentes; dans l'autre main, ils portent une sorte de long bâton. Les deux femmes font de la musique : celle de droite joue d'un long instrument à cordes, dont le manche se termine en forme de demi-lune, et dont la caisse sonore a une forme triangulaire. L'instrument dont joue la Néréide de gauche a la forme d'une lyre. Sous les Tritons sont représentés les flots de la mer, avec de petits Amours assis sur des dauphins.

A rintérieur du médaillon est le portrait d'une femme qui joue du même instrument à corde que la première Néréide. Ce sarcophage était donc celui d'une musicienne.

N° 51. Sarcophage avec une femme assise et des amours ailés. — Dimensions : G'" 65 X 2» 65 X 2" 50. — Sarcophage de très basse époque. Sur la face pi-incipale, quatre figures en bas-relief. Au milieu, une femme est assise, la joue appuyée sur la main gauche, et le bras droit passé au-dessus de la tête. Autour d'elle, trois Amours ailés : deux devant, tenant dans la main des guirlandes, et un derrière, portant un gros oiseau.

Ruggiero, Scavi (1852), p. 151.

N° 52. Sarcophage avec un portrait d'homme. — Médaillon porté par deux Amours ailés, dont l'un tient une lyre. A leurs pieds sont des masques et deux corbeilles remplies de fruits. Sous le médaillon, on voit deux petits Amours pleurant, et deux colombes. Dans le médaillon, un buste d'homme. Le frontispice du couvercle porte une inscription (C/L., X, 2812) maintenue par deux Amours. Deux autres Amours, à côté d'eux, portent des cornes d'abondance.

Ruggiero, op. cit. (1868), p. 159.

No 53. Sarcophage avec un portrait de femme (Musée de Naples). — Retrouvé dans la même tombe que le précédent. — Au milieu est un buste de femme dans un médaillon soutenu par deux hippocampes sur le dos desquels deux Amours ailés jouent de la trompette. Aux extrémités du côté principal et sur les côtés courts, un Amour guide des dauphins et un lion marin. Sur le couvercle est un fronton rectangulaire dans lequel on voit, à droite un cerf

BAS-RELIEFS ET SARCOPHAGES

marin et un griffon, à gauche un hippocampe et un lion marin; dans le milieu est l'inscription C/Z-., X, 2259. Ruggiero, Scavi (1867), p. 158.

N° 54. Sarcophage avec un portr.ut d'homme. — Retrouvé via Campana (fond Cajazzone). — Sur la face principale, deux Nymphes assises sur des Triions soutiennent le portrait du défunt dans un médaillon. Ces Nymphes sont accompagnées de Génies divers et d'autres Tritons. Style, paraît-il, médiocre.

Ruggiero, op. cit.^ p. 189.

N" 55. Sarcophage avec deux portraits (Musée de Naples). — Haut. : 0"82, long. 2™ 15 (Couvercle : long. 2'" 16, haut. O-" 16). — Trois Génies funèbres, deux aux angles et un au milieu, soutiennent d'élégants festons de pampres, de fruits et de divers feuillages, entourant deux bustes : à gauche, celui d'un homme barbu, vu de face, vêtu d'une tunique serrée à la taille par une ceinture ; et à droite, celui d'une femme dont les cheveux tombent en boucles sur les épaules. Aux coins du couvercle, les masques de Méduse. La face du couvercle est ornée de chevaux et de monstres marins, conduits par des Génies ailés. Il faut remarquer la présence, dans les festons, des pommes de pin consacrées à Déméter, ce qui semble indiquer une dévotion particulière que les défunts auraient eue pour cette déesse.

NouiK Catal. des marbres (Musée de Naples) : 6005.

N° 56. Sarcophage avec une bacchanale. — Sarcophage avec un bas-relief représentant une bacchanale, dont on ne nous fait d'ailleurs aucune description.

Ruggiero, Scavi, pp. 189, 192.

N° 57. Monument funéraire avec deux bustes en haut-relief (Musée de Naples). — Monument funéraire de M. Antonius Trophimus avec les portraits en haut-relief du défunt et de sa femme. A gauche Thomme, chauve, vieux, vu de face ; à côté de lui, sa femme, vêtue d une tunique laissant à découvert le cou et le haut de la poitrine.

Au musée, sous le n° 3459.

N° 58. Pierre funéraire avec le buste d'une jeune fille (Musée de Naples). — Pierre funéraire de M. Metilia Marcia [CIL., X, 1905, add.), avec le buste de la jeune fille vue de face (le ne/ et la bouche sont endommagés). Chevelure ondulée.

N" 59. Cippe. — « Cippus marmoreus triangularis ornatissimus. In uno latere bacchas cum face, in altero bacchas cum thyrso ; in tertio ara cum muliere sacrificante. »

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