Cf. ch. II (2° part
HISTOIRE MUNICIPALE DE POUZZOLES
dio Caesare Augusto^ l'abréviateur laissa de côté le premier mot 1. Pour Pouzzoles, l'abréviateur a omis aussi le nom de l'empereur, vraisemblablement Vespasien, comme nous l'établirons plus loin.
Le second document est une inscription de Rusicade : Gen{io) Col[oniae) Pui[eolanae) Aug[ustae) sac[rum) Cette inscription ne prouve pas que Pouzzoles fut colonie d'Aug-uste 3. La présence des seuls mots Colonia Pufeolana Augusta n'exclut pas la possibilité que les titres Neronensis Claudia ou Flavia soient sous-entendus. Si tous les noms de la colonie ne sont pas gravés ici, remarquons qu'ils ne le sont pas davantag-e dans l'inscription des marchands tjriens, qui date de l'an 174 ap. J.-C, et oîi Pouzzoles est simplement appelée y.oXwvia -egaaxY) lloxiiXo'.ç.
La théorie de Mommsen supprimerait donc toute difficulté. Mais elle a été soumise à une critique très judicieuse et très attentive par Bormann 'i, Cuntz et Detlefsen dont les conclusions me paraissent devoir être adoptées. Il est impossible de donner aux mots quas ille in co prodidit numéro la sig-nification que Mommsen leur attribue; cela ne serait pas latin. In eo numéro ne peut vouloir dire que in earum {coloniarum) numéro s. En outre, un siècle et demi avant le temps des triumvirs, les colonies romaines avaient cessé d'être, en majorité, des coloniae maritimae, étonne fondait plus de colonies latines. Dans ces conditions il est à peine croyable que Pline, dans la crainte de confondre des colonies romaines avec des colonies latines, n'ait extrait de la liste chronologique qu'il aurait eue sous les yeux que des colonies postérieures à César. En fait, ainsi que le montre Cuntz, toutes les villes intérieures et maritimes, désignées par Pline comme colonies [coloniarum mentione signala) étaient des colonies d'Auguste, fondées après la bataille de Philippes ; elles seules étaient mentionnées dans la descriptio Italiae ; pour presque toutes, les documents