Cic, Ad. Attic, IV
HISTOIRE COMMERCIALE DE POUZZOLES
Ainsi lors des débats qui éclatèrent entre Ptolémée et les Alexandrins, ceux-ci envoyèrent à Rome une délégation de leurs concitoyens, pour réfuter les accusations du roi. Ptolémée résolut de ne pas les laisser arriver jusqu'à Rome. Il expédia à Pouzzoles des spadassins qui leur tendirent un guetapens; la plupart d'entre eux furent roués de coups ou assassinés K
L'activité et la prospérité du port se maintinrent sous Aug-uste et les premiers empereurs. Aucun signe de déclin, Stace dit de Pouzzoles : littora mundi hospila Diodore, parlant des ports d'Italie, nomme d'abord Pouzzoles, et met tous les autres sur le même rang, secondaire : zU Aaaiâpystav y.al £'.c -cà â'X).a k[j.r.6p:a ^. Les navires d'un riche négociant, Calpurnius, parcom-aient toutes les mers, allaient dans toutes les parties du monde^. La paix, la sécurité, l'ordre qui régnaient faisaient oublier aux marchands les périls des guerres civiles, des pirates, et ceux, pires encore, des Verrès et des Vatinius. Aussi lorsqu' Auguste venait à Pouzzoles, ils ne lui ménageaient pas leurs témoignages de joie et de reconnaissance. Un jour qu'il naviguait dans le golfe, « les passagers et les matelots d'un navire d'Alexandrie, qui était sur la rade, vinrent le saluer, vêtus de robes blanches et couronnés de fleurs. Ils brûlèrent même devant lui de l'encens, et le comblèrent de louanges et de vœux, en s'écriant que c'était pour lui qu'ils vivaient, grâce à lui qu'ils pouvaient naviguer, qu'ils jouissaient de la liberté, de leurs biens » La base consacrée à Pouzzoles en l'honneur de Tibère est un témoignage de l'activité commerciale de la ville aux débuts du premier siècle après J.-C.
Les ports qui auraient pu rivaliser avec Pouzzoles ne fai-
1. Ici., Pro Caelio, 10 (Alexandrinoruni pulsatione puteolana).