Diocl. Sic, V
4. CIL., X, 179'7 : L. Calpiirnio L. f. Cipilolino G. Calpurnio L. f. mercalores qui Alexundr . Asiai Syriae negotinnlnr. — Les Calpurnii construisirent le temple d'Auguste, et un quartier de Pouzzoles reçut d'eux son nom. L'inscription 1797 prouve qu'ils commerçaient dans toutes les parties du monde oriental. Les mercatores qui leur font cette dédicace étaient les négociants romains, italiens, organisés vraisemblablement en collège.
5. Suet., Aiuj., 98. Suétone ajoute : « Ces acclamations le rendirent si joyeux qu'il fit distribuer à tous ceux de sa suite quarante pièces d'or, en leur faisant promettre sous serment qu'ils n'emploieraient cet argent qu'à acheter des marchandises d'Alexandrie. »
POUZZOLES A l'époque ROMAINE
saient qu'un commerce peu actif ou limité. Naples était déchue. Les divinités orientales, à l'exception d'Isis ^ et de Mithra ~,y font défaut. Les inscriptions fournissent bien quelques noms d'Orientaux (Antiochus de Laodicée Hermoclès d'Alexandrie 4, Poseidonius de Béryte ^ Gatillia Gaurana, de Nicée 6) ; mais ce ne sont que des épitaphes ou de simples saints adressés à la personne amie. Aucune n'est consacrée à une divinité d'Orient, ne mentionne de sociétés commerciales. Il y a un constraste complet entre Pouzzoles, sans cesse en transformation, pleine d'agitation, ouverte à tous les apports exotiques, et Naples, paisible, fidèle à ses dieux, Démèter, Hébon, Sébéthos, à ses usages et à sa langue. Les commerçants de Naples sont des commerçants enrichis et retirés des affaires comme Trimalchion La ville nous apparaît, dans le Satyricon, comme une ville d'artistes, de lettrés, d'épicuriens; les étudiants la fréquentent; on y visite des galeries de peinture s. Virgile y compose les Géorgiques dans le recueillement 0, et Stace célèbre sa patrie, lieu tranquille où le repos n'est jamais troublé i".
Brindes, qui avait grandi à la même époque que Pouzzoles et pour les mêmes raisons, attirait une partie du commerce gréco-oriental. Elle approvisionnait la Calabre, l'Apulie, la Lucanie. Par la Via Appia, les marchandises remontaient vers Venouse ; au delà, entre cette ville et Bénévent, l'importation de Brindes était vraisemblablement concurrencée par celle de Pouzzoles, qui, à partir de Bénévent, l'emportait. Mais c'est à Brindes que s'embarquèrent toujours la plupart des voyageurs pour la Grèce 'i.
La concurrence d'Ostie et de Pouzzoles est plus intéressante. Si Pouzzoles était devenue le principal emporium de Rome,