Steph. Byz., s. v. KuStovîa
ÉPOQUE GRECQUE
s'étaient d'abord fixés en Crète, à Cydonia. Cet écrivain, parlant de la Cydonia crétoise, ajoute qu'il y avait en Sicile une seconde ville de ce nom : osu-epa t^ômc SixsXtaç. D'une part, la ville de Cydonia est inconnue en Sicile; d'autre part, Etienne de Byzance désigne quelquefois comme siciliennes d'autres villes de la Grande-Grèce, et même de la Campanie ; c'est le cas, par exemple, pour Pyxous, pour Sinuessa. — Or, comment expliquer cette homonymie d'une ville de Sicile et d'une ville crétoise, où les Samiens s'établirent en laissant des traces de leur passage ? M. Pais se demande si la Kuowv(a mentionnée par Etienne de Byzance ne serait pas un surnom donné à quelque ville samienne de l'Italie du sud Il hésite entre Zancle-Messana et Dicaearchia. Il faut plutôt se décider pour Dicaearchia. Les Samiens qui s'établirent à Zancle, vers 494, ne passèrent pas, autant qu'on le sache, par la Crète. On peut admettre au contraire que les Samiens, fondateurs de Pouzzoles, après avoir dû abandonner Cydonia occupée par eux pendant plusieui's années, transportèrent ce nom à leur établissement campanien, qu'ils considérèrent, dans leur série de migrations, comme une seconde Cydonia ~.
Rapports de Dicaearchia et de Cumès. — Strabon, décrivant les côtes de la Campanie, dit en parlant de Pouzzoles : £Tïtv£iov K'j[j.ata)v. Cumes, à l'époque de Strabon, était une petite ville déchue, Pouzzoles au contraire le grand port de l'Italie et de Rome. Il faut donc rapporter les mots iTCivetcv