LES MÉNINGITES
L'alimentation est toujours très difficile, en raison de. la résistance du malade et des vomissements . Hirt a bien insisté sur son importance. Il conseille le lait, le Champagne frappe, e b uUlon^le thé de viande, le vin même. Cette importance de l'alimentation doit être d'autant pins signalée que le , vieux préjugé de la diète disparu pour les autres maladies fébriles subsiste encore pour les méningites.
L'intervention chirurgicale ne paraît indiquée quelorsquon peut soupçonner un abcès du cerveau. La trépanation et le drainage des ventricules latéraux ont été. proposés en cas d'hydrocéphalie excessive. line semble, pas que ce moyen offre la moindre chance de succès.
Alors même que la guérison semble obtenue des précautions extrêmes seront recommandées. L'hygiène sera plus rigoureuse encore pour ces convalescents que pour les sujets nerveux simplement prédisposés à la méningite. On prescrira le régime à la campagne, le calme absolu. On combattra avec un soin particulier la constipation. Les études seront longtemps différées. Les éruptions cutanées (gourmes) qui peuvent survenir à la face ou au cuir chevelu seront respectées. Les cheveux seront maintenus ras. C'est surtout dans les familles qui ont déjà perdu un ou plusieurs enfants de méningites que ces précautions seront rigoureusement observées, si satisfaisante que puisse sembler la santé des enfants survivants.