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II. — Myélites

Dans les myélites d'origines et de localisations diverses le point important pour le traitement est encore de rechercher toujours et avant tout la syphilis. Dans la plupart des cas,

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alors même que l'origine syphilitique ne pourrait même être soupçonne'e, le traitement par l'iodure de potassium et les frictions mercurielles reste le plus efficace. C'est ainsi que dans la sclérose en plaques, Marie recommande à titre de résolutif de la sclérose l'iodure de potassium ou l'iodure de sodium donnés à petites doses et de façon continue. Contre l'élément infectieux qui parait jouer un rôle si fréquent dans la production des myélites et surtout de la sclérose en plaques, le mercure est peut-être encore le moins mauvais des médicaments. Plus rarement on songera à l'impaludisme et au sulfate de quinine. Il va sans dire qu'en cas de syphilis probable c'est le traitement intensif qui doit être prescrit.

Une erreur de diagnostic assez fréquente est la suivante. Dans beaucoup de maux de Polt, surtout dans ceux qui surviennent chez des sujets déjà un peu âgés les accidents de paraplégie attirent trop exclusivement l'attention. La lésion vertébrale est méconnue. On conçoit l'importance de cette erreur qui peut conduire à permettre la marche, à ne pas pratiquer suffisamment l'immobilisation et la révulsion.

Les intoxications constituent une des autres causes de myélite particulièrement importantes pour le traitement. On recherchera en particulier les intoxications par le plomb, l'alcool, l'oxyde de carbone, le sulfure de carbone, l'arsenic et le mercure.

Exceptionnellement les paraplégies d'origine traumatique dues à une luxation, à une fracture de la colonne vertébrale pourront être justiciables d'une intervention chirurgicale. En dehors de ces paraplégies traumatiques à grosses lésions on doit citer ces myélites beaucoup plus obscures qui surviennent à la suite d'une contusion, d'une simple entorse du rachis. Ces myélites ont été surtout observées après les chocs violents produits par les accidents de chemin de fer et sont souvent décrites sous le nom de railway-spine. Rien de plus difficile que leur diagnostic et leur pronostic. La simulation, le désir d'obtenir une grosse indemnité ont parfois dans les symptômes un rôle important. Souvent aussi les accidents rentrent dans le cadre de l'hystérie traumatique.

Les paraplégies d'origine hystérique, les pseudomyélites neurasthéniques sont également pour le diagnostic et le pronostic une source d'incessantes difficultés. Le seul conseil général qu'on puisse donner est de ne pas admettre trop facilement cette origine hystérique ou neurasthénique. Quand une paraplégie hystérique a été prise pour une myélite vraie tout au plus est-on exposé à la surprise, au fond agréable, de la voir guérir subitement d'un jour à l'autre. La déconvenue qui résulterait pour le pronostic de l'erreur inverse serait singulièrement plus fâcheuse.

Traitement. — En dehors des indications écologiques, le traitement général des myélites consistera dans la révulsion, l'hydrothérapie, l'électricité. La révulsion parles pointes de feu constitue l'agent le plus commode'et le plus efficace. Pour l'hydrothérapie on se défiera des douches trop violentes et froides. Hirt a employé avec avantage les bains tièdes d'une température de 23 à 25°, d'une durée de 1b à 30 minutes pris de préférence dans la matinée, trois ou quatre fois par semaine. On peut ajouter à l'eau du bain, du sel gemme, du sel marin, du carbonate de potasse. Dans l'électrisation on emploiera des courants continus très faibles (4 à 5 milliampères) et assez prolongés. Le pôle positif sera appliqué au point le plus douloureux de la colonne vertébrale. S'il n'y a pas de point douloureux on appliquera le pôle positif à la nuque, le pôle négatif sera promené sur toute la colonne vertébrale en commençant à cinq centimètres au-dessous du pôle positif. La faradisation des membres paralysés avec un courant assez fort, produisant une révulsion énergique, a parfois paru utile.

Il suffit de mentionner les soins nécessaires pour éviter les eschares du décubitus, pour éviter l'équinisme des pieds produit à la longue par le poids des couvertures. S'il y a rétention d'urine le cathétérisme sera fait d'une façon minutieusement aseptique. .

Les malades tant qu'ils pourront marcher devront le fa.re mais en évitant toutes fatigues. De grandes précautions seront prises contre les refroidissements.

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Certaines stations thermales pourront être très utiles dans le traitement de l'ataxie et des myélites. Une condition essentielle est que les malades y évitent le surmenage mondain si fréquent dans les villes d'eau. Lamalou et Balaruc sont surtout prescrits dans l'ataxie, Bourbonne, Bourbon l'Archambault, Bagnères de Bigorre dans les myélites. Ce traitement thermal ne sera conseillé que quand la période aiguë aura disparu, et en particulier, quand il n'y aura ni douleurs rachidiennes trop pénibles, ni crises fulgurantes de l'ataxie.

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