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VACCINE

profonde, d'un demi -centimètre de long. Dans les revaccinations chez l'adulte, on peut se contenter de faire quatre piqûres au bras gauche. Au moment de l'inflammation, la gêne sera beaucoup moindre que si les deux bras sont simultanément atteints.

Dans la vaccine normale, c'est au troisième jour qu'apparait une petite papule rouge. Au sixième jour, elle s'est transforme'e en vésicule plate, transparente. Au huitième jour, la vésicule devient louche, ombiliquée, elle s'entoure d'une auréole inflammatoire, les ganglions se prennent; la fièvre est a son maximum et peut atteindre 40°. L'inflammation est plus vive quand la vaccination a été faite à la jambe ou à la cuisse que quand elle a été faite à l'épaule. Ces phénomènes inflammatoires seront atténués en mettant du début au sixième jour un pansement à la vaseline boriquée et plus tard des compresses boriquées tièdes recouvertes d'un taffetas gommé.

Les vésicules vaccinales peuvent apparaître sur tous les points inoculés, ou sur un ou deux seulement. En ce cas Picot et d'Espine donnent le très bon conseil de faire avec le liquide des vésicules développées au sixième jour trois à quatre inoculations secondaires.

Complications de la vaccine. — La vaccine généralisée est rare ; elle s'observe surtout chez des enfants vaccinés pour la première fois et atteints de dermatoses généralisées et anciennes. La forme hémorrhagique est presque toujours mortelle, la forme confluente est aussi très grave.

A côté des cas où l'éruption générale apparait d'emblée, il estdescas où des vésicules se produisentàdistance par inoculation secondaire des vésicules au huitième et même au dixième jour. Ces inoculations secondaires peuvent se faire sur une écorchure, un point de la peau entamée par une dermatose. Leur siège est surtout la face, parfois la vulve ou l'anus. C'est en recouvrant d'un pansement la région vaccinée qu'on évitera ces inoculations secondaires.

Les infections surajoutées : lymphangite, ecthyma, pemphigus, impétigo, érysipèle et même pyohémie seront évitées

par une asepsie rigoureuse au moment de la vaccination, et par un pansement occlusif. Ces précautions mettront également à l'abri de la néphrite vaccinale. On n'emploiera qu'une pulpe vaccinale non fétide ; jamais on ne doit se servir de vaccin de conserve pendant les temps chauds.

Parmi les complications inllammatoires de la vaccine, il en est une qui inquiète beaucoup, c'est l'induration chancriforme, ressemblant souvent à s'y méprendre à un chancre syphilitique. Mais l'ulcération est bien plus profonde que dans un chancre. Elle atteint son maximum dès le huitième ou le douzième jour, tandis que le chancre apparaît après quinze jours au plus tôt. Ces ulcérations chancriformes mettent, malgré les pansements les plus soigneux, plusieurs semaines à guérir et laissent toujours une cicatrice assez difforme.

En dehors de ces complications, on doit rappeler que l'inflammation de la vaccine, surtout de la vaccine par vaccin animal, a toujours une certaine importance. Il est bon d'en prévenir les familles au moment même de la vaccination.

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