‹ Précis de clinique thérapeutique [electronic resource]Chapitre 65 sur 150 · DYSPEPSIES ARTIFICIELLES · texte numérisé non relu

DYSPEPSIES ARTIFICIELLES

comme des poisons et des poisons dangereux que comme des boissons usuelles.

L'intoxication médicamenteuse peut résulter non du caprice du malade mais d'une médication nécessaire. On sait avec quelle facilité les préparations de digitale et en particulier les macérations mal filtrées amènent des troubles gastriques. On connaît aussi à cet égard les inconvénients de la créosote ingérée par l'estomac. Le sulfate de quinine est lui aussi difficilement toléré. On se gardera donc de l'employer à doses trop fortes, trop prolongées et sans indications urgentes. Il est enfin bon de prévenir tout malade qui prend le goût des injections de morphine qu'il doit à peu près faire le sacrifice de son estomac.

Les intoxications professionnelles et en particulier le saturnisme et l'hydrargyrisme retentissent souvent sur l'estomac. Il faut parfois au médecin une véritable sagacité pour trouver l'influence de ces substances, chez des sujets qui n'ont été exposés qu'incidemment à l'action du plomb ou du mercure. Les intoxications accidentelles ou criminelles sont souvent

plus1 embarrassantes encore pour le diagnostic. Divers procès retentissants ont montré dans ces dernières années avec quelle facilité des empoisonnements survenant même par série de cas nombreux, pouvaient être méconnus. Dans les deux procès

les plus célèbres : cas d'empoisonnements par des vins frelatés

dans le Midi, cas d'empoisonnements dans une pharmacie du

Hâvre, le poison avait été l'arsenic.

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