‹ Précis de clinique thérapeutique [electronic resource]Chapitre 69 sur 150 · INDICATIONS SYMPTOMATIQUES · texte numérisé non relu

INDICATIONS SYMPTOMATIQUES

du cancer. Le mode d'administration sera donné à propos de cette maladie. Le condurango peut ne'anmoins être essayé dans les autres gastralgies.

Vomissements. — Par leur te'nacité, l'affaiblissement et l'amaigrissement rapide qu'ils entraînent, les vomissements peuvent constituer une complication des plus graves et des plus menaçantes. Comme points spéciaux du diagnostic dans toutes les dyspepsies accompagnées de vomissements rebelles on n'oubliera jamais l'albuminurie, la tuberculose, la grossesse, les coliques hépatiques et néphrétiques.

Tous les moyens externes indiqués contre la gastralgie peuvent être tentés contre le vomissement. Tripier a employé les injections sous-cutanées d'eau au creux épigastrique contre les vomissements des dyspepsies tuberculeuses, ce moyen est bon mais assez douloureux. On essaiera particulièrement l'électricité.

A l'intérieur on peut donner les gouttes de morphine, la solution cocaïnée. Lasègue recommandait beaucoup l'eau chloroformée associée à partie égale d'une eau aromatique.

Eau chloroformée à saturation ) « . rr.

„ \ aa 60 grammes

Eau ) s

Teinture de badiane 2 —

Par cuillerées à bouche.

M. Peter préconise avant chaque repas l'ingestion de une à deux gouttes de laudanum dans une cuillerée à café d'eau. Fonssagrives emploie volontiers l'eau de laurier-cerise.

Looch blanc 125 grammes

Eau laurier-cerise .............. 4 à 5. —

Il emploie aussi les préparations de belladone et de jusquiame qu'il préfère à celles d'opium.

Extrait de belladone ; AA n n,

Extrait de jusquiame I âa 0 gr. 01 cent.

Pour une pilule.

Ces pilules déterminent souvent au début un peu de diarrhée, diarrhée qui peut être chez les phtisiques une contreindication.

Enfin la potion de Rivière mérite son ancienne réputation. Il suffit de formuler potion de Rivière. Le malade prend coup sur coup une cuillerée de la bouteille n° 1 renfermant pour 65 grammes de liquide, 2 grammes de bicarbonate de pelasse; une cuillerée de la bouteille n" 2 renfermant pour la même quantité de liquide 2 grammes d'acide tartrique.

Le lavage de l'estomac est aussi un très bon moyen. De plus l'alimentation par la sonde peut être merveilleuse contre certains vomissements incoercibles.

Certains artifices de régime, aliments en purée, en bouillies très épaisses, plats très relevés peuvent être utiles. L'emploi de vin coupé avec des eaux minérales gazeuses, de lisaue de cbampagne, d'infusions chaudes aromatiques : thé, camomille, comme boissons aux repas rend quelquefois des services réels. Dans d'autres cas, au contraire, on réussira par la glace, les aliments froids, les boissons glacées. Certaines liqueurs : kirsch, anisette en particulier, prises à la fin du repas donnent parfois des résultats favorables.

Anorexie. — Le traitement de l'anorexie doit être avant tout cherché par le régime et l'hygiène. L'exercice, le grand air, une alimentation choisie, variée, bien préparée sont les seuls médicaments. L'emploi des amers (colombo, quassia), de la noix vomique (teinture de Raumé), de l'arsenic (liqueur de Fowler, granules de Dioscoride) réveille ordinairement l'appétit. En cas d'anorexie absolue on peut prescrire par exemple :

Teinture de Baume ; M 5 grammes

Liqueur de Fowler I

Trois à six gouttes avant chaque repas.

Une simple modification de régime : emploi des boissons chaudes, de la bière, du thé, des grogs, suffira parfois à combattre l'anorexie.

Indigestion. — L'indigestion ne s'observe pas seulement chez les dyspeptiques. On sait combien elle est fréquente chez les grands mangeurs, les enfants. Mais chez les dyspeptiques elle détermine souvent des troubles réilexes particulièrement

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graves : syncope, état comateux donnant l'idée d'une congestion cérébrale..

Au début même de l'indigestion, au moment des premiers troubles: gêne épigastrique, flatulence, nausées, on peut parfois enrayer le mal par des infusions aromatiques (thé, camomille, feuille d'oranger), des spiritueux à petites doses (cognac, anisette, chartreuse), des frictions stimulantes. Si ces moyens échouent, il faut de suite faire vomir le malade en titillant la luette, en faisant boire de l'eau tiède. Si le malade est demi-syncopal on aura soin de le maintenir couché sur le côLé pendant le vomissement, les matières vomies pouvant sans cette précaution pénétrer dans le larynx. Il est rarement nécessaire de donner la poudre d'ipéca ou l'émétique. A la fin de l'indigestion surviennent souvent de la diarrhée et des coliques assez vives. Les coliques seront combattues par des cataplasmes, au besoin par des lavements laudanisés ; la diarrhée sera respectée.

Troubles nerveux réflexes. — Ces troubles : vertiges, état demi-syncopal, crampes, tremblement, refroidissement des extrémités sont souvent très pénibles. Deux moyens sont p articulièrement indiqués chez les dyspeptiques, qui en sont atteints : lo l'hydrothérapie avec quelques précautions au début, 2° le régime végétarien pur en supprimant même les œufs (D uj ar di n- B eaum e tz) .

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