‹ Précis de médecine judiciaire [electronic resource]Chapitre 130 sur 208 · ANS. ANS · texte numérisé non relu

ANS. ANS

Les saisons ont leur influence ainsi que le prouvent les tableaux suivants.

En mars . . . Hommes 5,499 Femmes 1,351 f

avril.. . . » 6,362 » 1,573 ) 22>91.4 mai. ... » 6,481 » 1,648 \ nn , s0lt .

• / 28% au pnnt.

En juin. . . . Hommes 6,564 Femmes 1,683 juillet. . . » 6,573 » 1,685

août.. . . » 5,475 » 1,559 < nn ,S0lt - ,

— - — ! 29 % en été.

En septembre. Hommes 4,794 Femmes 1,270 (

octobre.. . » 4,569 » 1,258 \ 17>101 novembre. » 4,082 » 11,28 < S0lt

21 °/0 en autom.

DU SUICIDE

En décembre. Hommes 4,002 Femmes 1,079 janvier.. . « 4,521 » 1,188 février. . . » -4,314 » 1,121

L'examen de ces chiffres montre que l'hiver agit également sur les deux sexes : il y a 20 pour 100 de suicides soit d'hommes soit de femmes. L'influence du printemps se fait plus sentir sur les hommes que sur les femmes : il y a 29 pour 100 de suicides d'hommes et seulement 27 pour 100 de suicides de femmes. L'été semble agir à peu près également sur les deux sexes ; les hommes conservent les proportions de la saison précédente (29 pour 100), les femmes en présentent 28 pour 100 à la saison suivante, en automne, les suicides tombent à 21 pour 100 pour les hommes et à 22 pour 100 pour les femmes. Donc en éliminant les deux saisons extrêmes : l'hiver et l'été qui agissent à peu près de la même manière sur les deux sexes, on voit que si les suicides des hommes sont plus fréquents au printemps ceux des femmes sont en plus grand nombre en automne.

Au point de vue des modes de perpétration, le tableau suivant donne des renseignements intéressants :

Plus des deux tiers des suicidés ont recours à la pendaison et la submersion. Les armes à feu et l'asphyxie par le charbon viennent ensuite. Ces quatre moyens s'appliquent environ aux neuf dixièmes des suicides. Le dernier dixième est accompli avec des instruments tranchants, avec le poison ou par la chute d'un lieu élevé. Si cet ordre est celui des suicides masculins, il n'en est pas de même pour ceux de l'autre sexe. Après la pendaison et la submersion viennent l'asphyxie par le charbon, la chute volontaire d'un lieu élevé, le poison, les instruments tranchants, les armes à feu. Mais il y a quelques modes de perpétration pour lesquels les suicides féminins, dépassent ou égalent ceux du sexe masculin. C'est d'abord l'asphyxie par le charbon, puis le poison, la submersion, la chute d'un lieu élevé.

En comparant les deux périodes extrêmes (1861-1876) on constate une augmentation relative dans la pendaison, les armes à feu, le poison (hommes) et une diminution dans la submersion, l'asphyxie, la chute volontaire.

Les chiffres que nous venons de donner méritent de fixer l'attention des hommes d'État. Il y a quelque chose à faire contre cette marée montante du suicide. Si, comme on le dit, nous assistons à une épidémie, pour-

16,225 soit

20 % en hiver.

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