DE L'OUTRAGE PUBLIC A LA PUDEUR
Quand le médecin, dans les cas d'outrage public à la pudeur, est appelé à prêter son concours à la justice ce n'est que pour donner à celle-ci des renseignements qui sont étrangers au fait matériel en lui-même. Le médecin légiste a à apprécier les motifs qui peuvent expliquer un pareil acte. Ce sont ordinairement des hommes. Chaque année on arrête dans les jardins de Paris des vieillards qui ont été surpris se livrant à des exhibitions ou à des attouchements obscènes. Récemment, M.Lassègue a attiré l'attention sur ce genre de folie, et il a heureusement caractérisé ces individus en les appelant des exhibitionistes. L'expert a donc à apprécier l'état de leurs facultés intellectuelles.
D'autres fois ce sont des individus qui prolongent leur station dans un certain endroit de la voie publique et qui paraissent s'y livrer à des attouchements répétés sur leurs organes sexuels. L'examen médical démontre qu'ils sont atteints de dartres avec démangeaisons de ces parties ou qu'une maladie chronique des voies urinaires les oblige à une émission lente de l'urine ou à un cathétérisme. Ces différentes considérations sont appréciées par le médecin et lui seul peut les faire connaître au magistrat instructeur.