‹ Précis de médecine judiciaire [electronic resource]Chapitre 70 sur 208 · B. DES PLAIES, FRACTURES, LUXATIONS · texte numérisé non relu

B. DES PLAIES, FRACTURES, LUXATIONS

La nature et la forme de l'instrument déterminent les variétés de lésions.

Avecles instruments piquants, la plaie .peut être plus petite que l'instrument lui-même, souvent de même forme, la douleur est forte, les hémorrhagies rares, l'inflammation consécutive vive. M. Tourdes divise les instruments piquants en quatre classes : 1° les instruments ronds, tels qu'aiguilles, poinçons ; 2° les lames pointues et tranchantes (couteau, poignard) ; 3° les instruments piquants à arêtes de forme triangulaire ou quadrangulaire (canne à épée, fleuret, compas) ; 4° les instruments perforants irréguliers.

Les plaies par instruments tranchants ont des caractères très-nets : la douleur est modérée, les hémorrhagies sont abondantes, les vaisseaux étant béants ; les bords sont d'autant plus écartés que la section est plus exactement perpen diculaire à la direction des fibres. Type : le rasoir. Mais il y en a qui ont en même temps une action contondante : hache, sabre, faux.

Dans les plaies par instruments arrachants, il y a déchirure des tissus ; aussi ces plaies, à surfaces inégales, sont très-douloureuses, peu saignantes, enfin s'enflamment facilement. C'est ce qui arrive dans les traumatismes produits parles machines, les engrenages mécaniques, les coups d'ongles, les coups de cornes d'animaux, les blessures produites par des morsures, des crochets....

Pour toutes ces pîaies, on peut dire que la présence du sang coagulé est la caractéristique de la plaie faite pendant la vie. Sur le cadavre, il reste fluide et se répand par imbibition. La première coloration résiste au lavage : la macération dans l'eau fait disparaître celle qui s'est produite après la mort.

Il en est de même dans les fractures et luxations. Pour celles-ci, tenir compte des diathèses ou cachexies. i —

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