DE LA STRANGULATION
ques et péricrâniens sont rares ; comme lésions externes : aplatissement du nez et des lèvres, empreinte des doigts, coups d'ongles, débris de tampon ou de matières agglutinatives.
2° Dans la mort par compression des parois de la poitrine et du ventre : Il y a très-rarement des signes extérieurs. Cependant, parfois, infiltrations sanguines de la conjonctive et des paupières, ecchymoses ponctuées à la face, au cou, à la poitrine.
Les poumons sont marbrés et emphysémateux. Écume bronchique rosée. 11 y a beaucoup de taches ponctuées dans le tissu cellulaire péricrânien.
5° Dans la mort par enfouissement du corps vivant : Les ecchymoses en nappe sont disséminées en trèsgrand nombre sous la plèvre, à la surface des poumons et sur le crâne ; l'emphysème est très-prononcé ; il y a de l'écume sanguinolente dans les voies respiratoires congestionnées; le sang est fluide; la face est tuméfiée et violacée, présentant un piqueté rouge qui s'étend parfois jusque sur les épaules. Dans la bouche, l'œsophage, l'estomac, on rencontre les matières dans lesquelles le corps a été enfoui pendant la vie.
4° Dans la mort par séjour forcé dans un espace confiné et privé d'air : Les poumons sont très-congestionnés, d'un rouge-cerise avec des noyaux d'apoplexie à la surface ou dans la profondeur ; peu d'emphysème ; le sang a eu le temps de se coaguler en partie dans le cœur; il n'y a pas de lésions externes.