‹ Pragmatisme et modernismeChapitre 41 sur 68 · L'Amulette de Pascal, 1S · texte numérisé non relu

L'Amulette de Pascal, 1S

3. Les Ob-'essions tj la Psychasthénie. Paris, Féli.x .-Vlcan, 1903.

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nitc accompagnée d'nagoisse. C'est aussi l'opinion do Leibnilz, « qu'en voulant approfondir les choses de la religion, Pascal est devenu scrupuleux jusqu'à la folie ». Pascal dira de lui-même, dans son opuscule sur la Conicisinii du jnhlwiir : « Un scru})ule continuel combattait son ûme dans la jouissance des choses auxquelles il s'abandonnait auparavant avec une pleine effusion de cœur. » Mais par d'autres côtés, Pascal répond bien peu au signalement des obsédés de M. Pierre Janet, car sa méditation est continuellement cohérente et précise, et c'est après sa crise religieuse, au milieu" des veilles cruelles et des mortifications, qu'il a écrit les Provinciales, ce chef-d'œuvre d'ironie délicate, d'esprit, de démonstration pressante et d'éloquence enflammée, puis qu'il jette, comme au hasard, sur le papier, ses immortelles pensées. La critique ne saurait donc, sur ce sujet, se montrer, comme le demande M. Sully Prudhomme, trop circonspecte et trop respectueuse. Et sans nier que l'indisposition physique de Pascal ne soit entrée pour beaucoup dans ce qu'on appelle son moral, disons avec Sainte-Beuve que Pascal n'eut d'autre folie que celle de la croix, et remar- (juons a\ ec Bayle que le \ rai christianisme est si rare que celui qui le pratique paraît « un individu paradoxe de l'espèce humaine ».

Afin de mieux comprendre la maladie de Pascal, demandons à M. Pierre Janet à quel signe se reconnaît un homme mentalement sain. M. Pierre Janet nous répondra : l'homme mentalement sain \it dans la réalité, dans le présent et s'y sent à l'aise ou

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