I..1 sacristie de l'église Saint-Thomas
graphique présentent le même intérêt que présentait l'exposition; mais elles ont dû s'adapter aux proportions de l'édifice.
Le Musée a été inauguré en 1902. Il répond à un besoin réel. Au moment où la pénétration réciproque des diverses provinces autrichiennes par les chemins de fer et l'obligation du service militaire tendent de plus en plus à faire disparaître les antiques mœurs et les costumes pittoresques
des diverses régions, les savants et les patriotes bohémiens ont tenu à conserver, à fixer définitivement l'image du passé de leur pays.
Le Musée se divise en trois groupes. Le premier comprend tout ce qui concerne l'habitation humaine, les costumes et les broderies, les occupations et les travaux des hommes, les mœurs et les coutumes, la littérature populaire, la musique, les chants, la danse, la sociologie. Le second groupe comprend la géographie, l'anthropologie, la démographie, la linguistique. Le troisième présente les éléments de comparaison empruntés aux autres peuples Slaves. Dans mon livre sur Moscou', je
l'alais de la Diète.
disais à propos du Musée Roumiantsov : « Une heure passée dans cette galerie tient lieu d'un voyage dans tout l'empire ou constitue le meilleur moyen de s'y préparer. » Je puis dire la même chose du Musée de Prague et des pays tchéco-slaves.
Le Musée n"est pas seulement consacré à la Bohème proprement dite, mais à tout l'ensemble du peuple tchèque qui embrasse la Moravie, la Silésie et les Slovaques de Hongrie, soit un total de 8.500.000 Slaves. Bien des détails échappent nécessairement au curieux qui n'est au courant ni de la langue, ni de l'ethnographie de ces régions si mal connues et si peu visitées.
Ce qui ne saurait manquer d'attirer l'attention, ce sont les types d'habitations rurales, les meubles dont quelques-uns semblent avoir inspiré