‹ Pratique de l'art de construire; maçonnerie, terrasse et platrerieChapitre 43 sur 145 · O.ltD · texte numérisé non relu

O.ltD

Volume

de 100 000 met.

transportés

sur voies

provisoires

avec wagons

ordinaires

de terrassement.

Chm»

ktaiilem ll'kMrt

O.OMD

Yolnme

de 20000 mètr«s.

transportés

sor voies déflnitiTes

avee locomotives

à la vitesse de 25 kilom.

à riieure.

iu

sur coursd*ean(&)<

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llBèl. haèircs

IdMraL

(a) Voies de fer, wagons, remaniement des déblais, déchargement, etc.

(b) Non compris les frais de chargement et de déchargement, et ceux de transport du lieu d'eitraction au bateau et du bateau an lieu d'emploi.

RemarqneB sur le tableau précédent :

r*. Les wagons soDt supposés porter 2 mètres cabes; un tombereau attelé de deux chevaux est dn prix de 12 fr. par Jour, 11 porte 0-S686, parcourt 30000 mètres, et le temps perdu à la charge et à la décharge est de 15 minutes.

2*. n est évident qu'on ne peut établir de comparaison qu'entre les prix des sept premières colonnes du tableau.

3*. Dans le cas où le poids du mètre cube ne serait pas 1 000 kilogranmies, à l'exception des prix des colonnes 5 et 6, tous les autres varieraient proportioniiellement au poids; quant à ceux de ces colonnes, qui dépendent d'éléments trèsimportants qui ne Vflrtent p&s comme les poids à transporter, on s'éloignerait peu de la vérité en adoptant moitié de la variation proportionnelle au poids.

4''. Sur les rampes, aux distances mesurées horizontalement, on ajoutera 10 fois la distadcé verticale du centre de gravité du déblai à celui du remblai, lorsqu'il s'agira de transporter à la brouette, au camion, à dos de mule et au tombereau; 40 fois cette distance verticale pour le transport en wagons, et 1000 fois pour le transport en bateaux quand il n'y a pas d'écluses; dans le cai contraire, on compte de 10 à 15 minutes de temps perdu par écluse, suivant Ift hauteur de chute.

Pour les pentes, on retranche des distances horiiontales moitié des quantités qu'on ajoute pour les rampes. Dans la pratique, on tient rarement compte de tes réductions.

5*. Les éléments concernant les prix des colonnes 5, 6 et 7 sont :

Matériel des ateliers des voies en fer et des wagons moins-value, entretta, pose, dépose, repose, etc.;

Transport proprement dit, frais de traction, graissage des wagons, formation des convois, manœuvre des aiguilles et -nettoyage des voies ;

l)ébiai8, remaniement à la charge, ouverture de la cunette et déchargement.

6*. Si l'on voulait établir une comparaison entre les prix des tableaux précédents et ceux de la page 240, il ftiudrait d'abord retrancher de ces derniers la fouille et la charge, comprises pour o',60, prix payé k la tranchée de Clamart, ouverte dans une marne très-compacte, mêlée de terre et de cailloux d'une extraction difficile.

La grande différence que l'on aurait encore doit être attribuée aux perfectionnements apportés dans les travaux depuis 1838; à ce que les chiffres du tableau (B), sont des moyennes, au lieu qu'à Clamart la main-d'œuvre est d'un prix très-élevé; enfin, A ce que les déblais de Clamart étaient d'un poids énorme, et qu'ils foisonnaient de 50 pour 100; de plus encore, les travaux ont été poussés avec une rapidité exceptionnelle^

160. Tableau du prix approximatif du transport de 1 mètre cube de déblai par les différents moyens qui viennent d'être examinés. Les résultats de ce tableau ont été établis dans les hypothèses :

1» Que pour les transports, autres que ceux en wagons, les prix comprennent la fourniture ciu matériel, qui est du reste relativement très-faible, le temps de la voiture pendant le chargement, le roulage, le temps et les frais de déchargement, mais non les frais de chargement;

2° Que, pour le transport en wagons traînés par des chevaux, les prix comprennent le transport proprement dit, le graissage des wagons, l'entretien, le renouvellement des pièces usées et la dépréciation du matériel, mais non l'acquisition des wagons et l'établissement de la voie; %

3* Que les chemins sont horizontaux ; dès que la pente atteint 1/6 pour le transport à la banaste et À dos d'âne, et 1/12 pour le transport à la brouett«> a« camion ou au tombereau, l'étendue des relais doit être diminuée de 1/3;

4* Que le prix de la journée de dix heures de travail pst :

Pour le râaTMBtiTre 2',50

Pour une voiture à un cheval, conducteur compris 0,60

Idem à deux chevaux, idem 12,00

Pour un âne , un homme conduisant six à douze ânes compris. 2 ,50

MODES BË TRANSPORT.

PRIX DD TEANSPOÏT 1

d'an mètre cnbe de déblai à un relais de 1

iOO mètres.

pour cliagne 100 mètres ea

pins des 100 premiers.

A la brouette .

fr.

fr.

fr.

Au camion

Au tombereau

Au wagon

A la banaste ou au coufHn ....

A do8 d'àne

161. Ivfltience des rampes sur les distances de transport. Il est évident qu'une rampe ascendante du déblai au remblai augmente le travail, puisque, outre le travail dépensé pour le transport horizontal, il faut encore élever les matériaux. Des ingénieurs admettent que le travail est le môme pour monter une rampe de 20 mètres de base sur g^joO de hauteur (inclinée au 1/8), que pour parcourir une distance horizontale de 30 mètres. La pente 1/8 exigeant un travail au-dessus des forces de Thomme, il convient d'adoptçr, comme dans les travaux du génie militaire, une rampe au 1/12, et de considérer comme équivalent de la distance horizontale 30 mètres, une rampe de 20 mètres de base sur seulement 1",65 de hauteur. Ainsi, considérant que pour s'élever de la hauteur II, il faut parcourir une rampe de 12H de base, comme ^0 mètres de cette rampe équivalent à 30 mètres de transport horizontal, 1 mètre équivaut à 1",50, et les 12H, à 12H X 1,50 = 1811 ; ce qui revient a ajouter 611 à respace.riejllement parcouru horizontalement, sans que cet espace horizontal soit jamais inférieur a 12H, mais pouvant être égal ou supérieur à cette limite. Dans le cas où un chemin direct donnerait un espace moindre, on adopterait un cliemin composé de deux, ou d'un plus grand nombre si cela était nécessaire, directions se raccordant de manière que Touvrier pût facilement passer de Tune sur l'autre avec sa brouette.

Dans le transport a la brouette, Fouvrier fatigue peut-être un peu moins en descendant; mais comme il fatigue beaucoup plus en mon-

tant, a vide il est vrai, une pente descendante ne peut être trèsfavorable, et Ton règle les relais comme sur un chemin horizontal.

Pour le transport ordinaire en tombereau, il ne convient pas que rinclinaison des rampes dépasse 1/20.

162. Montage des terres. Lorsqu'on a à élever des terres verticalement, on peut placer des ouvriers à des étages différents espacés de 1*,65, et compter que chaque ouvrier, en dix heures de travail, peut jeter 4 5 mètres cubes de terre d'un étage à l'étage supérieur. On peut aussi disposer des rampes s'élevant de i'',65 pour 20 mètres de base, ce qui équivaut à un relais horizontal de 30 mètres ; ces deux manières d'opérer font voir que l'on doit adopter la hauteur verticale 1»,65 pour relais.

Dans un grand nombre de cas, on est obligé d'élever les terres tout à fait verticalement ; on fait alors usage de treuils ordinaires mus à bras d'homme, ou de treuils a tambours mis en mouvement par des chevaux ou par des machines k vapeur.

L'arbre du treuil ordinairement employé pour le montage des déblais à bras d'homme a de 0",15 à 0*,20 de diamètre, et 1 mètre à i",â0 de longueur; la manivelle a 0",40 de rayon, le diamètre de la corde est de 0*",03, et la caisse ou le panier destiné à recevoir les terres a élever, et que l'on nomme bourriquet, a 0"',033 de capacité.

Le panier mettant vingt secondes, ou 0*,00556 pour s'élever de

5 mètres, pour s'élever à la hauteur d'une banquette de 2 mètres,

0"* 00556 X 2 il mettra •— ^ — = = 0%00222; comme il descend de 5 mètres

en quinze secondes ou 0'',00417, la descente d'une hauteur de

banl^uette durera — ^ — =0'',00167. De ces nombres, comme

de plus il faiut 20" = 0*,005:56 pour décrocher un panier plein et en accrocher un vide, et 9,'V' = O^,00i')[):\ pour vider le panier, il résulte que pour élever le contenu 0"%033 du panier à une hauteur de B banquettes, il faudra un temps représenté par

Si^l'on a B=: 3, par exemple, on conclut

Le temps nécessaire pour élever un mètre cube est

j^ txi

et quand B = 3, on a

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