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a£\» K*HT 9»ippèomnipotenti Deo taie est sacrificium » qualeestzelusamraarura Grcg Hom. ,2. in E,cch. iV wî-i officium est Dcocarius. Chrys. Hem. -6.
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I l4 PARTIE III. TRAITÉ I. CHAP. X.
raison en est qu'il n'y a rien de si agréable à Dieu que la charité, parce que, comme dit saint Paul , la charité est la plus grande de toutes les vertus ,etle lien de la perfection, (i)* Or, ce zèledont nous parlons n'est autre chose qu'une charité ardente , qui fait qu'on ne se contente pas d'aimer Dieu de tout son cœur., et de leservir de tout son pouvoir; mais qu'on voudroit que tout le monde l'aimât de même, que tout le monde le servît , que son nom fût glorifié de tout le monde, et quele royaume de Dieu s'étendît partout. C'est un extrême amour de Dieu qui fait que l'on sent une joie inconcevable de tout ce qui tend a la gloire de Dieu , et que l'on est pénétré de douleur de tous les péchés qui se commettent. De même qu'un enfant bien né n'a rien plus a cœur que la gloire et la prospérité de son père , qu'il fait toute sa joie de voir son père dans l'élévation , et que toutes les offenses qu'on fait à son père , il les sent commei si elles lui étoient failes a lui-même ou encore davantage : de même, ceux qui ont un véritable zèle pour la gloire de Dieu , souhaitent avec tant d'ardeur de le voir loué et honoré de toute la terre , qu'ils mettent en cela toute leur joie , et que rien ne leur donne plus de douleur , que de voir le mépris que Ton fait de Dieu tous les jours ; ainsi il n'y a point de
(1) Major autetn horum est carîtas. i. Cor. i3. i5. Caritatem habete , quod est vinculum perfectionis. Cobss. 5. i\.
doute que le zèle dont nous parlons ne soit un acte très-parfait d'amour de Dieu.
C'est aussi un acte très-excellent d'amour du prochain , parce que de même que l'amour de Dieu consiste à se réjouir de tout ce qui tourne a la gloire de Dieu , et à s'affliger de tout ce qui l'offense; de même l'amour du prochain consiste a se réjouir du bien de son prochain , et à s'affliger de ses véritables maux , qui sont les péchés , et à les empêcher autant que l'on peut. C'est pourquoi les saints disent , que pour connoître si on aime son prochain, il suffit d'examiner si on s'afflige des fautes de son prochain , et si on se réjouit de ses bonnes œuvres et de son progrès dans la vertu. En effet , la véritable marque que vous aimez votre frère , est que vous ayez autant de joie de son bien que du vôtre, et autant de douleur de ses maux que des vôtres ; c'est la véritablement aimer son prochain comme soi-même ; et c'est ainsi qu'en usoit l'Apôtre , quand il disoit : Qui est celui tf entre vous qui devient foible ^ sans que je me rende foible avec lui ? Qui est celui qui souffre , sans que je souffre également ? Qui est celui , dit la glose en cet endroit , qui devient foible à l'égard de la foi ou de quelque autre vertu , sans que je devienne foible avec lui, c'est-à-dire, sans que je m'en afflige, comme si c'étoit moi-même 1 et à qui est-ce qu'il arrive quelque chose de fâcheux, sans
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que je me sente déchiré de tendresse et de compassion ( i) ? Saint Chrysostôme dit (2) , que le zèle du salut des âmes est d'un si grand prix , que quand on donneroit tout son bien aux pauvres , et qu'on passeroit toute sa vie dans l'exercice de toutes sortes d'austérités, ce ne seroit encore rien en comparaison du zèle des âmes. Autant que l'ame l'emporte par-dessns le corps, autant ceux qui remédient aux nécessités de l'ame, par la confession, par la prédication et par la pratique des autres oeuvres spirituelles de miséricorde, l'emportent par-dessus ceux qui soulagent les besoins du corps par leurs aumônes. Ne seriez-vous pas fort content de vous , dit ce père , si vous aviez employé de grandes sommes à soulager la misère d'une infinité de pauvres? Celui qui travaille au salut des âmes, fait encore plus ; et le zèle des âmes est même d'un plus grand mérite devant Dieu , que de faire des miracles. Car quels miracles et quels prodiges Moïse ne fit-il point quand les enfans d'Israël sortirent d'Egypte? cependant tout cela n'approche pointdu zèle ardent qu'il témoigna lorsqu'intercédant pour eux auprès de Dieu; il lui dit:0 u pardonnez-leur cette faute ', ou si vous ne voulez pas iejaire , ejjfacez-moi
(1) Quis infirmatur, et ego non infirmer? quis scandalizatur, et ego non uror ? Sic autan ftrc glossa : Quis infirmatur in fide , Tel in aliquâ virtute , et ego non infirmer , id tst , non doteo de eo sicut de meipso! Quis scandalizatur in aliquâ modestiâ, et ego non uror in igné compassionis ? 2. Cor, ii. 29.
(3) Chrysost. Hom. 99. clHsm. 2. sup. Gènes.
de votre livre oit vous m'avez écrit (i). Voilà, continue ce saint docteur, la pins grande des merveilles que Moïse ait jamais opérées.