‹ Pratique de la perfection chrétienne (volume 2)Chapitre 29 sur 58 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Que le vœu de pauvreté est le fondement de la perfection èvangéliaue.

Bienheureux les pauvres d'esprit, car le royaume du ciel est à eux (i). Ce fut par ces paroles que le Sauveur du monde commença ce sermon admirable de la montagne. Quelques docteurs et quelques saints les entendent del'humilité ; mais plusieurs autres,' et avec beaucoup de raison, les entendent de la pauvreté volontaire, et de celle principalement dont les religieux font profession. Nous suivrons ici ce dernier sentiment, qui est celui de saint Basile et de plusieurs autres saints. Et sans doute ce n'est pas une médiocre louange de la pauvreté d'esprit, que Jésus-Christ ait commencé par-là le sermon de la montagne, et qu'il l'ait mise pour la première des huit béatitudes. Mais ce qui en fait encore mieux l'éloge, c'est que lui-même nous l'a enseignée toute sa vie par son exemple, et que c'est la première leçon que ce divin maître nous a donnée en venant au monde.

fi) Beati paupercs spiritu, quoniàm ipsorum est regnum cœlorum. Matth. 5. 3.

L'ëtable et la crèche où il naît , les langes qui l'enveloppent, le foin sur lequel il repose , l'haleine des animaux qui sert à le garantir du froid, tout cela nous prêche la pauvreté dès le commencement de sa vie. Que si c'a été la première leçon qu'il nous a donnée, c'a été aussi la dernière , et la croix a été la chaire d'où il nous l'a prêché en mourant , comme la crèche avoit été celle d où il nous l'avoit prêchée en naissant. Il mourut nu et si pauvre , qu'il fallut que Joseph d'Àrimathie achetât un linceul pour l'ensevelir. Quelle plus étrange pauvreté peut-on imaginer , et la fin ne répond-elle pas bien an commencement ? Toute sa vie a été semblable : il n'avoit pas un denier quand il fallut payer le tribut qu'on lui demandoit ; il n'avoit pas non plus de maison où il pût célébrer la Pâque avec ses disciples , et il n'avoit pas même de demeure où il pût se reposer. Les renards , dit-il , ont des tanières ; les oiseaux du ciel ont des nids : mais le fils de V homme ri a pas où pouvoir reposer sa tête (i). Le Sauveur du monde vouloit établir la pauvreté volontaire pour fondement de la perfection évangélique : Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avezy et donnez- le aux pauvres (2); ainsi ilétoit nécessaire qu'il la laissât bien autorisée par son

(1) Vulpcs foveas habent, et volucres cœli nidos : filius auteui lioininis non habet ubi caput reclinet. Malih. 8. 20»

(3) Si vis perfectus esse , vade , vende quae habcs , et da pauperibus. Alatth. 19 21.

exemple. Aussi voyons-nous qu'elle étoit en si grande recommandation dès le commencement delà primitive Eglise, que tous les bien des fidèles étoient alors en commun , en sorte que ceux qui avoient des maisons et des héritages , les vendoient , et en apportoient le prix aux pieds des apôtres(i) 3 qui en faisoient ensuite la distribution , selon les besoins de chacun. Ils les apportoient aux pieds des apôtres , dit saint Jérôme,, pour montrer que les richesses doivent être foulé'es aux pieds (2) ; et le même saint , avec saint Cyprien et saint Basile, dit que les fidèles faisoient alors vœu de pauvreté, et il le prouve par le châtiment d'Ananias et de Saphira, qui furent punis de mort subite , pour avoir retenu une partie du prix qu'ils avoient reçu de leurs biens, et qui n'auroient pas, dit-il, mérité une si grande punition, si en le retenant ils n'eussent pas contrevenu à ce qu'ils avoient promis à Dieu.

C'est conformément a la sainteté de cette doctrine , et a l'ancienneté de cette pratique , que tous les saints et tous les fondateurs d'ordre, ont mis le vœu de pauvreté pour fondement de la vie religieuse: et c'est a leur exemple que notre saint instituteur dit qu'il faut considérer la pauvreté comme le mur de défense de la religion , et qu'il faut la conserver dans sa pureté , autant qu'on le

(1) 4rf. 4. 35. 34.

(a) Ut ostenderet divitias esse calcanda».

TŒU DE PAUVRETÉ. 2 $Q

pourra avec le secours de Dieu (i). Au lieu que dans le monde, les richesses sont le fondement des ëlats et des grandes maisons ; dans la religion, la pauvreté est le fondement de l'état religieux et de la perfection chrétienne ; et cela , parce que l'édifice que nous voulons élever étant bien différent de celui des gens du monde, il est raisonnable aussi que les fondemens en soient différens. Le Sauveur de nos âmes nous marque bien cette vérité dans l'évangile , quand il dit : Quel est celui d'entre vous qui, voulant bâtir une tour j ne suppute pas auparavant s'il aies fonds nécessaires pour l'achever , de peur que, quand il en aura jeté les fondemens , et qu'Une pourra pas ï achever ; ceux qui le verront ne commencent à se moquer de lui, en disant : P^oilà un homme qui a commencé à bâtir , et qui n'a pu achever. Ou quel est le roi qui ayant a soutenir la guerre contre un autre roi, ne songe pas premièrement s'il peut s'opposer avec dix mille hommes à celui qui vient avec vingt mille contre lui ? autrement il lui envoie des ambassadeurs , lorsqu'il est encore loin , et lui fait des propositions de paix. Ainsi , quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu il possède , ne peut pas être mon disciple (2). Il veut nous

(1) Paupertas , ut murus religionis firmus diligenda , et in sua puritate conservanda est quantum divinâ gratiâ aspirante fieri poterit. 6. p. const.c. 2. §. 1. ci Reg. c. summ.

(1) Quis enim ex vobis volcns lurrini sedificare, non priùs «edens computat surnplns , qui necessarii sunt ; si babcat ad perficiendum ; ne , posteaquàm posuerit fundamentum ,

donner à entendre par ces deux comparaisons, que ce que le nombre dessoldats et la quantité d'argent sont à l'égard d'une guerre qu'on a a soutenir , et d'un bâtiment qu'on a à faire, la pauvretéetle dénuement de toutes choses le sont a l'égard de la guerre que nous avons a soutenir contre les ennemis de notre salut , et à l'égard de l'édifice spirituel que nous voulons élever. C'est pourquoi saint Augustin expliquant ce passage de l'Evangile , dit que celle tour dont parle le Fils de Dieu signifie la perfection delà vie chrétienne, et quelesfondsnécessairespourlabâtir marquent le renoncement entier a toutes choses , qui fait qu'on est plus en état de servir Dieu, et qu'on a moins sujet d'appréhender le démon, parce que par-là il a moins de prise sur nous et moins d'endroits par où pouvoir nous attaquer.

Saiot Jérôme et saint Grégoire sont de ce même sentiment. Nous sommes venus dans le monde, disent-ils , pour combattre contre le démon qui est dénué de toutes choses , et qui ne possède rien ; c'est pourquoi il faut que nous nous dépouillions aussi de toutes choses pour combattre contre lui. Car celui

et non potufrit perficere, omnes qui vident, incipiant illudere ei , dicentes : t;uia hic homo coepit aedifir are , et non potait consomma re I Aut qnis rex iturus committere bellum adversùs alium regem, non sedens cogitât priùs, si posait cura decem millibus ocetirrere ei , qui cum viginti millibus venit ad se ? Alioquin adhiic illo longe agentP, legalionem mittens, rogat ea qure pacis saut. Sic ergô ouinis ex vobis , qui non renuntiat omnibus quae possidet , non potest meus esse dis* cipulus. Luc. 14. 28. et teq.

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qui étant habillé lutte contre un autre qui est nu, est facilement jeté par terre; parce qu'on peut le prendre par beaucoup crendroits. Voulez - vous combattre courageusement contre le diable? jetez vos habits de peur qu'il ne vous terrasse ; car tous les biens de la terre sont-ils autre chose que des habits qui nuisent, et qui font que celui qui en a davantage est plutôt vaincu , parce qu'il donne plus de prise sur lui (i)? Saint Chrysoslôme (2) recherchant la cause pour laquelle les chrétiens de la primitive Eglise étoient si remplis de zèle et de ferveur , et que ceux de son temps étoient au contraire si tièdes et si relâchés , dit que cela vient de ce que les premiers chrétiens sedépouilloient de leurs biens,pour combattre nus contre le démon; au lieu que les autres combattent chargés d'habits, c'està-dire 3 chargés de biens, de richesses et de mille autres choses qui ne servent qu'à les embarrasser dans la lutte. Or, nous sommes délivrés de tous ces obstacles, pour être plus en état de combattre contre le démon, et de suivre Jésus-Christ; et c'est ainsi , dit le même saint, qu'un athlète se met tout nu, pour mieux lutter ; que celui qui veut passer

(i) Nàm qui oneratus vestibus cura nudo luctatiar , citiùs ad terram ducitur, quia habet unde tcneatur. Vis Crraiter cum diabolo dimicare ? ve*timenta projice , ne succumbas. Quid enim sunt trrrena omnia , nisi quaedam corporis indumenta? Qui plus possidet, rilius vincilur. Hier, apud Euseb, de morte. Hier, et Greu» Uom'd. 32.

(2) Chrys. sup. il'ud. Jet. 2. Et appositse sunt in die illâ animse circiter tiia millia.

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unerivière a la nagese dépouille de ses habits, etqu'un voyageur marchebien plus lestement, quand il n'est chargé* de rien (i).

Outre cela, comme la cupidité est la racine de toute sorte de maux (2), la pauvreté est aussi la racine et le fondement de toute sorte de biens; et c'est pour cela que le vœu de pauvreté est le premier de tous ceux que l'on fait dans la religion. Saint Ambroise expliquant ce passage de l'Apôtre, dit que de même que les richesses sont l'instrument de toute sorte de vices , parce qu'elles donnent de la facilité pour l'accomplissement de tous les mauvais désirs qu'on peut avoir ; de même le renoncement aux richesses est la source et la conservation de toute sorte de vertus (3). Premièrement, quant a ce qui est de l'humilité, saint Grégoire dit expressément que la pauvreté €R est la gardienne (4). Pour ce qui est de la chasteté, il n'est pas difficile de faire voir que la pauvreté dans la nouriture et dans les habits , est un grand moyen pour la conserver. Il est encore facile de montrer qu'elle est d'un grand secours pour l'abstinence et pour la tempérance ; enfin il seroit aisé de prouver la même chose a l'égard de toutes

{\) Nudus alhleta fortins dimicat. Natator exuitur ut fluvium transeat. Via t or rejectis sarcinulis benè cursitat. Chrys. iUd.

(2) fiadix omnium ma'onim est cupiditas. i. Tim.6. 10.

(5) Utrerum facilitâtes instrumenta §unt omnium vitiorum, sic harum abnegalio generatrix est nutrixque omnium virtu- »«ti). Ambr, in tocum Jpost. sttp. cit.

(4) Paupertas bonis mentibus solet esse cnstodia bumilitatis. Gre«. lib. Mor. 3x. en.

les autres vertus, si on vouloit les parcourir toutes. C'est par cette raison que les Saints, parlant de la pauvreté, l'appellent tantôt la gardienne et la maîtresse , et tantôt la mère des vertus. Saint Ignace , dans ses constitutions, nous recommande de l'aimer comme une bonne mère (i), parce que c'est elle qui fait naître et qui conserve dans nos âmes toutes les autres vertus , et qui entretient la discipline religieuse. Aussi voyons-nous que les ordres qui n'ont pas gardé cette sainte pauvreté dont ils étoient lesenfans, n'ont plus eu de figure de religion , dès qu'ils n'ont plus ressemblé a leur mère. Aimons-la donc pour conserver parmi nous l'esprit de la religion, et aimons-la avec un amour tel qu'on doit l'avoir pour une mère i cJest-à-dire , avec un amour extrême, avec un amour plein d'estime, de tendresse et de respect. Saint François avoit coutume d'appeler la pauvreté sa maîtresse; et delà vient que dans la règle de sainte Claire, il est dit expressément : Nous nous obligeons pour toujours a la sainte pauvreté, notre maîtresse.

(i) Diliguot omnes p^upertatem, ut malrem. 5./?. Const* c 1. §. a5. ttReg. a4« summ.

^sv^sv^s^^sv'wv\^s\^^^^s\'v\^s^ v\v\v\v\ww swwsvwsvwvsvjvn CHAPITRE II.

De la grandeur de la récompense que Dieu donne aux pauvres d 'esprit.

Ce jeune homme de l'Evangile (i) qui aspi roi t à la perfection , et ne se contentoit pas d'observer les corn mandemens, se retira fort affligé quand Jésus-Christ lui eut dit que s'il vouloit être parfait, il vendît tout ce qu'il avoit, et qu'il le donnât aux pauvres. Il avoit tant d'attachement à ses richesses,, qui étoient considérables , qu'il n'eut pas le courage de les quitter ; ainsi il manqua de fonds pour élever la tour de la perfection évangélique. Or, afin qu'il ne nous en arrive pas autant^ et que nous puissions avoir la force de nous détacher absolument de toutes les choses de la terre, Jésus-Christ nous propose la grandeur de la récompense qui est jointe à ce détachement absolu. Bienheureux , dit-il, les pauvres d'esprit, parce que le royaume du ciel est à eux (2). Voyez si vous ne ferez pas bien de donner toutes les choses de la terre pour le royaume du ciel , et si vous pouvez faire un marché plus avantageux , que de changer tout ce que vous possédez contre un trésor de si grand prix. Saint Bernard (3) remarquetrès-bien sur ces paroles

(1) Matih. 19. si.

(a) Beati paùperes spiritu, quoniàm ipsorum est regnum cœlorom. Matth. 5. 3.

(3) Bern. Serm. 4. tteAdv,

de l'Evangile, que Jésus-Christ ne parle pas ici d'un temps a venir, comme dans les autres béatitudes. Il ne dit point comme dans les autres, que le royaume du ciel sera à eux, mais il dit qu'il y est déjà ; en effet , quoique vous ne le possédiez pas encore, il ne laisse pas d'être à vous, puisque vous l'avez acheté par le renoncement à toutes les choses du inonde. De même que si vous aviez donné cent pistoles a un homme pour quelque perle qu'il auroit chez lui, cette perle, quoiqu'on ne vous la livrât pas aussitôt , seroit dès l'heure même à vous, parce que vous l'auriez achetée de votre argent: de même le royaume du ciel est déjà au pauvre d'esprit, puisqu'il a donné tout ce qu'il possédoit pour l'avoir. Le royaume du ciel, dit Jésus-Christ, est semblable à un marchand qui cherche de belles perles, et qui en ayant trouvé une , s'en va, et vend tout ce quil avoit, et V acheté (i). Or, de même que cette perle est à ce marchand, parce qu'il l'a achetée de son argent ; de même le royaume du ciel est à vous, parce que vous l'avez acheté de tout votre bien.

Mais la récompense que le Fils de Dieu propose aux pauvres d'esprit ne se borne pas encore la; il leur promet quelque chose de plus. Mais quoi ! dira-t-on , y a-t-il quelque

(1) Simile est regrram cœlorum homini negotiatori, qu»renti bonas margaritas : inventa autem unâ pretiosâ margaritâ, abiit, et vendidit omnia qa» habuit, et émit eam. Matth. i3. 45. et 46.

chose de plus que le royaume du ciel? Oui T sans doute, puisqu'il y a des degrés de gloire et de dignité dans le ciel , comme il y a des degrés d'honneur etde commandementparmi les hommes ; et que le Sauveur promet aux pauvres d'esprit de les placer au ciel dans un degré plus érninentque tous les autres. Lorsque ce jeune homme qui ne voulut pas quitter son bien pour servir Jésus-Christ , se fut retiré, le Sauveur du monde prit de la occasion de faire voir combien il est difficile que les riches entrent dans le royaume du ciel. Et saint Pierre lui ayant dit alors : Voilà que nous avons tout quitté , et que nous vous avons suivi : qu aurons-nous donc pour ré" compense? En vérité , je vous dis , lui répondit-il///^ dans le tempsde larégénérationy quand le fils de V homme sera assis sur le siège de sa majesté, vous qui m'avez suivi, vous serez de même assis sur douze sièges pour juger les douze tribus d' Israël (i). C'est le commun sentiment des Saints , que ces paroles du Fils de Dieu doivent s'entendre de tous ceux qui, étant imitateurs des apôtres dans l'état de la pauvreté volontaire, et qui y étant engagés par vœu, comme le sont les religieux, viendront à mourir en grâce dans cet état. Saint Augustin , saint Grégoire et le vénérable

(1) Ecce nos reliquimus omnia , et secuti snmuste : quid ergô erit nobis ? Respondit Jésus : Amen dico vobis , quod vos qui secuti estis me, in regencratione, cùm sederit filiusbominis in sede majestalis suac, sedcbitis et vos super sedcs duodecim , judicantes duodeciui tribus Israël. Matth, 19. 27. s&.

TŒU DE PAUVRETÉ. 2^>J

Bède (i) tiennent qu'au jour du jugement ils seront tous assis devant le tribunal de Dieu , moins pour êlre jugés que pour juger avec Jésus-Christ , et leur appliquant ces paroles d'Isaïe : Le Seigneur viendra au jugement avec les vieillards et les princes de son peuple (2) : et ces autres de Salomon , qui s'entendent de l'Epoux de l'Eglise : Son mari sera illustre dans les assemblées , lorsqu'il sera assis avec les sénateurs de la terre (2) : ils disent que ce sont eux qui sont signifiés par les princes , les vieillards et les sénateurs dont parle le St. Esprit. Quelquesuns veulent étendre le même avantagea tous les Saints que l'Eglise a reconnus ; mais S. Thomas , dont l'opinion est la plus suivie, le restreint a ceux qui auront fait profession de l'état de pauvreté, soit qu'ils aient été canonisés ou non, et il allègue plusieurs raisons de convenance, pour montrer que ce privilège doit plutôt leur appartenir, qu'à tous les autres bienheureux. S. Grégoire envisageant la grandeur de cette prérogative, s'écrie avec le Prophète: Que vos amis} ô mon Dieu, sont comblés d'honneur , et que leur puissance est affermie (4)! Soyez à jamais

fi) Jug. Ep. 89. ad HU. Et Beda, Hom. in Nat. S. Bencd. Lib 19. mor. c. ult.

(a) Dominus ad judicium vcniet cum scnibus populi sui , et principibus eju«. h. 5. 14.

(3) Nobilis in portis vir ejus , quand6 sederit cum senatoribus terrae. Prov. 3i. 10.

(4) Greg. ubisup. Nimis boncriGcati sunt amicitui, Deus : uïmis conforta tus est principatus eorum. Ps. i'58. 17.

béni, ô mon Dieu, vous qui honorez tellement vos amis , et ceux particulièrement qui se sont rendus pauvres pour l'amour de vous , que vous ne vous contentez pas de leur donner part dans votre royaume , mais que vous les élevez encore a la gloire de juger toute la terre avec vous.

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