‹ Pratique des accouchemens; ou, Mémoires, et observations choisies, sur les points les plus importans de l'artChapitre 24 sur 52 · III. Le 3o octobre 1807, la nommée Al. Touv · texte numérisé non relu

III. Le 3o octobre 1807, la nommée Al. Touv

(i) Cet accouchement fut terminé par les soins de mademoiselle Hucherard, unis à ceux de l'éditeur.

fut également accoiicliée par la vtîrsion du fœtus pour la présentation du côté droit de la tête précédé de la main droite et du pied gauche. Le front était tourné en arrière et a droite ; le travail avait duré treize heures. L'enfant était une fille du poids de cinq livres ; elle donna quelques signes d'une vie que nos efforts ne purent conserver.

On voit, par la première et la dernière de ces trois observations , que si la procidence d'un membre favorise celle du cordon, elle n'en est pourtant pas inséparable.

La première et la deuxième nous prouvent que les effets de la compression des vaisseaux ombilicaux sontplus voisins de la pléthore que del'anœmiejCar la disposition du cordon autour des épaules , dans îe premier cas, l'avait nécessairement exposé à des pressions et a des tiraillemens considérables; et, dans le deuxième, sa présence au détroit supérieur avec les autres parties l'avait aussi mis dans îe cas de souffrir beaucoup de leur voisinage.

La première observation nous fournira encore deux réflexions : 1°. l'une est relative a la disposition du bras droit et a son extraction. Il est évident que ce bras , étant encore sur îe côté du tronc , avait été retenu par l'utérus dans le moment où nos efforts tendaient a diriger le sternum à gauclie et en arrière^ il avait dû alors croiser le dos , et ce croisement ne pouvait qu'augmenter pendant la progression du tronc. La té le s'était sans doute

présentée dans la première position ; clic pouvait aussi avoir offert la cinquième (B.), puisque la jambe droite était en avant. Dans ce dernier cas , la rotation destinée a tourner le sternum en arrière devait être bien plus considérable, et ses effets pour le croisement du bras plus marqués. 2". La deuxième remarque est relative à la rupture de l'orifice inférieur du vagin. Si l'on se reporte a ce que nous avons dit des ruptures médianes du périnée, on verra ici le commencement d'une de ces ruptures. En effet , nous avons vu que c'est par de semblables éraillemcns que commencent les ruptures dont nous parlons , et l'on conçoit qu'ici , si la tôte s'était présentée la première, et qu'elle eût continué k presser de dedans en dehors, ou, si l'on veut, de haut en bas, sur le point éraillé, l'éraillement n'aurait pas manqué de se propager jusqu'à la peau sans que la fourchette en souffrit.

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