‹ Pratique des accouchemens; ou, Mémoires, et observations choisies, sur les points les plus importans de l'artChapitre 25 sur 52 · W XV · texte numérisé non relu

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Deux exemples de procidence du cordon sous les fesses ou les pieds ; accouchement manuel.

l.Em, Cous..., âgée de trente -un ans, lymphatique, mais bien constituée, et enceinte pour la sixième fois j arriva à l'hospice le 9 mars 1808, a six heures du soir. Les douleurs étaient fortes et duraient depuis une heure environ ; la dilatation était entière j les membranes bombaient de ma-

S'jS PRATIQUE DES ACCOUCHEMENS.

nière à empêcher de reconnaître quelle partie l'enfant présentait.

A sept heures moins un quart, rupture spontanée des membranes : on reconnaît a l'instant même que l'enfant présente les fesses dans la première position (B.), c'est-a-dire , les lombes a gauche et un peu en devant , et que sous elles a glissé une anse du cordon ombilical dont les pulsations sont très-faibles. Cette remarque nous détermina à aller sur-le-champ à la recherche des pieds. L'élève chargée de l'opération poussa la main gauclie jusqu'au fond de l'utérus et même jusqu'à la tête sans rencontrer les pieds : croyant alors notre premier diagnostic erroné , je lui fis introduire la main droite ; mais elle reconnut qu'elle était sur le dos du fœtus. En conséquence la main gauche fut réintroduite , et cette fois elle parvint a saisif le pied droit sur le thorax de l'enfant , où , sans doute , il avait d'abord été masqué par les membres supérieurs. Le membre abdominal droit répondait en arrière , et l'on ne pouvait s'en servir que d'une manière peu favorable; mais je crus devoir épargner a la femme la douleur d'une nouvelle recherche , qui peut-être eût été difficile. On lira donc sur ce membre, et comme c'est l'ordinaire en pareil cas , le tronc touraa de manière à rapprocher des pubis la hanche droite, et a convertir en deuxième la première position : c'est dans cette direction que fut terminée l'opération. Des organes mous et dilatables permirent de l'exécuter avec facilité.

NEUVIÈME MÉMOIRE. ^^-q

L'enfant , du sexe masculin et du poids de six livres trois quai'ts , naquit asphyxié j mais des secom^s soutenus pendant un temps assez long lui rendirent une santé pai^faite. La ni,ère s'est trèsbien trouvée pendant le reste de sa couche.

II. La nommée Catb. Cherd.... se présenta à l'hospice le lo brumaire an lo, soufEi^ant depuis plusieurs heures. Elle était a terme et avait déjà eu plusieurs enfans : nous sentîmes à travers les membranes deux membres flotta^ns qui nous parurent être les pieds du foetus; entre eux puisait fortement une anse de cordon ombilical. Cette disposition nous parut devoir exiger la terminaison de l'accouchement , qui fut opérée avec facilité. La dilatation était complète et les pieds se présentèrent dans la première position. L'enfant était du sexe féminin; il naquit en pleine santé.

N° XVI

Veux exemples de 'version pour présence de l'épaule et du cordon ombilical.

I. Une femme robuste, âg.ée de r.trenle ans, enceinte pour la sixième fois, et à terme, arriva a l'hospice le 26 septembre 1810, à dix heures du matin : le travail était commencé. A une heure après midi, rupture spontanée des membranes. Je reconnus que l'épaule droite se présentait dans la troisième position (B); c'est-à-dire, que la tête du tœlus était dans la fosse iliaque gauche y- etc.

38o PRATIQUE DES ACCOUCHEMENS.

Le cordon ombilical fomiait une anse qui descendait un peu dans le vagin, et offrait de vives pulsations.

Ces deux circonstances requéraient l'application des secours de l'art. Une élève ancienne , mademoiselle Rogé, du département de l'Orne, fut chargée de pratiquer la version. Je commençai par dégager le bras ; la main droite fut ainsi reconnue; le pouce était en avant, etc., ce qui confirma notre diagnostic. On appliqua un lacs sur cette main , et alors l'élève introduisit la main droite dans l'utérus et alla saisir le pied gauche, qui fut aussi maintenu par un lacs. Le droit fut ensuite amené , et le pelotonnement , ainsi que l'extraction totale du fœtus, furent opérés suivant les règles. La tête , fort dure et fort volumineuse , offrit quelques diificultés. L'eniant était dans un état d'asphyxie complète que les secours ordinaires diminuèrent peu à peu : cependant il fut encore faible et pâle le reste du jour. Il pesait huit livres.

Yoici le premier enfant dont l'asphyxie • ait été bien positivement accompagnée de pâleur. Le cordon n'avait pas été comprime, du moins avant l'opération, On conçoit que , dans des cas semblables a celui-ci , la procidence n'entre que pour peu de chose dans les indications , puisque la présence de l'épaule sufiit pour nécessiter la version : aussi n'en multiplierons-nous pas beau-

coup les exemples : un seul suffira avec celui qui précède.

IL Le i4 mai 1809 , arriva à l'hospice la nommée S. B. Gar....; elle était en travail depuis dix heures et perdait du sang en assez grande abondance. Le toucher nous apprit que la dilatation était complète , et qu'une anse de cordon ou un membre très mobile flottait dans les membranes. On les rompit, et l'on reconnut en effet la présence du cordon, mais flasque et sans pulsations ; on sentit de plus l'épaule droite dans la troisième position. Sur-le-champ la version fut pratiquée de la main droite , et l'on amena sans peine un garçon putréfié et du poids de cinq livres.

r MÉMOIRE.

Obstacles dépendant des parties molles.

Après avoir parlé des accidcns les plus remarquables qui peuvent survenir pendant le travail de la parturition, il nous reste encore à parcourir une classe très-importante et très-étendue de dispositions morbides , celles qui offrent aux efforts de la nature une résistance qu'elle ne peut vaincre que difficilement sans les secours de l'art , ou même une résistance tout-a-fait insurmontable , et qui nous force a créer à l'enfant une issue artificielle.

Peut-être ne devrait-il entrer dans cette classe que les obstacles proprement dits , c'est-à-dire , les obtvirations matérielles des passages que doit traverser le fœtus ,• mais l'absence des moyens ordinaires de l'expulsion peut être considérée aussi comme une sorte d'obstacle à la terminaison spontanée de l'accouchement , et la brièveté que je me propose de donner a l'article qui s'y rapporte me détermine a le réunir dans un seul Mémoire avec les autres genres d'obstacles , dût-il en résulter une légère disparate. Cet iu-

convénient notis semble moindre que celui de morceler notre ouvrage, en le divisant en un grand nombre de petits Mémoires isolés.

D'après cela, voici la division que nous adopterons dans ce Mémoire et dans celui qui doit Èuivre :

y,j I Du côté tt) l de la mère :

Dynamiques. / Paresse ou paralysie des muscles

^ \ *^ I f Siégeant dans les parties molles;

rj f x. Mécaniques. . < Siégeant dans les parties dureg

^ V [ ( bassin ).

t/5 I , , f Dj'namiqucs ? Mort du foetus.

CQ I Du côté 1 . ' . ,

O f de Tenfant : \ f Grosseur et difformité ;

I Mécaniques. . < Multiplicité ;

( Position défavorable.

Le présent Mémoire comprendra la première subdivision et la première partie de la deuxième du plan que je viens d'exposer j un autre sera destiné aux vices du bassin.

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