‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré Cœur (volume 2)Chapitre 15 sur 102 · CONCLUSION. LE SACRÉ CŒUR ET LES · texte numérisé non relu

CONCLUSION. LE SACRÉ CŒUR ET LES

à ses côtés pour déplorer Tingratitude des hommes, leur propre ingratitude passée. La vue des souffrances de leur bon Maître, la communication quotidienne de son corps immolé les excitent à compatir, à expier, à réparer.

Conformes à Lui dans la souffrance expiatoire, ils désirent étendre leur ressemblance à tout le reste de leur vie. Ils pratiquent excellemment le conseil de TApôtre, d^avoir les mêmes sentiments que Jésus- Christ. « Rendez mon cœur semblable au vôtre » : c’est leur continuel désir.

Et Jésus les exauce. Et disposant dans son cœur des ascensions graduelles pour ses amis. Il les fait monter jusqu’au faîte de son amour pour son Père, de son ineffable union avec Lui.

Les amis choisis de son cœur sont conviés ainsi, en des degrés divers, aux vertus les plus sublimes, à la charité la plus pure, aux contemplations les^ plus élevées, que nous admirons dans un saint François de Sales, un bienheureux Eudes, une sainte Marguerite -Marie.

Telle est, pour nous, la dévotion au Sacré Cœur. On le voit, rien n’en est exclu : aucune considération qui ait trait à ce Cœur; aucune des invocations des litanies; aucun sentiment qui puisse Lui plaire ; aucune pratique capable de L’honorer. Mais avant de louer et d’imiter, il faut connaître et aimer ; l’amour visible de l’homme nous doit révéler l’invisible amour de Dieu. A la base de tous les progrès nous mettons le souvenir vivant de la Passion et de l’Eucharistie, comme à la base de la sainteté se trouvent les mystères qui ont opéré notre salut. La dévotion au Sacré Cœur convertit, puis sanctifie. Elle convertit par son objet propre, en faisant entendre et résonner "partout l’inoubliable parole : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes » .

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