‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré Cœur (volume 2)Chapitre 23 sur 102 · I. PARAPHRASE DE LA MESSE « MESEREBITUR · texte numérisé non relu

I. PARAPHRASE DE LA MESSE « MESEREBITUR

l’ÉPÎTRE TIRÉE d’iSAÏE, C. 2.

Dans le livre du grand prophète, ce chant lyrique i suit les magnifiques prédictions de libération et de victoire définitive que le règne Messianique vaudra au peuple élu. Et il exprime admirablement les transports de Tâme ravie de la paix et de la félicité infinies qui ont succédé à tant de misères, à tant d’anxiétés, à tant d’humiliations, à tant de maux. C’est d’abord la surprise émerveillée de qui se reconnaît indigne d’une telle consolation. Puis, c’est la confiance imperturbable dans le ferme appui trouvé en Dieu. De l’âme reconnaissante s’échappe alors la louange du bienfaiteur. Et un ardent désir s’allume en elle de s’approprier les grâces offertes; bien plus, de publier partout le nom et les bontés de ce Dieu Sauveur. Et cette ambition apostolique s’achève dans l’exultation du pur amour qui jouit de la grandeur du Saint d’Israël.

Cette gradation magnifique de sentiments est présentée sous la forme d’une exhortation mutuelle que s’adressent les heureux habitants de Sion : tantôt au singulier 2, car ils sont un seul peuple; tantôt au pluriel, car ils sont la foule des élus.

Aucun passage ne pouvait mieux convenir à la Messe par laquelle le peuple chrétien exalte l’amour de son Roi Jésus, tout en confessant ses fautes et ses oublis.

Puisque, dans ces six versets, le véritable Israël s’excite lui-même à la confiance, à la gratitude, à l’apostolat, au pur amour, nous pouvons, dans notre paraphrase, nous exprimer à la première personne. Nous nous servirons surtout de la traduction du R. P. Condamin.

(1) Il n’est pas sûr que les six vers du cantique soient d’Isaïe luimême. Cf. Condamin, Isaïe, i, p. 88.

(2) L’épître omet les premiers mots du chapitre : « Et tu diras en ce jour-là » .

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